Boubacar Boris Diop

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Boubacar Boris Diop
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Boubacar Boris Diop (2011)
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (75 ans)
DakarVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Autres informations
Distinctions
Liste détaillée
Grand prix du Président de la République pour les Arts et les Lettres (d) ()
Prix Tropiques ()
Prix Harold et Ethel L. Stellfox (d) ()
Neustadt International Prize for Literature ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Boubacar Boris Diop, né à Dakar le , est un écrivain et intellectuel sénégalais. En 2000, il reçoit le Grand prix littéraire d'Afrique noire pour l'ensemble de son œuvre[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Romancier, essayiste, dramaturge et scénariste, Boubacar Boris Diop fut également le directeur du Matin de Dakar. Il a mené une riche carrière journalistique de la fin des années 1970 au début des années 1990. En 1998, il participe, avec dix autres écrivains africains, au projet d’écriture sur le génocide des Tutsi au Rwanda : « Rwanda : écrire par devoir de mémoire ». De cette expérience résulte son roman, Murambi, le livre des ossements, paru en 2000, puis dans une version augmentée en 2011.

En Janvier 2020, Boubacar Boris Diop et Une cinquantaine d'intellectuels publient une déclaration demandant l'ouverture d'un débat «populaire et inclusif» sur la réforme du Franc CFA en cours et rappelant que «la question de la monnaie est fondamentalement politique et que la réponse ne peut être principalement technique»[2].

Depuis quelques années, il s'est lancé dans la revalorisation des langues nationales africaines en publiant des romans en wolof (Doomi Golo et Bàmmeelu Kocc Barma) et en créant une maison d'édition qui publie des textes écrits dans les parlers africains. C'est dans la même veine qu'il crée le journal en ligne defuwaxu.com qui est le premier site d'informations générales consacré à la langue wolof.

Ses textes sont lus et commentés dans les universités du monde entier par des chercheurs émérites comme Josias Sémujanga de l'Université de Montréal ou Serigne Seye de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar qui en est l'un de ses plus grands spécialistes.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Le Temps de Tamango, Paris, L’Harmattan, coll. « Encres noires », 1981 ; réédition, Paris, Le Serpent à Plumes, coll. « Motifs » no 158, 2002 (ISBN 2-84261-368-6) - Prix du bureau sénégalais du droit d’auteur
  • Les Tambours de la mémoire, Paris, L’Harmattan, coll. « Encres noires », 1990 (ISBN 2-7384-0912-1) - Grand prix de la République du Sénégal pour les Lettres
  • Les Traces de la meute, Paris, L’Harmattan, coll. « Encres noires » no 120, 1993 (ISBN 2-7384-2278-0)
  • Le Cavalier et son ombre, Paris, Stock, 1997 ; réédition, Paris, Éditions Philippe Rey, 2010 (ISBN 978-2-84876-160-2) - Prix Tropiques
  • Murambi, le livre des ossements, Paris, Stock, 2000 ; réédition enrichie d'une postface de l'auteur, Paris, Éditions Zulma, 2011 ; réédition Éditions Zulma, coll. « Z/a » no 10, 2014 (ISBN 978-2-84304-678-0)
  • Doomi Golo, Dakar, Papyrus, 2003 (en wolof)
  • L’Impossible Innocence, Paris, Éditions Philippe Rey, 2004 (ISBN 978-2-84876-013-1)
  • Kaveena, Éditions Philippe Rey, coll. « Littérature française », 2006 (ISBN 978-2-84876-051-3)
  • Les Petits de la guenon, Éditions Philippe Rey, 2009 (traduction libre de Doomi Golo assurée par Boubacar Boris Diop lui-même) (ISBN 978-2-84876-145-9)

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Essais politiques[modifier | modifier le code]

Essai biographique[modifier | modifier le code]

Autre publication[modifier | modifier le code]

  • Lentement, (avec Nando Dalla Chiesa ; photographies de Sophie Bachelier), Paris, Éditions VMCF, coll. « D'ici là » no 2, 2010 (ISBN 978-2-9530567-2-3)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Grand prix littéraire de l'Afrique noire. Liste des lauréats, [lire en ligne], consulté le 14 avril 2016
  2. « Déclaration d'intellectuels africains sur les réformes du franc CFA », sur Mediapart, (consulté le ).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fabrice Hervieu-Wane, « Boubacar Boris Diop. L'intellectuel engagé », dans Dakar l'insoumise, Éditions Autrement, Paris, 2008, p. 192-199.
  • Lilyan Kesteloot, « Boubakar Boris Diop », in Anthologie négro-africaine. Histoire et textes de 1918 à nos jours, EDICEF, Vanves, 2001 (nouvelle éd.), p. 506-509.
  • Jean Sob, L'Impératif romanesque de Boubacar Boris Diop, Éditions A3, Paris, 2007.
  • Collectif, « Boubacar Boris Diop », revue Interculturel Francophonies, directeur Andrea Calì, no 18, nov.-, Lecce (Italie), Alliance française de Lecce, textes réunis et présentés par Liana Nissim.
  • Collectif, « L’œuvre de Boubacar Boris Diop », Études françaises, numéro préparé par Josias Semujanga, vol. 55, n° 3, 2019, 200 p. (http://revue-etudesfrancaises.umontreal.ca/volume-55-numero-3/).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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