Georges-André Vachon

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Georges-André Vachon, né le 8 janvier 1926 à Strasbourg et mort à Montréal en 1994, était un professeur, écrivain et critique québécois.

Il étudie à l’Université de Montréal (licence en philosophie, 1949), à Louvain (licence en théologie, 1958) et à l’Université de Paris, où il obtient en 1963 un doctorat pour une thèse sur Paul Claudel [1].

Il est d’abord professeur au Collège de Sudbury (1950-1952), au Collège Jean-de-Brébeuf (Montréal, 1952-1954) et au Collège Sainte-Marie (Montréal, 1963-1964). En 1965, il devient professeur au Département d'études françaises de l'Université de Montréal[2]. De 1966 à 1978, il y dirige Études françaises, revue canadienne de critique et de théorie littéraires publiée aux Presses de l'Université de Montréal[3].

À sa mort, en 1994, Lise Gauvin lui rend hommage : « Toujours à l'affût des questions posées par les différentes avancées du savoir, G.-André Vachon possédait un sens critique aigu doublé d'une vaste érudition. L'un et l'autre étaient aimantés par une interrogation sans cesse reprise, au risque du ressassement, à partir de quelques notions fondamentales et toujours irrésolues : la question de l'origine, celle de l'identité, celle de la langue… Ce sont ces questions/méditations qui traversent l'ensemble de son œuvre et en assurent l'unité »[4].

Publications[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Le Temps et l'espace dans l'œuvre de Paul Claudel : expérience chrétienne et imagination poétique, Paris, Seuil, coll. « Pierres vives », 1965, 401 p.
  • Une tradition à inventer, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, coll. « Conférences J.-A. de Sève », no 10, 1968, 27 p.
  • Rabelais tel quel, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, coll. « Lectures », 1977, 144 p. (ISBN 0840503458)
  • Esthétique pour Patricia. Suivi d'un écrit de Patricia B., Montréal, Presses de l'Université de Montréal, coll. « Lectures », 1980, 144 p. (ISBN 2760604918)
  • Toute la terre à dévorer, Paris, Seuil, 1987, 187 p. (ISBN 2020095998)
  • Nominingue, Montréal, Éditions du silence, 1995, 25 p. (ISBN 2-920180-38-X)
  • Une tradition à inventer, Montréal, Boréal, coll. « Papiers collés », 1997, 236 p. (ISBN 2-89052-803-0)

Ouvrage collectif[modifier | modifier le code]

Articles et chapitres de livres (sélection)[modifier | modifier le code]

  • « Conclusions et perspectives », dans Fernand Dumont et Jean-Charles Falardeau (sous la dir. de), Littérature et société canadiennes-françaises, Québec, Presses de l’Université Laval, 1964.
  • « Le domaine littéraire québécois en perspective cavalière », dans Pierre de Grandpré (sous la dir. de), Histoire de la littérature française du Québec. Tome I, Montréal, Beauchemin, 1967, p. 27-33.
  • « Une tradition à inventer », dans Littérature canadienne-française, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. « Conférences J.-A. de Sève », 1969, p. 267-289.
  • « L'acquisition d'une culture », Orphée, no 2, 1970.
  • « Le colonisé parle », Études françaises, vol. 10, no 1, 1974, p. 61-78.[1]
  • « Québec, fin de siècle », dans Autrement, le Québec. Conférences 1988-1989, Montréal, Université de Montréal, Département d’études françaises, coll. « Paragraphes », no 2, 1989, p. 51-65. (ISSN 0843-5235)
  • « Qui serons-nous ? », Liberté, no 212, avril 1994, p. 113-126. (ISSN 0024-2020)
  • « Le français des Québécois », Liberté, no 213, juin 1994, p. 178-186. (ISSN 0024-2020)
  • « Tradition, lecture, culture », dans Joseph Melançon, Nicole Fortin et Georges Desmeules (sous la dir. de), La lecture et ses traditions, Québec, Nuit blanche éditeur, coll. « Les Cahiers du Centre de recherche en littérature québécoise de l'Université Laval », série « Colloques », 1994, p. 233-243. (ISBN 2-921053-24-1)
  • « Prix de la revue Études françaises », Études françaises, vol. 50, no 1-2, 2014, p. 185-189. (ISBN 978-2-7606-3440-4) (ISSN 0014-2085)

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Réginald Hamel, John Hare et Paul Wyczynski, Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord, Montréal, Fides, 1989, p. 1320.
  2. Lise Gauvin, « Présentation. Trentième anniversaire. Hommage à Georges-André Vachon », Études françaises, vol. 31, no 2,‎ , p. 4 (ISSN 1492-1405, lire en ligne)
  3. « Histoire de la revue », sur Études françaises, (consulté le 6 septembre 2017)
  4. Lise Gauvin, « Présentation. Trentième anniversaire. Hommage à Georges-André Vachon », Études françaises, vol. 31, no 2,‎ , p. 3 (ISSN 1492-1405, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Dumont, François, « La théorisation de l’essai au Québec », dans Joseph Melançon (sous la dir. de), Le discours de l’université sur la littérature québécoise, Québec, Nuit blanche éditeur, série « Recherche », 1996, p. 331-356. (ISBN 2-921053-52-7)
  • Davaille, Florence, « Les dessous de la littérature : quand Georges-André Vachon pousse Ahmadou Kourouma à récrire Les soleils des indépendances », Études françaises, vol. 50, no 1-2, 2014, p. 24-47. (ISBN 978-2-7606-3440-4) (ISSN 0014-2085)
  • Gauvin, Lise, « Présentation. Trentième anniversaire. Hommage à Georges-André Vachon », Études françaises, vol. 31, no 2, automne 1995, p. 3-10.[2]

Liens externes[modifier | modifier le code]