Économie du Bénin

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Bénin
Indicateurs économiques
Monnaie Franc CFA
Année fiscale Année calendaire
Organisations internationales OMC, UA, CEDEAO
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 7,521 milliards $ (2012)
Produit intérieur brut en PPA 15,51 milliards $ (2012)
Croissance du PIB 3,5 % (2012)
PIB par habitant en PPA 752 $ (2012)
PIB par secteur agriculture : 35,9 % (2012)
industrie : 6,4 % (2012)
services : 57,7 % (2012)
Inflation (IPC) 6,5 % (2012)
Pop. sous le seuil de pauvreté 37,4 % (2007)
Population active 5,38 million (2007)
Commerce extérieur
Exportations 1, 578 million $ (2012)
Importations 2, 136 milliards $ (2012)
Finances publiques
Recettes publiques 1,403 milliards $ (2012)
Dépenses publiques 1,683 milliards $ (2012)
Sources :
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/bn.html

Le Bénin (10,1 millions d’habitants en 2012), appartient au groupe des pays les moins avancés, avec un PIB/hab. de 752 USD courants environ en 2012 (1583 $ en parité de pouvoir d’achat, soit près de 45% de plus que son voisin Togolais).

Pays membre de la Zone franc, le Bénin représente un peu moins de 10% du PIB de l’UEMOA.

En termes d’indice de développement humain (IDH), il se classe au 166eme rang sur 187 du rapport PNUD 2012. Le taux de pauvreté mesuré comme la part de la population vivant avec moins de 1.25$ par jour soit 37,5 $ par mois est de 47.3% en 2012. Le Bénin est classé 151ème sur 185 du rapport « Doing business » 2014[1].

L'économie du Bénin demeure celle d'une économie sous-développée.

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

La structure de l’économie béninoise est largement déterminée par sa position stratégique sur la côte ouest-africaine, à la porte du géant Nigérian : les opportunités de commerce formel ou informel avec le Nigéria et les opportunités de desserte des pays enclavés de l’hinterland n’ont guère incité à la diversification de l’économie béninoise, et fait du Bénin un « État-entrepôt», selon l’expression du géographe John Igue.

En septembre 2013, l’inflation a été ramenée à 3.2% en variation moyenne (contre 6,2% en 2012), soit légèrement au-dessus du critère de convergence UEMOA de 3%.

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Champ de coton dans le nord du Bénin

Le secteur primaire représentait 32.2% du PIB en 2011. Alors que le pays dispose d’un potentiel agricole considérable, 20% seulement des terres arables sont exploitées. Les rendements agricoles présentent des marges considérables d’augmentation.

L'agriculture représente 37,1 % du PIB[2].

Le coton en particulier représentait 38,7 % des recettes d'exportations en 2013 (en hausse de 41,8% par rapport à 2012) malgré une forte régression due aux difficultés de gestion de la filière et à la baisse mondiale des cours. La culture de la noix de cajou s'est elle fortement développée entre 2010 et 2015 faisant du Bénin le 5e producteur mondial avec entre 120 000 et 180 000 tonnes de noix par an. La noix de cajou est aujourd'hui le deuxième produit agricole exporté après le coton, soit 7 % du PIB[3]. L'arachide fait également partie des principaux produits exportés.

Les trois plus grosses productions agricoles du Bénin en 2011 (cultivées pour la subsistance locale) étaient le manioc (3 645 000 tonnes), l'igname (2 734 000 tonnes) et le maïs (1 165 000 tonnes). Le Bénin produit aussi du cacao, des haricots, du riz, des ananas et d'autres tubercules divers.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Le secteur secondaire représentait 13.4% du PIB en 2011. Les principales industries sont la production de ciment et l’agro-alimentaire. Le BTP a également un poids élevé. Les industries manufacturières occupent une place très réduite.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Économie informelle dans une rue de Cotonou

Le secteur tertiaire, directement et indirectement lié à l’activité portuaire, est particulièrement important. Il représente officiellement 54.4% du PIB 2011, mais plus en tenant compte du secteur informel. Il existe en effet une économie parallèle de grande ampleur, centrée sur les réexportations, notamment à destination du Nigeria.

Le secteur des services s'est développé rapidement, stimulé par la libéralisation économique et la réforme fiscale. L'adhésion à la zone de franc CFA offre une certaine stabilité aussi bien que l'accès à l'appui économique français.

Autres activités[modifier | modifier le code]

Le Bénin a commencé à produire une quantité modeste de pétrole en mer en octobre 1982. La production a cessé ces dernières années mais l'exploration de nouveaux emplacements est continue.

Il y a également une production des textiles. Autrefois des activités commerciales étaient propriété de l'État elles sont maintenant privatisées. Un brasseur français a acquis l'ancienne brasserie gérée par l'État. Un appel d'offres est également en cours pour Bénin Télécom. De plus petites entreprises privées sont possédées par des citoyens du Bénin, mais quelques sociétés sont d'origine étrangère, principalement française et libanaise. Les secteurs commerciaux et agricoles privés demeurent les principaux contributeurs à la croissance.

Développement économique[modifier | modifier le code]

Le Bénin, très affecté par la crise économique mondiale, a vu son taux de croissance divisé par deux: de 5,0 % en 2008 à 2,7 % en 2009 et 2,6% en 2010[4]. Après ce ralentissement de la croissance sous l’effet en 2010 d’inondations et de l’écroulement d’une pyramide de Ponzi, le Bénin a connu une reprise modérée à 3,5% en 2011 et 5,7% en 2014[5].

En 2012, le revenu mensuel moyen par habitant au Bénin s’élevait à 63 $, soit 750 $ par habitant et par an[6].

Depuis la transition vers un gouvernement démocratique en 1990, le Bénin a subi un rétablissement économique. Une grande injection d'investissement externe des sources privées et publiques a allégé les difficultés économiques du début des années 90 provoqués par une récession globale et un cours de matières premières constamment bas (bien que ce dernier continue à affecter l'économie). Le secteur de fabrication est confiné à une certaine industrie légère, qui est principalement impliquée en traitant les produits de base et la production des biens de consommation.

Le récent rapport de la Banque mondiale « Doing business 2016 », classe pour la deuxième fois le Bénin parmi les 10 pays les plus réformateurs du monde. Le Bénin a notamment enregistré en 2015 trois réformes sur les indicateurs création d'entreprise, octroi de permis de construire et commerce transfrontalier[7].

Grands projets[modifier | modifier le code]

Un projet hydroélectrique commun prévu avec le Togo voisin est prévu pour réduire la dépendance du Bénin à l'égard de l'énergie importée du Ghana.

Commerce extérieur[modifier | modifier le code]

84% des exportations Béninoises sont issues de l'agriculture[8].

Les échanges commerciaux du Bénin ont fortement progressé en 2013, pour s’établir à 3,3 Mds€, soit une hausse de 48,7%. Les exportations ont atteint 478 M€ (+30,5%), contre 2,8 Mds€ (+52,4%) pour les importations. En conséquence la balance commerciale du Bénin, déficitaire depuis plus d’une dizaine d’année, s’est creusée davantage en 2013 pour atteindre un nouveau solde record de -2,3 Mds€. La hausse des importations s’explique pour l’essentiel par l’évolution des importations de céréales (riz) réexportées vers le Nigéria, et par l’explosion des importations de matériel de navigation maritime, induites par les recherches pétrolières. La hausse des exportations résulte en premier lieu de celles du coton et de cajou. On observe une hausse des échanges avec les États-Unis, l’Asie, et la CEDEAO, et un ralentissement des échanges avec l’Union Européenne[9].

Le Bénin vend ses produits principalement en Asie (Chine, Inde, Malaisie, Indonésie, Vietnam) et, en plus petite quantité, en France et aux Pays-Bas. Les États-Unis (29% en 2013 grâce au matériel pétrolier), la France et l'Inde (9% et 8,9%) sont les principales sources du Bénin pour ses importations. Le Bénin est également un membre de la communauté économique africaine occidentale CEAO.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Webographie[modifier | modifier le code]