Économie de Madagascar

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Madagascar
Indicateurs économiques
Image illustrative de l'article Économie de Madagascar
Rizières en terrasses à Madagascar.

Monnaie Ariary malgache
Année fiscale Année calendaire
Organisations internationales OMC, UA
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 10,67 milliards $ (est. 2014)
Produit intérieur brut en PPA 34,05 milliards $ (est. 2014)
Rang pour le PIB en PPA 121
Croissance du PIB 3,3 % (est. 2014)
PIB par habitant en PPA 1 400 $ (2014)
PIB par secteur agriculture : 26,5 %
industrie : 16,6 %
services : 56,9 %
(est. 2014)
Inflation (IPC) 6,1 % (est. 2014)
Pop. sous le seuil de pauvreté 43 % (2010)
Indice de développement humain (IDH) 0,510 (2014) en diminution
Population active 12,15 millions (est. 2014)
Taux de chômage 3,6 % (est. 2013)
Commerce extérieur
Exportations 2,187 milliards $ (est. 2014)
Biens exportés café, vanille, fruits de mer, sucre, tissus en coton, vêtements, chromite, produits pétroliers
Importations 2,927 milliards $ (est. 2014)
Finances publiques
Recettes publiques 553 millions $ (1998)
Dépenses publiques 735 millions $ (1998)
Sources :
(en) « The CIA worldfactbook, Madagascar », sur cia.gov
(en) Human Development Report 2015, PNUD (lire en ligne)

L'économie de Madagascar repose essentiellement sur l'agriculture. Elle se remet en marche depuis la crise de 2001 et de la crise de 2009. Madagascar est classé en 154e position sur 188 pays, selon l'indicateur annuel du développement humain (IDH) du PNUD (chiffre 2014)[1]. Les catastrophes naturelles (cyclones et inondation) et les crises politiques cycliques liés à la corruption et à la mauvaise gouvernance sont les causes de la pauvreté et du retard en matière de développement.

Historique[modifier | modifier le code]

Structure économique[modifier | modifier le code]

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Un zébu.
Article détaillé : Agriculture à Madagascar.

L'agriculture fait vivre quatre habitants sur cinq. Madagascar possède un important cheptel de zébus, qui fournit la principale viande consommée dans le pays et qui alimente un trafic clandestin. Madagascar possède une importante biodiversité. La grande île possède une quantité importante d'or et de saphir ainsi que des minerais tels que le cobalt ou le pétrole, exploités illicitement. Fautes de statistiques pertinentes les données sur le patrimoine naturel de la grande île sont floues.

L'agriculture, essentiellement la riziculture, est la principale source de revenu des habitants de la Grande île. Environ 80 % des habitants de l'île sont paysans[réf. nécessaire]. Mais l'agriculture de Madagascar reste encore au stade d'agriculture d'auto-subsistance, en dépit des efforts des gouvernements successifs en matière d'amélioration des techniques de production[réf. nécessaire], d'où le déséquilibre structurel de l'offre par rapport aux besoins réels de la population. Madagascar importe du riz asiatique pour combler le manque.

En 2011, les produits issus de l'agriculture, en particulier la girofle, la vanille, le cacao, le sucre, le poivre et le café, comptent parmi les douze plus grosses exportations de Madagascar[2]. Madagascar produit la deuxième plus grosse récolte de vanille du monde et la vanille malgache représente le quart du marché mondial[3].

Riz[modifier | modifier le code]

Le riz est la céréale omniprésente qui marque les paysages de son empreinte. Il constitue, en effet, l'aliment de base. Celui cultivé à Madagascar est plus onéreux que le riz asiatique importé.

Sucre[modifier | modifier le code]

La société SUCOMA transforme la canne à sucre en sucre et en alcool destinés au marché local. Malgré cela, la production de sucre est encore insuffisante face à la demande locale. L'alcool produit par la SUCOMA est commercialisé par l'entreprise Dzama Vidzar et fait partie des meilleurs alcools au monde en termes de qualité.[réf. nécessaire]

Coton[modifier | modifier le code]

Geocoton a pris le contrôle majoritaire de la société malgache Hasyma[4] (Hasy Malagasy) fin 2004, dans le cadre de sa privatisation.

En 2003, Hasyma a produit 11 327 tonnes de coton graine et prévoit pour 2005 une production de 23 650 tonnes[5],[6].

Huile essentielle[modifier | modifier le code]

HITA à Tamatave

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Services[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme à Madagascar.

Secteur financier[modifier | modifier le code]

Ressources naturelles[modifier | modifier le code]

Exploitation minière[modifier | modifier le code]

Madagascar dispose de réserves d'or, du nickel, de cobalt et d'ilmenite importante, ainsi qu'un gisement de saphir dans le sud de l'île.La socété Ambatovy exploite et exporte le nickel et le cobalt malgache.Alors que c'est la compagnie Rio Tinto QMM qui exploite et exporte l'ilmenite.Quant à l'or et le saphir, faute de statistiques fiables, on ne peut pas quantifier le stock d'or et stock de saphir dans la grande île. Depuis la colonisation, une quantité importante d'or et de saphir est sortie illégalement en dehors du territoire de Madagascar[réf. nécessaire].

Exploitation forestière[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Transport terrestre[modifier | modifier le code]

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Investissements étrangers[modifier | modifier le code]

Depuis l'indépendance, la France a toujours été le premier investisseur à Madagascar. Jusqu'en 2007 où le Canada l'a détrônée, les investissements étant favorisés par la langue française en commun. En effet, cette année-là, les investissements directs étrangers venant du secteur privé canadien se sont accrus de 800 % tandis que les investissements Français ont baissé de 10 %. En troisième place se trouve l'île Maurice, autre membre de l'OIF. Cette tendance est due à une ouverture progressive de Madagascar à tous les investisseurs depuis l'arrivée au pouvoir de Marc Ravalomanana en 2002. La France n'ayant plus l'exclusivité des opportunités économiques dans l'île.

En outre, cette tendance devrait continuer car la Corée du Sud et la Chine sont de plus en plus présentes à Madagascar notamment dans la recherche pétrolière, l'agriculture et les travaux publics.

D'ailleurs, sur ce point, depuis 2005 la Chine (Chine Populaire et Hong Kong) est devenue le premier partenaire économique du pays, si l'on se réfère aux importations et exportations, place détenue par la France depuis l'indépendance.

En décembre 2008, la multinationale coréenne Daewoo a fait l'acquisition (en leasing, pour 99 ans) d'1,3 million d'hectares (environ 1/30 de la surface agricole de la France) pour y faire cultiver, par une main-d'œuvre sud-africaine, céréales et huile de palme à destination de Séoul[7]. La multinationale Daewoo n'a pas fait l'acquisition, comme le précise le site du gouvernement malgache : http://www.maep.gov.mg/, par contre, ce genre de rumeur sert à alimenter et justifier la crise qui s'y passe actuellement.

Le président de la FAO a parlé de "néocolonialisme", terme repris par le géographe Christian Bouquet (université de Bordeaux III)[8].

Après de la dernière crise de 2009 à Madagascar, la France a pris le dessus en matière d'investissement.

La Chine est le premier partenaire commercial de Madagascar[réf. nécessaire]

Madagascar devra trouver un modèle économique adapté et privilégier les exportations pour espérer devenir un miracle économique plus tard.Ce pays possède les ressources nécessaires utiles pour son développement.

Influence étrangère[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rapport sur le développement humain 2015 (résumé en français), PNUD, (lire en ligne), p. 37
  2. (en) United Nations, « Commodities by Country », sur FAOSTAT, Food and Agriculture Organization of the United Nations (consulté le 26 février 2015)
  3. (en) United Nations, « Vanilla: Post-harvest Operations », sur Food and Agriculture Organization of the United Nations,‎ (consulté le 6 mars 2015), p. 14
  4. Bilan financier 2006 de Hasyma
  5. Marché 2007 du coton à Madagascar
  6. Analyse de la crise du coton à Mahajanga
  7. http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2008/12/23/les-nouvelles-pratiques-du-neo-colonialisme-en-afrique-subsa.html
  8. http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/12/18/neocolonialisme-agraire-par-christian-bouquet_1132680_3232.html

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]