Économie du Burkina Faso

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Burkina Faso
Indicateurs économiques
Monnaie Franc CFA
Année fiscale Année calendaire
Organisations internationales ONU, OMC, UA, CEDEAO, UEMOA, CEN-SAD, CILSS, LGA
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 17,82 milliards $ (2008)
Croissance du PIB 4,5 % (2008)
PIB par habitant en PPA 1 200 $ (2008)
PIB par secteur agriculture : 29,1 % (2008)
industrie : 19,9 % (2008)
services : 51 % (2008)
Inflation (IPC) 7,3 % (2008)
Pop. sous le seuil de pauvreté 46,4 % (2004)
Population active 5 million (2003)
Taux de chômage 77 % (2004)
Commerce extérieur
Exportations 809 million $ (2008)
Importations 1,665 milliards $ (2008)
Finances publiques
Recettes publiques 1,799 milliards $ (2008)
Dépenses publiques 2,337 milliards $ (2008)
Sources :
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/uv.html

Le Burkina Faso est l'un des pays les plus pauvres du monde. Cette situation s'explique par la croissance démographique et l'aridité des sols. En effet, l'agriculture représente 32 % du produit intérieur brut et occupe 80 % de la population active. Il s'agit principalement d'élevage mais également, surtout dans le sud et le sud-ouest, de culture de sorgho, de mil, de maïs, d’arachides, de riz et de coton. Le Burkina Faso est le premier exportateur africain de coton, mais aussi de haricots verts.

Description[modifier | modifier le code]

Son économie résiste tant bien que mal à la chute des cours mondiaux du coton, principale ressource d'exportation. Alors que le prix des intrants (semences, engrais) augmente, le prix du coton chute d'année en année[1]:

Années Prix au kg du coton graine
2004-2005 210 Fcfa
2005-2006 175 Fcfa
2006-2007 145 Fcfa

Son économie a été fortement fragilisée par la crise en Côte d'Ivoire, Abidjan étant jusqu'alors le principal port de transit de ses marchandises destinées à l'exportation. Malgré ces "turbulences", le pays a su maintenir une économie stable, et sa croissance annuelle ne cesse d'augmenter. Ainsi, de 1,6 % en 2001, la croissance de son PIB est passée à 6,4 % en 2006[2]. Afin de ne plus subir les chutes des cours mondiaux du coton, le Burkina tente de diversifier son économie. Le pays développe sa culture de céréales, et est en train d'investir dans le secteur minier, notamment dans l'or, et le zinc.

Le sous-emploi entraîne un fort taux d'émigration : par exemple, trois millions cent milles de Burkinabès vivent en Côte d'Ivoire. Selon la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest, ces migrants rapatrient chaque année des dizaines de milliards de francs CFA au Burkina Faso. Depuis les expulsions du Ghana en 1967, cette situation provoque également des tensions avec les pays d'accueil. La dernière crise remonte aux événements de 2003 en Côte d'Ivoire qui ont entraîné le retour de 300 000 migrants.

La moitié de la population du pays vit en dessous du seuil de pauvreté.

L'aide internationale participe également pour une grande part à l'activité économique du pays.

Exploitations minières[modifier | modifier le code]

Il convient par ailleurs de citer quelques productions minières : cuivre, fer, manganèse et surtout or (4e pays producteur aurifère d'Afrique).

Les exploitations minières ont démarré dans le pays en 1933 pour la cassitérite, en 1934 pour l'or, en 1935 pour le rutile[3].

Les revenus miniers ont historiquement constitué une part très faible dans les revenus du pays, les profits revenant principalement à des trafiquants. Un premier code minier a été adopté en 2001 visant à cadrer les revenus miniers[3]. En juillet 2015, un nouveau code minier a été mis en place, visant à revoir la répartition des revenus de l'activité minière, et à imposer fiscalement les entreprises minières, une première au Cameroun[4].

Participations inter-étatiques[modifier | modifier le code]

Le Burkina Faso est membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine et de l’Autorité de Liptako-Gourma.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un syndicat dénonce la course cycliste "la Boucle du coton", Xinhua, 15 mai 2007
  2. Jeune Afrique, n°2417
  3. a et b Christian Lang, « Mines: L’or camerounais mal exploité », sur Cameroon-info.net,‎
  4. « Un nouveau code pour les mines du Burkina Faso », sur Continent-noir.com,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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