Économie du Kenya

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Kenya
Indicateurs économiques
Monnaie Shilling kényan
Année fiscale Année calendaire
Organisations internationales OMC, UA, EAC, COMESA, CEN-SAD
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) (2010), 32,092 milliards $
Produit intérieur brut en PPA 60,361 milliards $
Croissance du PIB 4,1 % (2010)
PIB par habitant en PPA 838 $ (2008)
Inflation (IPC) 3,2 % (2010)
Pop. sous le seuil de pauvreté 40 % (2008)
Indice de développement humain (IDH) 0,5 (2008)
Commerce extérieur
Exportations 4,479 milliards $ (2009)
Biens exportés thé, fleurs
Principaux clients Ouganda, Royaume-Uni, Pays-Bas, Pakistan, Égypte, Tanzanie
Importations 9,215 milliards $ (2009)
Principaux fournisseurs Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Afrique du Sud, États-Unis, Royaume-Uni, Chine, Japon, Inde
Finances publiques
Recettes publiques 6,858 milliards $ (2009)
Dépenses publiques 8,759 milliards $ (2009)
Aide au développement prêt du FMI (500 millions de dollars en 2010)
Sources :
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ke.html

La monnaie du Kenya est le schilling kényan (KES). Son taux de change (en avril 2007 est d´environ 1 euro pour 103 Shilling du Kenya.

Le Kenya a un solde budgétaire de -1,8 % du PIB et une balance commerciale de - 2,2 milliards de dollars.

Ses principaux clients sont l´Ouganda (12,8 %), le Royaume-Uni (11,6 %), les Pays-Bas (8,3 %), le Pakistan (5,1 %), l´Égypte (4,7 %) et la Tanzanie (4,3 %). Ses principaux fournisseurs sont l´EAU (13,2 %), l´Arabie saoudite (9,6 %), l´Afrique du Sud (9,3 %), les États-Unis (8,0 %), le Royaume-Uni (7,2 %), la Chine (6,7 %), le Japon (5,4 %) et l´Inde (4,9 %).

La monnaie[modifier | modifier le code]

Billet de 1 000 KES

La monnaie nationale est le shilling kényan (KES) = 100 cents. Elle est émise par la Banque centrale du Kenya (en).
Valeurs monétaires en cour depuis 2003[1] :

Indicateurs économiques[modifier | modifier le code]

Selon le FMI, en 2010, le PIB nominal est de 32 417 millions d'USD tandis que le PIB par habitant est de 888 USD. Le taux de croissance par rapport à l'année précédente est de 2,1 %. Le taux d'inflation est de 4,2 %. Le solde budgétaire est égal à - 6,3 % du PIB et la balance commerciale est en déficit de 2,024 millions d'USD. Le pays est classé 108e à l'IPE avec un score de 51,4 sur un maximum de 100. Le Kenya exporte pour 5 443 millions USD et importe pour 11 870 millions USD en 2011. Cependant les termes d'échanges sont défavorables, car ils ont un déficit de -6,427 millions (calcul exportation - importation).

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB en 2009[KNBS 1] :

  • secteur primaire : 25,3 %
    • agriculture et forêts : 24,4 %
  • secteur secondaire : 16,3 %
    • fabrication et transformation : 9,5 %
    • construction : 4,4 %
    • électricité et eau potable : 2,4 %
  • secteur tertiaire : 58,4 %
    • commerce de gros et de détail : 10 %
    • transport et communications : 9,8 %
    • enseignement : 6 %
    • intermédiation financière : 5,7 %
    • locations et services immobiliers : 5,1 %
    • administration publique et défense : 4,5 %
    • santé : 2,7 %

Balance commerciale[modifier | modifier le code]

Évolution de la balance commerciale en millions de shillings[KNBS 2]
2005 2006 2007 2008 2009
exportations 260 423,071 250 993,689 274 657,578 344 946,664 344 948,994
importations 443 092,766 521 482,804 605 116,797 770 651,183 788 096,744
balance -182 699,695 -270 489,115 -330 459,219 -425 704,518 -443 147,749
déficit commercial annuel 170,14 % 207,77 % 220,32 % 223,41 % 243,56 %
Le plus bas déficit commercial depuis 2000 a été atteint en 2002 avec un déficit de 88 426,670 millions de shilling (152,24 %)

Parts des principaux clients en 2009[KNBS 3] :

  • COMESA : 32 %
    • Ouganda : 12,54 %
  • Union européenne : 27,73 %
    • Royaume-Uni : 11,82 %
    • Pays-Bas : 8,13 %
  • Tanzanie : 8,44 %
  • États-Unis : 5,37 %
  • Pakistan : 4,65 %

Parts des principaux fournisseurs en 2009[KNBS 4] :

  • Union européenne : 17,63 % (plus gros fournisseur : le Royaume-Uni avec 4,68 %)
  • Émirats arabes unis : 11,38 %
  • Inde : 9,91 %
  • Chine : 9,46 %
  • Afrique du Sud : 8,95 %
  • États-Unis : 6,35 %
  • Japon : 6,20 %

Parts des principaux produits exportés en 2009[KNBS 5] :

  • thé : 21,3 %
  • horticulture et fleurs coupées : 20,2 %
  • café : 4,7 %
  • carbonate de soude : 2,6 %
  • produits pétroliers : 2,1 %

Parts des principaux produits importés en 2009[KNBS 6] :

  • pétrole brut : 6,91 %
  • pétrole raffiné : 6,64 %
  • mais : 4,31 %
  • huiles culinaires : 3,42 %
  • matériaux plastiques : 3,36 %
  • matériel électrotechnique : 3,25 %
  • kérosène, carburant pour l'aviation et huiles combustibles : 3,24 %
  • produits médicaux et pharmaceutiques : 2,92 %

Secteurs commerciaux[modifier | modifier le code]

Les exportations de la France vers le Kenya sont de 104 M€ en 2005 (recul de 2,2 % entre 2004 et 2005). Les importations françaises du Kenya sont de 92 M€ en 2005 (croissance de 27,6 %) (mission économique).

Consulat (s) de France : Nairobi (ambassade), Mombasa (agence consulaire) Communauté française au Kenya : 893 immatriculés (2005) Communauté kényane en France : 630 résidents (décembre 2005)

Le Kenya est un pays qui a peu ou pas de ressources minérales ; des sources d'énergie limitées à l'exploitation hydroélectrique du bassin de la Tana ; un potentiel agricole borné à un cinquième du territoire et complètement exploité[réf. nécessaire] ; un espace physique ne facilitant pas les transports. L’agriculture employait 19 % de la population active et représentait 15,8 % du PIB en 2005[réf. nécessaire].

Le Kenya atteint l'autosuffisance pour l'ensemble des denrées alimentaires de base. La première culture vivrière est le maïs, qui couvre 62 % des terres cultivables (2,20 millions de tonnes en 2005). Le sorgho, les pommes de terre, les haricots, les arachides et le tabac sont également cultivés sur les hauts plateaux, principale région agricole. La canne à sucre, le blé, le manioc, l'ananas, le coton et les noix de cajou sont produits sur les plaines côtières.

Zones forestières et de production du thé

La principale culture commerciale est le thé (295 000 tonnes en 2005), suivie de loin par le café. Une industrie des fleurs coupées (production, transformation et vente) s'est développée. Elle fait vivre 500 000 Kényans et rapporte à l'économie nationale 200 millions de dollars par an, constituant la troisième source d'entrée de devises du pays, après le thé et le tourisme. Elle représente 15 % de ses exportations. Ainsi, le Kenya est devenu le premier fournisseur de roses de l'Union européenne. Selon le conseil de production des fleurs au Kenya, cette industrie a connu chaque année une forte croissance en volume et en quantité de ses exportations. En 1988, le Kenya a exporté 10,986 tonnes de fleurs coupées exportées, ce chiffre grimpe à 86,480 tonnes en 2006 pour atteindre 117,713 tonnes en 2009. Ce qui représente une multiplication par 11 de sa quantité de production en 20 ans[2]. Toutes ces fleurs sont exportées vers la bourse aux fleurs d'Amsterdam : Aalsmeer. Ces fleurs sont ensuite réexpédiées dans les états du monde entier et notamment au sein même de l'Europe

L'élevage pour la viande et les produits laitiers est important. En 2005, le Kenya possédait environ 12 millions de têtes de bovins, 10 millions d'ovins et 12 millions de caprins. La pêche, essentiellement pratiquée dans les fleuves et les lacs de l'intérieur, suffit à satisfaire le marché local.

Le secteur minier occupe une place très faible dans l'économie kényane (soude, sel, fluor et minerais). D'importants gisements de plomb et d'argent ont cependant été découverts près de Mombasa. Bien qu'en expansion, le secteur industriel occupe une place modeste au sein de l'économie locale : en 2003, il occupait 20 % de la population active et représentait 19,6 % PNB. Il concerne essentiellement l'agroalimentaire, dont la production est destinée à la consommation locale.

La production hydroélectrique des barrages de Kiambare et de Turkwell constitue la plus grande richesse industrielle du pays. Le Kenya est lourdement endetté, sa dette extérieure brute représentant près de la moitié de son PNB (47,5 % en 2003). Les devises apportées par le tourisme (339 millions de dollars en 1999) ne suffisent pas à équilibrer la balance des paiements.

Le commerce extérieur demeure déficitaire (- 36,4 % en 2003). Les principaux clients sont les pays africains, notamment l’Ouganda, suivis de ceux de l’Union européenne, notamment le Royaume-Uni et l’Allemagne. Les importations proviennent essentiellement du Royaume-Uni, d'Allemagne, des Émirats arabes unis et du Japon (pétrole brut, machines-outils, automobile, fer et acier, produits pharmaceutiques et engrais).

Le secteur des services employait 62 % de la population et représentait 64,7 % du PIB en 2003.

Une industrie des fleurs coupées (production, transformation et vente) s'est développée. Elle fait vivre 500 000 Kényans et rapporte à l'économie nationale 200 millions de dollars par an, constituant la troisième source d'entrée de devises du pays, après le thé et le tourisme. Elle représente 15 % de ses exportations. Ainsi, le Kenya est devenu le premier fournisseur de roses de l'Union européenne.

Diaspora[modifier | modifier le code]

la diaspora kényane inscrite auprès de leur ambassade en 2011 est d'environ 2,5 millions de personnes. Selon la Banque centrale du Kenya, elle injecte, annuellement, plusieurs millions d'USD dans l'économie interne sous forme de transferts d'argent intra-familiaux[3]. Environ 50 % proviendraient des États-Unis et du Canada et 27 % de l'Union européenne.

Transferts en millions d'USD
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
382,153 407,593 573,643 611,241 609,156 641,943 891,129 1 170,892 1 290,577

Ces montants ne tiennent compte que des transferts effectués au travers des banques ou des sociétés de transfert cash to cash tel Western Union.

Fortunes[modifier | modifier le code]

Le classement 2011 du magazine économique Forbes répertorie deux Kényans dans les quarante plus grandes fortunes d'Afrique[4] :

  • l'homme politique Uhuru Kenyatta, classé 26e avec une fortune de 500 millions d'USD[5],
  • l'homme d'affaire Chris Kirubi, classé 31e avec une fortune de 300 millions d'USD[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Évolution du shilling kényan depuis 1966 [(en) lire en ligne]
  2. KFC, Kenya Flower Council, chiffres du conseil de production des fleurs du Kenya [(en) lire en ligne]
  3. Central Bank of Kenya, Remittances from diaspora [(en) lire en ligne]
  4. Forbes, le classement des plus grosses fortunes en Afrique [(en) lire en ligne]
  5. Forbes, présentation d'Uhuru Kenyatta [(en) lire en ligne]
  6. Forbes, présentation de Chris Kirubi [(en) lire en ligne]
Statistical Abstract 2010 édité par le Kenya National Bureau of Statistics, Nairobi (ISBN 9-9667-6724-X)
  1. tableau 27
  2. tableau 38 (a)
  3. tableau 42
  4. tableau 47
  5. tableau 40 (c)
  6. tableau 46 (c)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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