Myennes

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Myennes
Myennes
Église et lavoir.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes Loire, Vignobles et Nohain
Maire
Mandat
Françoise Pillard
2020-2026
Code postal 58440
Code commune 58187
Démographie
Population
municipale
530 hab. (2021 en diminution de 2,21 % par rapport à 2015)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 26′ 50″ nord, 2° 56′ 05″ est
Altitude Min. 136 m
Max. 217 m
Superficie 7,4 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Cosne-Cours-sur-Loire
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Cosne-Cours-sur-Loire
Législatives Première circonscription
Localisation
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Myennes
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Myennes

Myennes est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située au bord de la Loire, à son confluent avec le ruisseau Saint-Loup.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[2].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 744 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Léré », sur la commune de Léré à 5 km à vol d'oiseau[3], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 710,5 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 41,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,3 °C, atteinte le [Note 1],[4],[5].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[6]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Myennes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[8],[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cosne-Cours-sur-Loire, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (68,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (34,8 %), terres arables (22,6 %), forêts (20,3 %), zones urbanisées (10,6 %), zones agricoles hétérogènes (5,3 %), eaux continentales[Note 4] (3,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,8 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

On relève les formes suivantes du nom de la commune : Mena en 1308, Miene en 1332, Myennes en 1335, Mienæ en 1518 et Mienne-le-Chatel en 1689[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention du nom de la commune remonte à 1308. Cependant l'abbaye cistercienne des Roches y fut fondée en 1134.

Myennes appartint successivement à la famille du Deffens, au début du XVe siècle, à Charles de Bourgogne, comte de Nevers, en 1450, à Henriette de Clèves, duchesse de Nevers, à la fin du XVIe siècle puis, enfin, à la famille de Vieilbourg.

En 1661, Myennes fut érigée en marquisat en faveur de René de Vieilbourg, seigneur du lieu[15].

Armorial[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason
D'azur à la barque contournée de gueules, la voile d'argent ferlée en bande, transportant quatre jarres de tenné et voguant sur une mer burelée ondée d'argent et de sable[16].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1912 1940 Jean Guillot
(1877-1940)[18]
SFIO  
mars 2001 En cours Françoise Pillard    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].

En 2021, la commune comptait 530 habitants[Note 5], en diminution de 2,21 % par rapport à 2015 (Nièvre : −4,41 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
302205291378458480602675679
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
677729777755745747839817879
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
861876803668613669645537529
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
588574582578536557582575533
2021 - - - - - - - -
530--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Myennes.
Civils
Religieux

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • René de Vieilbourg[24], chevalier, marquis de Myennes, lieutenant général au gouvernement de Nivernois et Donziois (XVIIe siècle) ; en 1669, alors qu'il se prépare pour la chasse, René de Vieilbourg est accidentellement tué par un de ses valets dans sa chambre du château de Myennes[25].
  • Arsène-Célestin Fié (1869-1968), député sous la Troisième République.
  • Roger Sy (1933-2019), accordéoniste, a habité la commune dans les dernières années de sa vie[26].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  3. « Orthodromie entre Myennes et Léré », sur fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Station Météo-France « Léré », sur la commune de Léré - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  5. « Station Météo-France « Léré », sur la commune de Léré - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Cosne-Cours-sur-Loire », sur insee.fr (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, 1865.
  15. Georges de Soultrait, Armorial de l'ancien duché de Nivernais, 1852.
  16. https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=20614
  17. Georges de Soultrait, Armorial de l'ancien duché de Nivernais, 1852.
  18. https://maitron.fr/spip.php?article114500, notice GUILLOT Jean , version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 24 novembre 2010.
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  23. Répertoire archéologique du département de la Nièvre, Georges de Soultrait, 1875.
  24. Il existe un portrait de René de Vieilbourg, conservé au musée de la Loire à Cosne-Cours-sur-Loire.
  25. Charles-Antoine Parmentier, Archives de la ville de Nevers, 1842.
  26. Pierre Brérard, « L’accordéoniste nivernais Roger Sy est parti rejoindre le paradis des artistes », Le Journal du Centre, 16 mai 2019.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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