Yvon Charbonneau

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Yvon Charbonneau C.P., B.A., M.A (né le 11 juillet 1940 à Mont-Saint-Michel, près de Ferme-Neuve, Mont-Laurier, au Québec) est un enseignant, puis un syndicaliste, relationniste, homme politique québécois et canadien, ensuite ambassadeur.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il a étudié au séminaire de Mont-Laurier. En 1961, il obtient une licence en pédagogie à l'école normale secondaire de l'université de Montréal. De 1961 à 1969, il enseigne comme professeur de français. En 1968 obtient une maîtrise en littérature française à l'université de Montréal[1].

Syndicalisme[modifier | modifier le code]

De 1970 à 1978, il est président de la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ), une centrale syndicale qui regroupe surtout des syndicats d'enseignants du secteur public. Au cours de cette période il devient connu du grand public notamment lors des affrontements qui opposent en 1972 le front commun des centrales syndicales au gouvernement de Robert Bourassa et lors de son emprisonnement de courte durée à cette occasion. En 1978, il est défait par Robert Gaulin lors de l'élection à la présidence de la CEQ.

En 1980, il obtient une maîtrise en science politique à l'université Laval[2], puis en 1981 il poursuit une scolarité de doctorat à l'université du Québec à Montréal[3].

De 1982 à 1988, il est de nouveau président de la CEQ. En 1988, Lorraine Pagé lui succède à ce poste.

Relations publiques[modifier | modifier le code]

En 1989 et 1990, il est nommé par le gouvernement québécois président d'une commission d'enquête sur les déchets dangereux. De 1990 à 1992, il occupe un poste de vice-président des relations publiques au groupe SNC-Lavalin. En 1993 et 1994, il est président de la Société québécoise de développement de la main-d'œuvre[3].

Politique[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection générale québécoise du 12 septembre 1994, il se présente et est élu comme député du Parti libéral du Québec à l'Assemblée nationale du Québec dans la circonscription de Bourassa, sur l'île de Montréal. Comme député, il est, de 1994 à 1997, vice-président de la Commission de l'éducation[3].

Le 2 mai 1997[3], il démissionne comme député de l'Assemblée nationale pour devenir candidat du Parti libéral du Canada à l'élection générale fédérale canadienne du 2 juin 1997, lors de laquelle il est élu député de la circonscription d'Anjou—Rivière-des-Prairies à la Chambre des communes du Canada. Il est réélu lors de l'élection générale fédérale du 27 novembre 2000. De 1999 à 2001, il est secrétaire parlementaire du ministre de la Santé puis en 2003 et 2004 secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile[4]. Il siège comme député jusqu'à l'élection générale fédérale de 2004, lors de laquelle il ne représente pas.

De 2004 à 2006, il est ambassadeur à l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), à Paris.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yvon Charbonneau, Le temps dans le théâtre de Salacrou, thèse de maîtrise (M.A.), université de Montréal, 1968.
  2. Yvon Charbonneau, L'émergence de la pensée de gauche pendant la Révolution tranquille, thèse de maîtrise, université laval, 1980.
  3. a, b, c et d Assemblée nationale du Québec, notice biographique. (Page consultée le 24 mai 2008.)
  4. Parlement du Canada, fiche parlementaire. (Page consultée le 24 mai 2008.)