Wolxheim

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Wolxheim
L'église.
L'église.
Blason de Wolxheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Canton Molsheim
Intercommunalité C.C. de la région de Molsheim-Mutzig
Maire
Mandat
Adrien Kiffel
2014-en cours
Code postal 67120
Code commune 67554
Démographie
Population
municipale
877 hab. (2011)
Densité 300 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 10″ N 7° 30′ 50″ E / 48.5694, 7.5139 ()48° 34′ 10″ Nord 7° 30′ 50″ Est / 48.5694, 7.5139 ()  
Altitude Min. 163 m – Max. 273 m
Superficie 2,92 km2
Localisation

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Wolxheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Wolxheim se trouve à 17,5 km à l'ouest de Strasbourg. La sous-préfecture la plus proche est celle de Molsheim, à 3,5 km au sud de Wolxheim à vol d'oiseau. À l'est de la commune se trouve le village d'Ergersheim, à l'ouest, ceux de Soultz-les-Bains et Avolsheim.

La Bruche passe à la sortie sud du village.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Cité dès l’année 742 sous le nom de Folcolfersheim, Wolxheim s’appellera successivement Volkordesheim, Wolgang-Wolixe, Wolfgangersheim pour acquérir son nom actuel en 1453. L’origine de ce nom provient sans doute des loups, comme en atteste le blason de Wolxheim qui représente un double crochet à loup utilisé jadis comme piège. En alsacien, on prononce « Wolixe ».

De nombreux documents d'archives médiévales révèlent l'intérêt des congrégations religieuses pour le vignoble de Wolxheim : l'évêché de Strasbourg (l'évêque Wernher en 1003), l'abbaye de Hohenbourg (Sainte Odile 1188), les bénédictins d'Altorf (1192), l'hôpital de Strasbourg (registres des biens en 1320) en possédaient une large part.

Les témoignages plus récents ne sont pas moins éloquents : Auguste Stoeber, J-L. Stoltz, Charles Gérard, Médard Barth le célèbrent tour à tour. Ainsi que De Grandidier, archiviste de l'évêché et historien. L'Altenberg de Wolxheim est renommé. Ce grand cru fut apprécié par l'Empereur Napoléon Ier. L'Altenberg y produit un vin de qualité : le célèbre riesling.

Les vins de Wolxheim ont défendu leurs titres de noblesse sur les tables les plus prestigieuses[réf. souhaitée]. Napoléon l'appréciait particulièrement, il disait, en parlant du riesling, « mon vin préféré[réf. souhaitée] ».

C'est à Wolxheim que la Mossig rejoint le canal de la Bruche. Ce canal, construit par Vauban en 1682, servait à acheminer les pierres provenant des « carrières Royales » aux chantiers pour la fortification de Strasbourg. La viticulture est omniprésente et concerne toutes les exploitations agricoles.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Wolxheim

Les armes de Wolxheim se blasonnent ainsi :
« D'azur au crampon de piège à loup d'or posé en barre. »[1].

Sur fond azur le double crochet ou crampon de piège à loup y est représenté.

Le blason est présent sur le site officiel de la mairie[2].

Légendes[modifier | modifier le code]

L'ancrage viticole de Wolxheim est source de nombreuses légendes :

  • St Denis et l'hydre ;
  • Jésus et la vieille femme ;
  • le forgeron de Dachstein et l'origine de la chapelle St Armuth.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Adrien Kiffel SE Chef d'entreprise
mars 2001 mars 2014 Bruno Siebert SE Chef d'entreprise
mars 1965 mars 2001 François Muhlberger SE Viticulteur
1947 mars 1965 Joseph Widt SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 877 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
809 875 925 1 093 1 140 1 210 1 208 1 221 1 207
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 121 1 123 1 079 1 052 1 057 1 046 1 025 997 943
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
878 851 785 732 758 762 718 712 648
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
701 670 793 775 795 774 854 865 877
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Le vignoble de Wolxheim[modifier | modifier le code]

Wolxheim est entouré d'un vignoble de 140 hectares. Au pied de l'Altenberg et de la colline du Horn, à l'écart de toute circulation, la partie centrale du vignoble se présente comme un cirque ovale avec les vignes s'élevant sur les deux collines de part et d'autre, jusqu'au fond du vallon finissant en cul-de-sac. Un sentier viticole long de 6 km et jalonné de panneaux d'information chemine à travers le terroir du grand cru de l'Altenberg.

Disséminées dans le vignoble, de nombreuses fortifications et casemates en partie souterraines, ont été érigées durant l'occupation allemande de 1870 à 1918, afin de contrôler de ce point haut l'embouchure de la vallée de la Bruche[réf. souhaitée].

En face, de la colline du Horn, on peut voir la fin du vallon de la Mossig et Soultz-les-Bains. La face ouest de cette colline, accessible depuis son sommet, a servi de carrière lors de l'édification des fortifications de Strasbourg par Vauban sous Louis XIV[réf. souhaitée]. Le lieu-dit Steingrub (littéralement « la fosse à pierres ») en garde encore la trace, ne serait-ce que par son nom. Les pierres étaient amenées à Strasbourg par le Canal de la Bruche qui subsiste encore aujourd'hui et dont le chemin de halage a été aménagé en piste cyclable jusqu'à Strasbourg.

Statue du Sacré-Cœur[modifier | modifier le code]

La position surélevée de la plate-forme du Horn permet de voir la plaine d'Alsace en profondeur. On peut également y remarquer des orchidées sauvages propres au site[réf. souhaitée].

C'est par la générosité de la famille Klotz que la statue du Sacré-Cœur (ou Statue du Horn) a été placée sur la falaise calcaire du Horn. À l'époque où l'on ne parlait que de guerre, les paroles de paix du Christ ont été gravées sur le socle. C'est le 21 juillet 1912 que fut inauguré ce symbole de la paix souhaitée par la population et c'est à dessein que la statue fut orientée vers le fort de Mutzig[réf. souhaitée].

Pendant l'été 2012, pour les 100 ans de sa création, la statue du Horn a eu droit à une rénovation, ainsi qu'une fête qui s'est déroulée juste en dessous de l'endroit où se trouve la statue[réf. souhaitée].

Maison natale de Philippe Grass[modifier | modifier le code]

C'est dans cette demeure que plusieurs générations de Grass ont résidé. Philippe Grass était un sculpteur qui a réalisé les statues de Kléber et de Lezay-Marmésia. Grâce à son succès ainsi obtenu, il devint statuaire de l'Œuvre Notre-Dame de Strasbourg. Non loin de cette bâtisse se trouve la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours demandée par le maire Charles Prost et datant de 1864.

La Chapelle Saint Denis[modifier | modifier le code]

Son existence attestée depuis 1342, cette chapelle installée au centre du cimetière comporte une nef et un chœur à cinq pans. Si l'on en croit la tradition locale, il existait à l'époque romaine, au même emplacement, un sanctuaire dédié à Dionysos[réf. souhaitée], le dieu du vin. Le patronage de Saint Denis a été introduit par les moines de Lièpvre qui avaient une cour colongère dans le village. C'est au XVIIe siècle que le curé du moment fit restaurer la toiture ainsi que la nef.

La Chapelle Saint-Armuth[modifier | modifier le code]

Elle est aussi appelée la chapelle de la Sainte-Pauvreté, faisant peut-être référence à la pauvreté du Christ lors de sa mort. On en entend parler dès 1512 mais, suite au premier sanctuaire détruit, l'actuel est reconstruit au même endroit en 1614. Au moment de la guerre de Trente Ans, la chapelle est relevée au XVIIIe siècle et l'on y ajoute un petit logement pour l'ermite qui s'occupe du lieu. L'ermitage fut détruit par un incendie en 1979. C'est en 1861 que le conseil de fabrique rachète la propriété qui était alors devenue privée. La chapelle est alors agrandie et rénovée.

L'orgue Callinet dans l'église Saint Étienne[modifier | modifier le code]

C'est en 1780 que Sébastien Krämer construisit l'orgue initial. Au cours du temps il conserva son imposant buffet composé de trois tourelles et deux plates-faces, tandis que la partie instrumentale fut refaite en 1844 par Claude-Ignace Callinet. La dernière transformation effectuée sur l'orgue fut faite en 1887 par Rinkenbach.

Sa partie instrumentale a été classée Monument Historique le et son buffet l'a été le [5].

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Le village compte un club de tennis de table actif depuis les années 1950, champion d'Alsace AGR toutes catégories en 2007, ainsi qu'un club de foot regroupant 170 licenciés de toutes sections (jeunes, féminines, séniors et vétérans).

Photos[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]