Vladimir Kirillovitch de Russie

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Vladimir Kirillovitch Romanov
Владимир Кириллович Романов

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Le grand-duc Vladimir Kirillovitch de Russie avec ses parents et sa sœur la grande-duchesse Kira Vladimirovna de Russie.

Succession

Prétendant au trône de Russie

12 octobre 193821 avril 1992
(53 ans, 6 mois et 9 jours)

Nom revendiqué « Vladimir Ier »
Prédécesseur Kirill Vladimirovitch Romanov
Successeur Maria Vladimirovna Romanova
Biographie
Titulature « Grand-duc de Russie »
Dynastie Maison Romanov
Nom de naissance Vladimir Kirillovitch Romanov
Naissance 30 août 1917
Porvoo (Finlande)
Décès 21 avril 1992 (à 74 ans)
Miami (États-Unis)
Père Kirill Vladimirovitch Romanov
Mère Victoria-Mélita de Saxe-Cobourg et Gotha
Conjoint Leonida Bagration-Moukhranskaïa
Enfant Maria Vladimirovna Romanova
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Prétendants au trône de Russie

Vladimir Kirillovitch Romanov (en russe : Влади́мир Кири́ллович Рома́нов), né le 30 août 1917 à Porvoo (Finlande), mort le 21 avril 1992 à Miami (Floride) fut grand-duc de Russie, tsarévitch (1924), chef de la Maison impériale de Russie de 1938 à 1992. Membre de la Maison de Holstein-Gottorp-Romanov. Il est le fils de Kyrill Vladimirovitch et de Victoria Mélita de Saxe-Cobourg-Gotha.

Enfance[modifier | modifier le code]

Vladimir Kirillovitch de Russie naquit à Porvoo en Finlande. Après la Révolution russe (1917), ses parents quittèrent la Russie, ils s'installèrent en Finlande, puis à Cobourg en Allemagne. Finalement, le couple s'installa en France à Saint-Briac (en Bretagne).

En 1924, son père se proclama empereur, il accorda à son unique fils, Vladimir Kirillovitch de Russie, les titres de tsarévitch, grand-duc de Russie avec prédicat d'Altesse impériale[1].

Chef de la maison Romanov[modifier | modifier le code]

Dans les années 1930, Vladimir Kirillovitch de Russie vit en Angleterre et travaille dans une usine de fabrication d'automobiles. En 1938, au décès de son père, Vladimir Kirillovitch de Russie devient le chef de la Maison impériale de Russie.

Le 13 août 1948, Vladimir Kirillovitch de Russie épouse Leonida Georgievna Bragation-Moukhranski, la princesse fut mariée en premières noces à Moore Kirby dont elle eut une fille, Hélène. De cette union naquit Maria Vladimirovna (1953-) ; en 1976, elle épousa François-Guillaume de Prusse (1953), (divorcés en 1986), (fils de Charles François de Prusse et de Henriette von Schonaich-Carolath et petit-fils de Joachim de Prusse).

La loi régissant la Maison des Romanov indique que seuls les enfants issus d'un "mariage légal" entre un prince de la famille Romanov et une princesse royale figurent dans la succession impériale. Cette loi précise également : les enfants issus d'un mariage morganatique sont exclus de la succession impériale. Les ascendants de Leonida Georgievna Bragation-Moukhransky furent à l'époque médiévale rois de Georgie. Depuis 1505, les successeurs de ces rois ne régnèrent plus, dès cette époque, la famille Bragation appartint à la noblesse russe[2].

Premièrement : De nos jours certaines questions se posent sur le mariage de Vladimir Cyrillovitch de Russie et de Leonida Georgievna Bragation-Moukhransky, est-il légal ou morganatique ?

Deuxièmement : Au décès de Vladimir Kirillovitch de Russie, la transmission du trône impérial de Russie à sa fille Maria Vladimirovna de Russie ou à un membre extérieur de la famille Romanov est-elle légale ?

Pour Vladimir Kirillovitch de Russie et Leonida Bragation-Moukhransky leur mariage était légal, le grand-duc transmit donc le trône impérial à sa fille.

L'association de la famille Romanov rejette les prétentions au trône de Maria Vladimirovna de Russie, pas en raison du mariage de ses parents mais de l'implication de son grand-père dans la révolution russe. Et à son tour Maria Vladimirovna rejette celles du président de l'association Famille Romanov, car tous leurs mariages sont, sans lieux à discussion, morganatiques.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Vladimir Kirillovitch de Russie vécut à Saint-Briac. Refusant de publier un manifeste appelant les émigrés russes à soutenir les nazis dans leur guerre contre l'Union soviétique, en 1942, le grand-duc et son entourage furent internés au de camp de Royallieu situé près de Compiègne (Oise)[3]. En 1944, dans la crainte d'une invasion de la côte bretonne par les alliés, l'armée allemande déplaça la famille du grand-duc à l'intérieur de la France. Les autorités allemandes vinrent chercher Vladimir Kirillovitch de Russie et sa famille à Paris avec l'ordre de les conduire à Vittel. Aux yeux des Allemands, Vittel s'avéra une ville encore trop dangereuse pour la famille Romanov : le grand-duc fut conduit avec sa famille en Allemagne. Vladimir Kirillovitch de Russie vécut dans un château appartenant à son beau-frère Louis-Ferdinand de Prusse (1907-1994), époux de sa sœur aînée Kira Kyrillovna de Russie, ce château est situé à Amorbach en Bavière. En 1945, après la défaite de l'Allemagne, Vladimir Kirillovitch de Russie craignait une éventuelle capture par l'armée soviétique; le grand-duc s'installa en Autriche à la frontière du Liechtenstein. La Suisse et le Liechtenstein refusèrent de lui délivrer un visa de sortie. Il préféra s'établir dans la zone occupée par l'armée américaine.

La tante maternelle de Vladimir Kirillovitch de Russie, l'infante Béatrice d'Édimbourg et de Saxe-Cobourg et Gotha obtint pour le grand-duc un visa espagnol. Il vécut à Sanlúcar de Barrameda en Andalousie. La guerre terminée, le grand-duc résida à Madrid mais fit de fréquents séjours à Saint-Briac et à Paris.

À la chute de l'Union soviétique, Vladimir Kirillovitch de Russie fut le premier membre de la famille impériale à revenir dans sa patrie (1991). Lorsque le grand-duc Vladimir Kirillovitch mit le pied sur la terre de ses ancêtres, il fut ému aux larmes. Au moment de quitter la Russie, debout sur la passerelle de l'avion, regardant la basilique de la forteresse Saint-Pierre-Saint-Paul à Saint-Pétersbourg, le grand-duc dit à son épouse : « S'il m'arrive quelque chose tu m'enterres là »[4].

Décès et inhumation[modifier | modifier le code]

Vladimir Kirillovitch de Russie se rendit fréquemment aux États-Unis, le grand-duc décéda à Miami le 21 avril 1992 d'une crise cardiaque. Conformément à son vœu, le grand-duc Vladimir Kyrillovitch fut inhumé à la basilique de la forteresse Saint-Pierre-Saint-Paul à Saint-Pétersbourg. Trois ans plus tard, les restes de ses parents, inhumés alors à Cobourg, furent transférés près de lui. Vladimir Kirillovitch de Russie fut inhumé dans le faste et la splendeur en la cathédrale Saint-Pierre et Paul. La presse russe prit soin de spécifier dans ses journaux que les funérailles honorables « ont été considérées par les autorités civiles russes comme une obligation pour la famille plutôt qu'une étape vers la restauration de la monarchie en Russie ». Selon un porte-parole du gouvernement ce fut une façon de « laver notre culpabilité ».

Son petit-fils Georgui de Russie devient tsarévitch, mais cette succession ne fait pas l'unanimité dans la famille impériale de Russie puisque le prince Nicolas Romanovitch revendique également le titre d'héritier du trône de Russie (1992).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Almanach de Gotha (182e éd.). Almanach de Gotha. Almanach de Gotha. 1998. 1998. p. 214. p. 214.
  2. Massie, p 268
  3. Dennis Hevesi (22 avril 1992) Le grand-duc meurt à 74 ans ; Prétendant au trône de Russie New-York Timeswww.nytimes.com
  4. Mémoires d'exil de Frédéric Mitterrand

Sources[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • whatiexpect.in (Funérailles du grand-duc Vladimir Kirillovitch de Russie)