Viperinae

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Les Viperinae, appelées simplement vipères, forment une sous-famille de serpents venimeux qui comprend approximativement 150 espèces. La vipère est ovipare.

Les Viperinae sont l'une des trois sous-familles de la famille des Viperidae, avec les Azemiopinae et les Crotalinae (ou crotales).

Sommaire

Distribution [modifier]

La vipère est présente dans presque toutes les régions du monde. Le nord-est de l'Amérique du Nord fait partie des rares endroits qui n'en compte aucune espèce.

Utilisation en pharmacie [modifier]

Outre leur utilisation dans la préparation de la thériaque, on considérait au XVIIe siècle que la chair de vipère était le meilleur antidote aux envenimations causée par cette espèce ou par d'autres. Les animaux, dans certaines régions étaient élevés dans des vipèreries, lieux qui survécurent jusqu'au XIXe siècle. L'ignorance autour de leur biologie en faisait de véritables panacées.

Certains médecins ou pharmaciens de cette époque, comme Moïse Charas qui publie une étude assez sérieuse à leur sujet en 1670, en avaient fait leur spécialité.

C'est probablement Francesco Redi (1626-1697) qui fut l'un des premiers à démontrer comment le venin de la vipère était injecté et qu'il était sécrété par une glande située dans la tête de l'animal.

Le venin de vipère est quelquefois utilisé dans des préparations pharmaceutiques visant à dissoudre un éventuel bouchon de cérumen.

L'ancrod est un extrait de venin d'une vipère de Malaisie (Calloselasma rhodostoma) ayant une activité anticoagulante importante par destruction rapide du fibrinogène, protéine intervenant dans la formation des caillots. L'ancrod a été testé dans différentes maladies et semblent avoir une certaine efficacité dans les accidents vasculaires cérébraux pris très précocement[1].

La chair de vipère était réputée, au XVIIe siècle, avoir des vertus revigorantes permettant d'allonger la durée de vie. Elle n'était pas consommée comme telle, mais donnée à manger à de la volaille, cette dernière aboutissant sur la table des élites[2].

Liste des genres [modifier]

Selon Reptarium Reptile Database (2 août 2011)[3] :

Quelques espèces de vipères [modifier]

La vipère dans la culture populaire [modifier]

La vipère fut l'objet d'un culte chez de nombreux peuples, comme les Lombards (culte encore mentionné à Bénévent dans les années 660), ou en Asie mineure dans l'Antiquité[4].

La vipère dans le langage courant [modifier]

La vipère est à l'origine de certaines expressions françaises : voir Idiotisme animalier.

En cas de morsure [modifier]

Voir le plus rapidement possible un médecin et éviter tous autres gestes, en dehors de l'utilisation d'un appareil de type aspire-venin :

  • Ne pas inciser la plaie ce qui favoriserait les nécrose des tissus ou la surinfection de la morsure.
  • Ne pas mettre de garrot : le venin peut passer en longeant les gaines nerveuses, et cela risque d'engendrer de graves nécroses.
  • Ne pas injecter de sérum car il peut y avoir survenance d'une allergie.
  • Ne pas sucer la plaie car il peut y avoir risque de s'envenimer si l'on a la moindre plaie dans la bouche.
  • Faites allonger la victime et rassurez-la pour que le venin se propage moins vite.
  • Prévenez les secours. (au téléphone, le 15 en France et le 112 dans l'Union Européenne. )
  • Si vous êtes isolés, transportez la victime dans un hôpital sans la faire marcher.

Les morsures de vipères sont rarement mortelles : un adulte en bonne santé et sans problème cardio-vasculaire n'encourt aucun risque vital.

Voir aussi [modifier]

Publication originale [modifier]

  • Oppel, 1811 : Die Ordnungen, Familien und Gattungen der Reptilien, als Prodrom einer Naturgeschichte derselben. J. Lindauer, München (texte intégral).

Notes et références [modifier]

  1. (en) Intravenous ancrod for treatment of acute ischemic stroke, David G. Sherman, Richard P. Atkinson, Thomas Chippendale, Kenneth A. Levin, Ken Ng, Nancy Futrell, Chung Y. Hsu, David E. Levy, JAMA. 2000;283:2395-2403.
  2. Camporesi P, Les étranges adoptions de la gourmandise, dans Le Goût du chocolat, l'art de vivre au XVIIIe siècle, éditions Taillandier, collection Texto, p93-109
  3. Reptarium Reptile Database, consulté le 2 août 2011
  4. Le mystère apocryphe: introduction à une littérature méconnue

Liens externes [modifier]

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