Francesco Redi

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Redi Francesco

Description de l'image  Redi Francesco 1626-1697.png.
Naissance 18 février 1626 ou 19 février 1626
Arezzo, en Toscane
Décès 1er mars 1697 (à 79 ans)
Pise en Italie
Nationalité Italienne
Pays de résidence Italie
Profession docteur en médecine, et en philosophie.
Activité principale médecine, et biologiste
Autres activités

Francesco Redi (né le 18 ou le 19 février 1626 à Arezzo, en Toscane et mort le 1er mars 1697 à Pise) était un médecin, un biologiste et un poète italien du XVIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père est le médecin du grand-duc de Toscane, Ferdinand II de Médicis. Francesco Redi fait ses études à l'école jésuite de Florence puis à l'université de Pise où il obtient un titre de docteur en médecine et en philosophie.

Il retourne brièvement à Florence avant de prendre la succession de son père, en 1666, à la cour.

Redi est aussi un poète : son œuvre la plus célèbre est Bacchus en Toscane. Il fut, à ce titre, sous le pseudonyme Anicio Traustio, membre de l'Accademia dell'Arcadia, fondée à Rome en 1690 par des poètes qui avaient appartenu à l’entourage de la reine Christine de Suède.

Œuvre scientifique[modifier | modifier le code]

La génération spontanée[modifier | modifier le code]

Il étudie particulièrement les insectes et les parasites. Il fait paraître en 1668, Esperienze Intorno alla Generazione degl'Insetti, où il démontre que, contrairement à une croyance de l'époque, l'apparition des vers dans les cadavres n'est pas un phénomène de génération spontanée, mais que (comme le pensait déjà Homère[1]) les vers naissent d'œufs pondus par des mouches.

Le venin des vipères[modifier | modifier le code]

Il étudie aussi, semble-t-il à la demande du grand-duc, les vipères et les effets de leur morsure. Redi démontre que le venin est un fluide jaunâtre qui s'écoule des dents et qu'il est stocké dans la tête de l'animal. Il prouve également que seul le venin injecté dans le corps lors d'une morsure peut entraîner la mort, le venin ingéré est sans nocivité. Après avoir réalisé de nombreuses expériences devant le grand-duc lui-même, il fait paraître en 1664, Osservazioni Intorno alle Vipere. Ses observations sont contestées par de nombreux médecins et scientifiques de son époque, notamment Moyse Charas, pharmacien au Jardin du roi à Paris. Redi conduit alors de nombreuses autres expériences afin de démontrer la véracité de ses observations. Il faudra attendre les travaux de son compatriotes, Felice Fontana, qui démontreront, en 1767 et 1781, de façon irréfutable l'exactitude du travail de Redi.

La découverte du sarcopte de la gale[modifier | modifier le code]

Il a joué un grand rôle dans la découverte en 1687 du sarcopte de la gale par Giovanni Cosimo Bonomo et Giacinto Cestoni.

Un cratère sur Mars lui a été dédié.

Redi est l’abréviation botanique officielle de Francesco Redi.
Consulter la liste des abréviations d'auteur ou la liste des plantes assignées à cet auteur par l'IPNI

Annexes[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Bacco in Toscana : con una scelta delle "Annotazioni", édition de Gabriele Bucchi, Roma, Antenore, 2005
  • Esperienze intorno alla generazione degli insetti, édition de Walter Bernardi, Firenze, Giunti, 1996

Orientation bibliographique[modifier | modifier le code]

  • Walter Bernardi et Luigi Guerrini, Francesco Redi, un protagonista della scienza moderna : documenti, esperimenti, immagini, 33, Olschki (Florence), collection Biblioteca di Nuncius : xi + 388 p., 1999 (ISBN 8822247191)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « j'ai terriblement peur que, pendant ce temps-là, les mouches n'entrent dans le corps du vaillant fils de Ménœtios, à travers les blessures ouvertes par le bronze, et n'y fassent naître des vers » Homère, Iliade, chant XIX, vers 23-27, texte établi et traduit par P. Mazon et al., Coll. Budé, Paris, Les Belles Lettres, 1945, p. 4. Le rapprochement de ce passage d'Homère avec la thèse de Redi a été fait par le Rév. M. J. Berkeley, cité par H. Charlton Bastian, The beginnings of life, t. 1, 1872, p. 257, en ligne. Selon Jean Rostand (Jean Rostand, Le Courrier d'un biologiste, Gallimard, 1970, p. 165), c'est le passage d'Homère qui inspira Redi.