Thaïs (opéra)

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Fragment de l'affiche
Mary Garden dans Thaïs en 1907.

Thaïs est un opéra en trois actes de Jules Massenet, livret de Louis Gallet, d'après le roman homonyme d'Anatole France. Créé à l'Opéra de Paris, le 16 mars 1894.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Argument[modifier | modifier le code]

L'action se déroule à Alexandrie au IVe siècle.

Un moine cénobite, Athanaël, cherche à convertir au christianisme Thaïs, courtisane célèbre dévouée à la déesse Vénus. Il y réussit, et Thaïs s'enferme dans un couvent jusqu'à sa mort prochaine. Athanaël découvre trop tard que son obsession pour Thaïs était teintée d'amour charnel, et alors que Thaïs meurt dans la joie de la rédemption, il renie sa foi et désespère[1].

Historique[modifier | modifier le code]

L'œuvre fut écrite pour la célèbre soprano américaine Sibyl Sanderson, muse de Massenet à l'époque.

Très typique de son temps, l'œuvre, qui baigne dans un climat de volupté et de religiosité sulpicienne que Massenet excelle à traduire, n'en recèle pas moins une force certaine. Louis Gallet, le librettiste n'a pas retenu l'aspect sceptique, ironique et discrètement anticlérical du roman d'Anatole France. En revanche, il a organisé le drame de manière particulièrement rigoureuse et efficace. Athanaël, l'ascète rigoriste révèle peu à peu le fond de sa personnalité : c'est un séducteur perdu de sensualité, tandis que Thaïs la courtisane qui « connaît toutes les ivresses » réalise ses aspirations les plus profondes en renonçant au monde. Le croisement entre ces deux parcours personnels est marqué, au milieu de l'opéra, par la très célèbre Méditation religieuse de l'acte II, confiée au violon solo, aujourd'hui connue sous le nom de « Méditation de Thaïs », et souvent jouée en concert. Inspiré par ces deux puissants caractères, Massenet a su en faire des êtres de musique et de chair, et chacune de leurs confrontations marque un temps fort de l'ouvrage.

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Serge Occhietti, La magie de l'opéra (Le Polyscope, 10 janvier 2009)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Roland Mancini & Jean-Jacques Rouveroux, Le guide de l'opéra, Fayard, 1986, 968 p. (ISBN 978-2213595672).

Lien externe[modifier | modifier le code]