Schwindratzheim

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Schwindratzheim
L'église photographiée en 1902.
L'église photographiée en 1902.
Blason de Schwindratzheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Strasbourg-Campagne
Canton Hochfelden
Intercommunalité C.C. du Pays de la Zorn
Maire
Mandat
Liliane Sutter
2014-2020
Code postal 67270
Code commune 67460
Démographie
Gentilé Schwindratzheimois
Population
municipale
1 580 hab. (2011)
Densité 173 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 27″ N 7° 36′ 09″ E / 48.7575, 7.6025 ()48° 45′ 27″ Nord 7° 36′ 09″ Est / 48.7575, 7.6025 ()  
Altitude Min. 151 m – Max. 245 m
Superficie 9,14 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte administrative du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Schwindratzheim

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte topographique du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Schwindratzheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Schwindratzheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Schwindratzheim

Schwindratzheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Avec ses 1 619 habitants en 2006, ce village reste la deuxième commune la plus peuplée du canton de Hochfelden.

Géographie[modifier | modifier le code]

Du Nord au Sud, trois types de terrains caractérisent le ban de Schwindratzheim.

  • Les terres agricoles

Au nord du village, la bonne qualité des terres a permis le développement de l'agriculture. Ce secteur est recouvert de lœss de l'époque des glaciation de Würm et glaciation de Mindel. On y trouve essentiellement du maïs et des céréales, mais également quelques champs de houblon.

  • La vallée de la Zorn

C'est indéniablement, la proximité de l'eau, richesse naturelle, qui a fixé les premiers hommes dans cette région. La Zorn (la colère) porte mal son nom. C'est une rivière paisible. Elle prend sa source en Moselle à une altitude de 600 mètres. Sa longueur avoisine les 100 km. Dans la plaine d'Alsace, elle traverse ou côtoie les bourgs et les villages dont Schwindratzheim avant de se jeter dans la Moder. Étymologiquement son nom signifie La Coulante . Les documents anciens la désigne sous le nom "Sorne" en allemand. Mais elle fait régulièrement des siennes en sortant de son lit. Elle s'épanche alors dans toute la vallée et parfois jusqu'au pied des maisons situées au Sud de la voie de chemin de fer. Au fil du temps, l'accumulation d'alluvions sablo-limoneux d'origine vosgienne a créé de magnifiques prés, joliment fleuris au printemps.

  • Le Gipsberg

Son nom provient de l'exploitation de mines de gypse au XXe siècle. La plus importante carrière a été ouverte en 1902. Jusqu'en 1968, une exploitation intensive de gypse et d'anhydre transformés sur place en chaux a employé une main d'œuvre locale. La proximité du canal permettait l'expédition vers d'autres usines. Durant la seconde guerre mondiale, les carrières étaient annexées au camp du Struthof. Les effondrements de ces carrières souterraines qui s'étendaient jusqu'à 80 mètres sous la colline sont visibles sur le flanc ouest. De nos jours, les galeries ont retrouvé une existence paisible et hébergent des chiroptères.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Schwindratzheim
Hochfelden Mommenheim
Schwindratzheim
Mutzenhouse Waltenheim-sur-Zorn

Villages disparus[modifier | modifier le code]

Frankolvisheim[modifier | modifier le code]

Cet habitat se serait situé entre Schwindratzheim et Mommenheim. La dernière mention d’un habitat remonte à 1373 sous la dénomination de Frankoltzheim.

Lortzheim[modifier | modifier le code]

Le ban de ce hameau se situait sans doute sur les actuels lieux-dits Lertschenberg et Lertschenthal qui se trouvent à 1,7 km au nord-est de Schwindratzheim, près des habitations de la SANEF. On le trouve cité dès 713 puis en l’an 746 sous la dénomination Lorancenheim ; en 1300 sous Lortzenheim, en 1345 sous Lurtzheim et en 1423 sous Lortzheim.

Gundershausen[modifier | modifier le code]

Le nom de cette ferme isolée ou de ce hameau est cité en 1326 dans le finage de Bossendorf et vers 1350 sous Gunterhuse comme étant situé près de Bossendorf et de Lixhausen. Il existe encore aujourd’hui un nom de lieu-dit "Im Gundershausen" situé le long de la route D 108 qui mène vers Bossendorf, sur le ban communal de Schwindratzheim.

Autres habitats disparus[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Schwindratzheim est un village ancien car on cite Svinderadovilla dès 737 dans un document de l’abbaye de Wissembourg. L’abbaye de Schwarzach en 758, le couvent de Honau en 884, le couvent de Saint Jean de Saverne en 1127 étaient également propriétaires de biens fonciers à Schwindratzheim.

Le village, une ancienne possession impériale, passa au XIIIe ou XIVe siècle à la seigneurie de Lichtenberg, bailliage de Pfaffenhoffen, puis comté de Hanau-Lichtenberg à la fin du XVIe siècle et aux landgraviat de Hesse-Darmstadt en 1736. Les seigneurs de Kageneck tirèrent également quelques revenus de Schwindratzheim au XVe siècle. En 1592, lors de la guerre des évêques, le village fut pillé par les strasbourgeois. La Réforme fut introduite en 1545 et un simultaneum fut mis en place entre 1740 et 1902.

L’église protestante a été reconstruite en 1465, en 1738, puis en 1905. Elle a conservé son clocher-chœur romano-gothique et son arc triomphal du début du XIIIe siècle. L’église catholique de style éclectique date de 1900.

Sobriquets d'autrefois[modifier | modifier le code]

  • Stell d'Kräje : dresse le col de chemise.
  • Grosskraje : les vantards.
  • Wasserkopf : hydrocéphale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Schwindratzheim

Les armes de Schwindratzheim se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier d'argent au lion de sable, lampassé de gueules, à la bordure du même, au second d'azur à la croix haussée alésée au pied fourché d'or. »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune adhère, via la communauté de communes du Pays de la Zorn, au schéma de cohérence territoriale de la région de Strasbourg (SCOTERS).

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Liliane Sutter-Mahler[2]    
mars 1995 2008 Roland Goetz    
octobre 1945 1995 Albert Fischbach    
janvier 1945 1945 Georges Paulen    
juillet 1943 1945 Georges Strub    
juin 1925 1945 Jean Dutt    
mars 1919 1925 Michael Brechbiehl    
janvier 1918 1919 Johann Kuhn    
octobre 1891 1918 Jakob Dutt    
décembre 1871 1891 Jakob Dub    
août 1860 1871 Jean Richert    
août 1850 1860 Charles Christ    
avril 1848 1850 Georges Koenig    
décembre 1831 1848 Jean Koenig    
1826 1831 François Joseph Héberlé (1778-1836) - Meunier
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 580 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
838 884 994 1 176 1 271 1 283 1 260 1 263 1 253
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 155 1 173 1 217 1 180 1 196 1 227 1 197 1 242 1 199
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 164 1 175 1 129 1 038 1 054 1 060 1 115 1 152 1 062
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 160 1 281 1 367 1 511 1 550 1 670 1 619 1 611 1 580
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Paroisse luthérienne[modifier | modifier le code]

Vue de l’église Schwindratzheim avant les travaux de 1904-1906.
Vue de l’église Schwindratzheim après les travaux de 1904-1906.

L’ancienne église Saints Pierre et Paul fut simultanée pour les cultes luthériens et catholiques de 1740 au 4 septembre 1902[5]. Le clocher remonte au XIIIe siècle. Jusqu’au début du XXe siècle, il fut recouvert d’un toit en bâtière. La nef fut reconstruite en 1738. En 1901 il fut décidé d’agrandir ce lieu de culte. On confia ces travaux à l’architecte Heinrich Gloeckner de Strasbourg. La nef fut entièrement démolie à partir du 29 août 1904 puis reconstruite à partir du 6 novembre 1904. On profita de ces travaux pour rehausser le clocher d’un étage pour un coût total de 73 227 marks. L’inauguration fut célébrée le 30 septembre 1906.

Le cimetière protestant fut inauguré en 1848.

Paroisse catholique[modifier | modifier le code]

L’église catholique Saints Pierre et Paul fut inaugurée le 21 mars 1902 après deux années de chantier[6]. Aujourd’hui encore la communauté catholique est une annexe de la Paroisse de Hochfelden.

Le cimetière catholique est resté derrière l’église luthérienne.

Moulin à farine[modifier | modifier le code]

« Le moulin à farine », base Mérimée, ministère français de la Culture.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marilou Duringer (née en 1948), footballeuse avec le FC Schwindratzheim dans les années 1960, fonctionnaire de la FFF et chef de délégation de l'Équipe de France féminine depuis 1985[7]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]