Saint-Martin-le-Gaillard

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Saint-Martin-le-Gaillard
Les arbres des condamnés.
Les arbres des condamnés.
Blason de Saint-Martin-le-Gaillard
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement de Dieppe
Canton Canton d'Eu
Intercommunalité Communauté de communes d'Yères et Plateaux
Maire
Mandat
Martial Fromentin
2014-2020
Code postal 76260
Code commune 76619
Démographie
Population
municipale
294 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 45″ N 1° 22′ 17″ E / 49.9792, 1.371449° 58′ 45″ Nord 1° 22′ 17″ Est / 49.9792, 1.3714  
Altitude Min. 14 m – Max. 158 m
Superficie 17,8 km2
Localisation

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Saint-Martin-le-Gaillard est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Val-Gaillard[1].

Les communes d’Auberville-sur-Yères et de Saint-Sulpice-sur-Yères ont été rattachées à Saint-Martin-le-Gaillard, la première en 1822, la seconde en 1823[1].

Arbres des condamnés

En octobre 1836, l'abbé Lhermina, prêtre du village, sa nièce Marie-Rose Cayeux, mais également sa servante Céleste Paris sont découverts assassinés dans le presbytère par Mme Dorée, une habitante du village[2].

À la suite de ce triple meurtre, s'ensuivit une enquête qui va conduire à l'arrestation de Toussaint Fournier, François Fournier, Nicolas Fournier et Napoléon Godry. À cette époque, ils furent accusés du crime. S'ensuit alors un procès qui marqua les annales judiciaires de la région à cette époque. La peine capitale fut requise envers les quatre accusés. Ils furent exécutés sur une colline du village devant des milliers de personnes qui firent spécialement le déplacement afin d'assister à la montée sur l'échafaud des condamnés.

À la suite de l'exécution, un arbre fut planté dans le sang de chaque trépassé.

Sur ces quatre arbres, seulement trois ont poussé laissant ainsi prétendre que le quatrième exécuté était innocent…

Quatre arbres ont été plantés en carré. Trois seulement ont poussé (les deux aux extrémités et celui au centre de cette photo). Les deux autres arbres sont des pousses ultérieures.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Martin-le-Gaillard

Les armes de la commune de Saint-Martin-le-Gaillard se blasonnent ainsi :
D’azur à la croix d’argent chargée d’un lion de gueules, cantonnée au premier et au quatrième d’un trèfle d’or et au deuxième et au troisième d’une aigle du même[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1823 1845 Pierre Louïs    
1845 1848 Jean Nicolas Routier    
1848 1865 Frédéric Petit    
1865 1870 Jean Lormier    
1870 1874 Louis Routier    
1874 1876 Jean Lormier    
1876 1884 Eugène Miquignon    
1884 1925 Casimir Guyant    
1925 1935 Edmond Plantard    
1935 1957 Louis Boutin    
1957 1977 André Boutin    
1977 1996 Pierre Têtelin RPR  
mars 1996 mars 2008 Emmanuel Dubuc    
mars 2008 en cours Martial Fromentin    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 294 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480 533 514 500 534 538 552 546 579
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
555 556 540 474 514 502 456 448 458
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
434 465 493 454 404 390 372 362 365
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
314 285 253 270 279 315 323 326 296
2011 - - - - - - - -
294 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean de Béthencourt, 1360-1425, explorateur et conquérant français y possédait un château (où il serait né) qui fut détruit par les Anglais durant la Guerre de Cent ans. En retour, ces derniers furent brûlés dans l'église même du village, plus exactement dans le chœur de celle-ci, lui donnant la particularité d'avoir une partie datant du XIIIe siècle et une autre du XVIIe siècle.
  • Marcel Delépine, né le 19 septembre 1871 à Saint-Martin-le-Gaillard et mort le 21 octobre 1965, est un chimiste et pharmacien français.
  • Jean Baptiste André Leschevin ou Léchevin, naquit le 4 juillet 1732 à Etocquigny, dans l'ancienne paroisse d'Auberville-sur-Yère. Le goût et l'exercice de la médecine paraissaient héréditaires depuis deux siècles dans sa famille, car il était fils de Jean-Baptiste Léchevin, chirurgien à Etocquigny, petit-fils de Pierre Léchevin, maître en chirurgie à Caude-Cote, ancienne paroisse de Villy-le-Haut, et arrière-petit-fils de Me Léchevin, qui aurait exercé, comme ses descendants, la profession de chirurgien. Entré en qualité d'élève à l'Hôtel-Dieu de Rouen, il était un des plus brillants élèves de Lecat, fondateur de l'Académie de chirurgie de cette ville. Il faillit en devenir le gendre. Il a rédigé des rapports sur certains traitements des maladies dans son service à l'hôpital de Rouen qui attirèrent assez l'attention des autorités de l'époque pour qu'on lui décernât une récompense de 600 livres, à cause de son dévouement aux pauvres. Décédé le 8 mars 1788, il laissait 100 louis à l'hôpital pour être inhumé dans la chapelle. Il fut enterré dans le cimetière. Son épitaphe, conservée de nos jours dans la chapelle de l'Hospice-Général, porte : « Ci git Jean Baptiste André Leschevin chirurgien émérite de cet hôpital autant estimé pour ces vertus que regretté pour ses rares talents. Il cessa de vivre le 8 mars 1788, âgé de 55 ans 8 mois après avoir employé 32 ans au soulagement des pauvres de cette maison. Que son âme repose en paix[5]. ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Les Crimes de Saint Martin le Gaillard et de Douvrend, Antoine-Alexandre Boutellier.
  3. GASO - Banque du blason - 76619
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. François Hue, Histoire de l'hospice général de Rouen 1602-1840, Rouen, A. Lestringant,‎ 1903 (lire en ligne).