Famille de Saboulin Bollena

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Saboulin Bollena)
Aller à : navigation, rechercher
Armoiries des Saboulin Bollena

La famille de Saboulin Bollena (ou Sebolin, ou Sabolin) est une maison d'ancienne extraction (1472 - ANF)[1], de noblesse immémoriale[2] (maintenues de noblesse, en 1668, par Belleguise[3]), ayant toujours eu ses attaches en Provence dans le Var, à Signes[4], jusqu'en 1620, à laquelle ils donnèrent plusieurs générations de capitaines généraux[5]. Par ailleurs François de Saboulin Bollena, baron de La Motte-du-Caire. , 1er Consul de Hyères[6], fut député[7] aux états généraux de 1614[8].

Ils s'établirent ensuite à Marseille dont Pierre de Saboulin Bollena fut échevin[9] (élections de 1682[10]), lequel se distingua par l'aide qu'il apporta aux oeuvres de Terre Sainte et à la restauration de l'église du Saint Sépulcre à Jérusalem[11], ainsi que François de Saboulin Bollena 1er échevin-maire[12] (élections du 28 octobre 1702[13]) et conseiller-notaire-secrétaire du Roi, maison, couronne de France et des finances[14]. Il acquit au début du XVIIIe siècle, l'hôtel de Noailles, où il accueillit lors de leurs visites à Marseille le maréchal de Villars en 1716[12], et Charlotte-Aglaé d'Orléans, duchesse de Modène, en 1720[12].

Ils participèrent à l'essor du négoce maritime en commerçant[15] avec les échelles du Levant - Chios[16], Constantinople[17](actuelle Istanbul) et Seyde[18](actuelle Sidon) -, mais aussi avec le Maroc (Tetouan)[19]. Ils furent par ailleurs les premiers à lancer des expéditions vers les îles des Amériques (Caraïbes)[20]. L'actuel musée du Vieux Marseille, également appelé maison Diamantée et considéré comme l'une des plus vieilles demeures marseillaise[21], fut l'hôtel de Saboulin Bollena[21].

Une branche s'est établie durant le XVIIe siècle[22] et le XVIIIe siècle[23] à Bayonne[24], laquelle compta plusieurs corsaires[25], dont Michel de Saboulin qui partit s'installer à la fin du XVIIIe siècle en Martinique. Jean de Saboulin, écuyer, fut représentant de la noblesse à l'assemblée générale du pays des basques et labour en 1789[26].

Ils vivent depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle[27] à Aix-en-Provence[28], où la branche aînée est installée au Château de Lanfant près de Luynes. Ils ont également pris racines en Lozère, à Barjac[29], ainsi qu'en Bretagne, à Vannes.


Références[modifier | modifier le code]

  1. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française contemporaine, Éditions Robert Laffont, Paris, 1977
  2. Louis Ventre d'Artefeuil, Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence, volume 2 p. 352 et volume 3 (supplément) p. 307-309, 1776,
  3. Baron du Roure, Les maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669), 1923, Tome 2, p.583/584
  4. Abbé Dominique Robert de Briançon, L'État de la Provence, tome 3, Paris 1693
  5. Abbé V. Saglietto : La Commune de Signes. Étude archéologique et historique, 1935
  6. Louis-Pierre Anquetil, L'Intrigue du cabinet sous Henri IV et Louis XIII, terminée par la Fronde, tome IV, Paris 1809
  7. Augustin Thierry, Essai sur l'histoire de la formation et des progrès du tiers état, Paris 1853
  8. Duval et Lalourcé, Recueil de pièces originales et authentiques concernant la tenue des états-généraux, tome 5, Paris 1789
  9. Paul Masson, Les Bouches-du-Rhône : encyclopédie départementale, 1932
  10. Louis-E. Méry, Histoire analytique et chronologique des actes et des délibérations du corps et du conseil de la municipalité de Marseille, depuis le Xe jusqu'à nos jours, tome V, 1847, p. 18
  11. Syndic et Trésorier perpétuel à Marseille de l'Hospice de le Terre Sainte du Couvent des Cordeliers, cf: Lettre écrite de Jérusalem le 11 juin 1698 au sujet du rétablissement de l'église du Saint Sépulcre, accordée aux religieux de Saint François sur la demande de l'Ambassadeur du Roy à la Cour Ottomane - extrait du Mercure galant, octobre 1698 in "Archives des voyages ou Collection d'anciennes relations inédites ou très-rares de lettres, mémoires, itinéraires et autres documents relatifs à la géographie et aux voyages, suivies d'analyses d'anciens voyages et d'anecdotes relatives aux voyageurs" Henri Ternaux-Compans, 1840, p.207
  12. a, b et c Revue de Marseille et de Provence, volume 16, Marseille 1870, p.6
  13. Grosson, Almanach historique de 1779, p. 1094
  14. Abraham Tessereau, Histoire chronologique de la grande Chancellerie de France, tome 2, Paris 1706, p.475
  15. Gabriel-Joseph Lavergne-Guilleragues, Correspondance, 1976
  16. Philip Pandely Argenti, Diplomatic archive of Chios, 1577-1841, Volume 1, University Press, 1954
  17. Edhem Eldem, French trade in Istanbul in the eighteenth century, 1999
  18. Maurice H. Chéhab, Documents diplomatiques et consulaires relatifs à l'histoire du Liban et des pays du Proche-Orient du XVIIe siècle à nos jours, volume 1, numéro 2, éditions des œuvres politiques et historiques, 1975
  19. Henri Marie de La Croix Chastries (comte de), Les sources inédites de l'histoire du Maroc de 1530 à 1845, Volume 1 et 4, E. Leroux, 1931 et travaux du Professeur Penz, lettre du 15 juillet 1684 du consul Jean Peillet
  20. Charles Carrière, Négociants marseillais au XVIIIe siècle : contribution à l'étude des économies maritimes, volume 1, Institut historique de Provence, 1973 p. 68
  21. a et b Site officiel de la ville de Marseille, La Maison Diamantée ou l'Oustau Bigarrado pouncho de diamant: http://www.marseille.fr/sitevdm/jsp/site/Portal.jsp?document_id=601&portlet_id=789
  22. Société des sciences, lettres & arts de Bayonne, bulletin numéros 114 à 119, p. 460/461
  23. Recueil de documents relatifs à la convocation des États Généraux de 1789, bailliage de Labourd
  24. Mercure de France, novembre 1746
  25. Édouard Ducéré, Histoire maritime de Bayonne : les corsaires sous l'Ancien Régime, 1895
  26. Louis de la Rocque et Édouard de Barthélemy, Catalogue des gentilshommes en 1789, 1866
  27. René Borricand, Les Hôtels particuliers d'Aix-en-Provence, 1971
  28. Antoine C. Sfeir, Le Domaine de Lanfant, mémoire sous la direction du professeur Éric Mension-Rigau, université Paris-1 Panthéon-Sorbonne 2009. (extrait de)
  29. http://www.francedusud.com/languedoc-roussillon/lozere/vallee-du-lot/barjac.html

Articles connexes[modifier | modifier le code]