Innocent Cybo

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Innocent Cybo
Image illustrative de l'article Innocent Cybo
Biographie
Naissance 25 août 1491 à Gênes, Drapeau de la République de Gênes République de Gênes
Décès 14 avril 1550
à Rome, Flag of the Papal States (pre 1808).svg États pontificaux
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
23 septembre 1513 par Léon X
Titre cardinalice Cardinal-diacre de Ss. Cosma e Damiano
Cardinal-diacre de S. Maria in Domnica
Cardinal-diacre de S. Maria in Via Lata
Évêque de l’Église catholique
Administrateur de Volturara
Camerlingue de la Sainte Église romaine
Administrateur de Turin
Archevêque de Gênes
Administrateur de Vintimille
Administrateur d'Aléria
Administrateur et évêque de Marseille
Administrateur d'Édimbourg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Innocent Cibo ou Cybo (né le 25 août 1491 à Gênes et mort le 23 septembre 1550 à Rome) a été cardinal, archevêque de Gênes et de Turin, évêque de Marseille.

Biographie[modifier | modifier le code]

Arrière-petit-fils de Arano Cybo, Innocent Cibo, né en 1491, était par son père François Cibo le petit-fils du pape Innocent VIII et par sa mère, Madeleine de Médicis, le neveu du pape Léon X. À 23 ans seulement, il est créé cardinal par son oncle Léon X qui lui donna l'archevêché de Gênes. En 1517, il est transféré à l'archevêché de Turin qu'il échangera avec Claude de Seyssel et deviendra donc évêque de Marseille.

Le 20 janvier 1518 il nomma pour vicaire général de l'évêché de Marseille, Marianus Domilutio, qui mit un terme à Aubagne au procès qui avait débuté avec Claude de Seyssel et devint évêque d'Aléria.

Après la mort du pape Léon X survenue le 1er décembre 1520 un nouveau conclave s'ouvrit pour l'élection d'un successeur. Innocent Cibo manque l'élection d'une seule voix : il obtint 19 voix sur 29 votants mais n'atteint pas la majorité des deux tiers[1]. Finalement c'est Adrien Florent, évêque de Tortosa (Espagne) qui sera élu pape et qui prendra le nom d'Adrien VI.

En 1524 lors du siège de Marseille par les troupes du connétable de Bourbon, son palais épiscopal fut rasé le 29 août 1524[2] afin de faciliter la défense de la cité phocéenne. Innocent Cibo se trouve à Rome lorsque la ville est assiégée par le connétable de Bourbon qui trouvera la mort au cours du siège le 6 mai 1527 [3] . Rome est cependant prise d'assaut puis mise à sac. Le cardinal Cibo parvient à s'enfuir tandis que le pape Clément VII se réfugie au Château Saint-Ange puis capitule le 6 juin 1527[4] .

Innocent Cibo se rend à Parme où s'était réfugié le sacré collège. Plusieurs cardinaux envisagent alors un retour du Saint-Siège à Avignon. Cibo s'y oppose vigoureusement. En 1530 il se démet de son évêché de Marseille en faveur de son frère Jean-Baptiste Cibo.

Après la mort du pape Clément VII le 25 septembre 1534 à Rome, il assiste au conclave qui élira le 13 octobre 1534 Alexandre Farnèse qui prit le nom de Paul III. Innocent Cibo gouvernera l'État de Florence après l'assassinat en 1537 d'Alexandre de Médicis et œuvrera pour l'élection de Cosme de Médicis. Il participe une dernière fois à l'élection d'un pape, Giammaria del Monte qui prendra le nom de Jules III, et mourra peu de temps après à Rome le 13 avril 1550. Il sera enterré aux pieds de la tombe des papes Léon X et Clément VII dans l'église Sainte-Minerve à Rome.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Joseph Hyacinthe Albanés, Armorial & sigillographie des Évêques de Marseille avec des notices historiques sur chacun de ces Prélats, Marius Olive, Marseille, 1884, pages 132-134.
  • Jean Rémy Palanque, Le diocèse de Marseille, Letouzey & Ané, Paris 1967, page 117
  • Mgr De Belsunce, L'antiquité de l'église de Marseille et la succession de ses évêques, chez la veuve Brébion, Marseille, 1751, 3 volumes, Tome 3 pages 111-144.

Références et liens[modifier | modifier le code]

  1. Mgr De Belsunce, L'antiquité de l'église de Marseille et la succession de ses évêques, chez la veuve Brébion, Marseille, 1751, 3 volumes, Tome 3 page 121
  2. Raoul Busquet, Histoire de Marseille, Robert Laffont, Paris, 1977, page 170-171
  3. René Guerdan, François Ier, le roi de la Renaissance, Flammarion, Saint-Amand , 1976, page 251 (ISBN 2-08-060894-0)
  4. René Guerdan, François Ier, le roi de la Renaissance, Flammarion, Saint-Amand , 1976, page 254 (ISBN 2-08-060894-0)