Richard de Fournival

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Richard de Fournival

Activités Écrivain, poète, médecin
Naissance 10 octobre 1201
Décès 1er mars 1260 ou 1259
Langue d'écriture Ancien français
Genres Roman courtois

Œuvres principales

  • Bestiaire d'Amour (vers 1250)
  • Response du Bestiaire (vers 1250)
  • Conseils d’amour
  • Traité de la puissance d’amour

Richard de Fournival né le 10 octobre 1201 et mort le 1er mars 1260[1], est un médecin, alchimiste, poète, clerc, et érudit français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Fils de Roger de Fournival, Richard de Fournival, chanoine du chapitre cathédral d'Amiens en 1239, il devint chancelier de l’évêque. Il fut également chanoine de Rouen et chapelain du cardinal Robert de Sommercote.

On sait qu'il reçut l'autorisation de pratiquer la médecine et qu'il devint médecin des rois Philippe Auguste et Louis VIII Le Lion[2].

D’une ouverture d’esprit et d’une science déjà humanistes, fut un fin lettré et un bibliophile, il rassembla de nombreux manuscrits et composa divers traités didactiques qui constituèrent une part importante de la première bibliothèque de Sorbonne.

Poursuivant la vieille tradition des bestiaires, lapidaires, plantaires et volucraires, il combine dans son Bestiaire d'Amours et de Responses, vers 1245, (Œuvre en prose, ensuite mise en vers) la tradition typologique des bestiaires et la topique amoureuse des trouvères, donnant un sens érotique à des symboles animaux traditionnellement édifiants.

Une œuvre littéraire originale[modifier | modifier le code]

La gravité de ses fonctions ecclésiastiques ne l’empêchent pas de prendre Ovide pour maitre et il crée, au cours du second quart du XIIIe siècle, une œuvre en prose originale destinée à une fortune européenne considérable et immédiate, avec son Bestiaire d’Amour, œuvre d’une invention ingénieuse, ayant pour objet d’exhorter les dames à aimer. Sur le modèle, mais en marge des bestiaires moralisés, Richard adapte le symbolisme animal à une casuistique courtoise qui illustre sous une forme pseudo-autobiographique les étapes et les infortunes d’une quête amoureuse. Une soixantaine d’animaux, empruntés à la tradition zoologique antique et médiévale, viennent fixer, par l’image autant que par la valeur emblématique que l’auteur leur impose, les postures et les démarches de l’amant sincère et de la dame.

Parmi les nombreuses imitations et adaptations que le Bestiaire d’Amour a suscitées, la Response se distingue en donnant crédit à l’autobiographie, sous la forme d’un jeu parti parfois véhément en défense de « la dame », ou des femmes victimes des manœuvres de séduction masculines.

On lui doit ensuite des Conseils d’amour, dialogue en prose ; un Traité de la puissance d’amour, consistant en sept chansons ; enfin une Biblionomie ou description des livres de la Bibliothèque d’Amiens.

On lui a attribué à tort le roman anonyme Abladane. On avait aussi sous son nom un poème latin en français, au XIVe siècle, par Jean Lefèvre, sous le titre La Vieille ou Les dernières amours d’Ovide[3].

Le Bestiaire d'Amour[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bestiaire d'Amour.

Le Bestiaire d'Amour par Richard de Fournival comprend :

Galerie[modifier | modifier le code]

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La chasse à la licorne du bestiaire d'amour

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le Bestiaire d'Amour et la Response du Bestiaire (vers 1250). Édition bilingue. Publication, traduction, présentation et notes par Gabriel Bianciotto. Éditions Honoré Champion, 2009. 1 vol., 432 p., broché, 12,5 x 19 cm, (ISBN 978-2-7453-1832-9).
  • Speculum astronomiae (Le miroir d'astronomie, vers 1265), édi. par Paola Zambelli, Dordrecht, Kluwer Academic Publishing, 1992. (Attribué autrefois à Albert le Grand ; attribué à Richard de Fournival par Bruno Roy, 2000).
  • Biblionomia (vers 1250), édi. par Henri Omont, Imprimerie du Blanc-Pascal, 1885, 40 p. Catalogue de bibliothèque. Description de 162 manuscrits.
  • De vetula (De la vieille femme), éd. P. Klopsch, Leiden-Köln, Brill, 1967 ; éd. D. M. Robathan, Amsterdam, Hakkert, 1968. La vieille ou les dernières amours d'Ovide, poëme français du XIV° siècle traduit du latin de Richard de Fournival par Jean Lefèvre, édi. par H. Cocheris, Paris, 1864, LIV-293 p. Le manuscrit original est signé Ovidius mais il est de moins en moins accepté comme écrit par Ovide lui-même. On parle actuellement de l'écriture par le Speudo-Ovide. L'identité de ce Speudo-Ovide est discuté. C'est soit Richard de Fournival (le plus largement accepté) soit Jean Lefèvre (13e siècle) qui ne serait pas le traducteur mais l'auteur dans ce cas.
  • Nativitas. Autobiographie astrologique.

Études sur Richard de Fournival[modifier | modifier le code]

  • sur le Bestiaire d'Amour : G. Bianciotto, Les bestiaires du Moyen Âge, 1980.
  • sur la Biblionomia : L. Delisle, Le Cabinet des manuscrits, Paris, 1874, p. 520-535 ; "Étude sur la Biblionamia de Richard de Fournival", Recherches de théologie ancienne et médiévale, t. XXX, abbaye du mont César, 1963 ; A. Birkenmajer, "La bibliothèque de Richard de Fournival", in Études d'histoire des sciences et de la philosophie du Moyen Âge, Cracovie, 1970, t. I, p. 117-215.
  • sur le Speculum astronomiae : Bruno Roy, "Richard de Fournival, auteur du Speculum astronomiae", Archives d'histoire doctrinale et littéraire du Moyen Âge, 67 (2000), p. 159-180 ; Paola Zambelli, The Speculum astronomiae ands its enigma. Astrology, Theology and Science in Albertus Magnus and his Contemporaries (1992), Springer, 2010, 384 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • [1] Le bestiaire d'amour par Richard Fournival suivi de la Réponse de la dame], enrichi de 48 dessins gravés sur bois publiés pour la première fois d'après le manuscrit de la Bibliothèque impériale, par Célestin Hippeau, professeur à la faculté des lettres de Caen, Paris, Auguste Aubry, 1860
  • [2] Richard de Fournival, Le Bestiaire d'amour, suivi de La Réponse de la dame

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ou 1259.
  2. Emmanuel Poulle, La date de naissance de Louis VIII, Bibliothèque de l'école des chartes, 1987, volume 145, p. 428
  3. Edition by Hippolyte Cocheris (1861), La Vieille ou les dernières amours d'Ovide.