Richard Bellman

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Richard Ernest Bellman, né le 29 août 1920 à Brooklyn et mort le 19 mars 1984 à Los Angeles), est un mathématicien américain. Il étudia les mathématiques appliquées. Célèbre pour diverses contributions dans plusieurs domaines des mathématiques, il est surtout l'inventeur de la programmation dynamique, qui résolut à son époque de façon inespérée l'optimisation des sommes de fonctions monotones croissantes sous contraintes[1].

Bellman a fait ses études de mathématiques au Collège de Brooklyn et à l'université du Wisconsin. Il a ensuite travaillé pour un groupe d'étude en physique théorique au Laboratoire national de Los Alamos, et a préparé sa thèse de doctorat à l'université de Princeton en 1946 sous la direction de Solomon Lefschetz[2].

Il a enseigné à l’université de Californie du Sud, et a été membre de l’Académie américaine des arts et des sciences (1975), et de l’Académie nationale d'ingénierie américaine (1977). Il s'est vu décerner l’IEEE Medal of Honor en 1979 « en reconnaissance de ses contributions à la théorie de la décision et à la théorie du contrôle optimal, notamment par la création et les applications de la programmation dynamique ». Il reçoit le prix de théorie John von Neumann en 1976.

L’algorithme de Ford-Bellman permet de déterminer les plus courts chemins à partir d'un sommet dans un graphe orienté pondéré quelconque (l’algorithme de Dijkstra, plus rapide, impose des poids positifs).

Son ouvrage Dynamic programming date de 1963. Déjà auréolé de son succès, Bellman y étrille une obsession des statisticiens de son époque pour les estimateurs sans biais et l'illustre même facétieusement par un poème : Hiawatha (un jeune Amérindien qui place toutes ses flèches au centre de la cible et dont ses camarades - qui la ratent - se moquent parce qu'il utilise un estimateur avec biais).

Évoquant l'explosion combinatoire du coût de résolution d'un problème lorsqu'on se donne une inconnue supplémentaire (c'est-à-dire un degré de liberté supplémentaire, ou, d'un certain point de vue, une dimension d'espace supplémentaire), Bellman a lancé l'expression « fléau de la dimension » (Curse of dimensionality).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il s'agit d'une méthode de résolution numérique et non symbolique, mais elle arrivait à point nommé car les ordinateurs commençaient à être disponibles dans tous les bureaux d'études
  2. Mathematics Genealogy Project