Wezembeek-Oppem

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Wezembeek-Oppem
Maison communale de Wezembeek-Oppem
Maison communale de Wezembeek-Oppem
Blason de Wezembeek-Oppem
Héraldique
Drapeau de Wezembeek-Oppem
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Communauté Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Province Drapeau du Brabant flamand Province du Brabant flamand
Arrondissement Hal-Vilvorde
Bourgmestre Frédéric Petit
Majorité LB-Union(2007-12)
Sièges
LB-Union
WOPlus
23(2013-18)
19
4
Section Code postal
Wezembeek-Oppem 1970
Code INS 23103
Zone téléphonique 02
Démographie
Gentilé Wezembeekois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
13 849 ()
47,95 %
52,05 %
2 031 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
23,62 %
59,95 %
16,43 %
Étrangers 21,78 % ()
Taux de chômage 6,23 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 16 188 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 50′ N 4° 29′ E / 50.83, 4.483 ()50° 50′ Nord 4° 29′ Est / 50.83, 4.483 ()  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
6,82 km2 (2005)
31,21 %
0,73 %
65,15 %
2,91 %
Localisation
Image illustrative de l'article Wezembeek-Oppem

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Liens
Site officiel http://www.wezembeek-oppem.be/ www.wezembeek-oppem.be]

Wezembeek-Oppem (anciennement écrit Wesembeek-Ophem et parfois encore en français[1]) est une commune belge située en Région flamande dans la province du Brabant flamand.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Wezembeek-Oppem est située dans l'arrondissement administratif de Hal-Vilvorde et dans l'arrondissement électoral et judiciaire bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde. C'est une commune à facilités pour les francophones. Elle fait partie des communes à facilité de la « périphérie bruxelloise » au même titre que Crainhem, Drogenbos, Linkebeek, Rhode-Saint-Genèse et Wemmel.

Elle se trouve à l'est de Bruxelles, aux limites de Kraainem et Woluwe-Saint-Pierre, à la sortie 2 du Ring R.0 autour de Bruxelles et est accessible par le réseau de la STIB avec le tram 39 (Montgomery-Stockel-Ban Eik) et les minibus navettes 76 (Kraainem - Oppem) et 77 (Kraainem - Hippodrome).

Située près de l'aéroport de Bruxelles, la commune subit aussi les nuisances sonores des activités aéroportuaires, ce qui suscite le mécontentement de nombreux riverains depuis que le ministre Bert Anciaux a édicté un plan réglant le trafic aérien en 2004. Ce plan a déplacé une importante partie du trafic aérien des communes du Nord de Bruxelles vers celles de l'Oostrand dont font partie Kraainem et ses voisines de Woluwe et Wezembeek. Après plusieurs années de péripéties judiciaires[2], ce plan, dit de dispersion, est remplacé fin janvier 2009 par un nouveau plan de répartition des nuisances liées au trafic aérien, qui a été adopté par le Conseil des Ministres le 19 décembre 2008[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

François van Hoobrouck d'Aspre est bourgmestre de Wezembeek-Oppem depuis 1994. Il n'est cependant actuellement pas nommé officiellement par les autorités flamandes, à la suite de son refus de cesser d'appliquer les lois fédérales concernant les facilités, comme le réclame la circulaire du ministre Peeters (gouvernement flamand). Il siège également au conseil provincial du Brabant flamand sous la même étiquette UF-MR. Il est par ailleurs membre du Mouvement réformateur et est sénateur suppléant MR depuis juin 2007. En outre il est fondateur et Vice-Président de l'Union Belge Contre les Nuisances des Avions (UBCNA asbl).

Aux élections communales, la liste de l'Union des francophones a obtenu 10 sièges sur 23 (41,7 %) en octobre 1994 et 16 sièges sur 23 (57,8 % des voix) en octobre 2000.

Aux élections d'octobre 2006, la Liste du Bourgmestre LB - UF a obtenu 18 sièges sur 23 (76 % des voix). Ces élections n'ont plus offert aucun poste d'échevin élu directement à un néerlandophone, les échevins francophones étant tous directement élus.

Le lundi 23 décembre 2013, Frédéric Petit (MR) a prêté serment comment nouveau Bourgmestre, devant le gouverneur du Brabant flamand, Lodewijk De Witte[4].

Les majorités communales depuis 1994 ont été les suivantes :

  • 1994 : U.F et Entente Communale
  • 2000 : U.F et Démocratie Wezembeek-Oppem (DWO)
  • 2006 : Liste du Bourgmestre-Union des Francophones, majorité absolue
  • 2012 : Union des Francophones (U.F.)

Controverses linguistiques[modifier | modifier le code]

Wezembeek-Oppem est une des communes à facilités linguistiques de la Région flamande, une des six qui entourent la Région de Bruxelles-Capitale. Elle est la seule d'entre elles à ne pas toucher directement Bruxelles puisqu'une étroite bande de terrain appartenant à la commune de Crainhem l'en sépare.

À l'époque où a eu lieu le dernier recensement linguistique officiel, en 1947, un peu moins de 30 % de la population de Wezembeek-Oppem parlait le français comme langue maternelle[5]. Non en 1963 quand a été fixée officiellement la frontière linguistique en Belgique, comme rapporté souvent, mais seulement lors de la réforme constitutionnelle de 1970, la commune a été rangée parmi les communes de la région linguistique néerlandaise, mais avec le maintien du statut linguistique spécial communément appelé "régime des facilités" prévu en 1963. En 1980, la commune a été incluse dans la Région flamande nouvellement créée.

La langue de travail interne de l’administration est le néerlandais (comme partout en Flandre), mais les facilités obligent les administrations (locale, régionale, communautaire, fédérale) à utiliser le français dans leurs contacts avec les habitants francophones et à leur fournir différents documents officiels en français. Les facilités autorisent un enseignement primaire en français ainsi que d'autres services en français. La commune de Wezembeek-Oppem ne compte donc cependant pas d'établissement d'enseignement secondaire en français[6].

Pourtant, certains Flamands ne voient dans les "facilités" que des dispositions transitoires limitées dans le temps, qui laissaient à une minorité linguistique francophone (surtout ceux qui venaient de franchir la frontière des langues) le temps nécessaire pour s'intégrer, c'est-à-dire pour apprendre à maîtriser la langue officielle de la région. Cela bien que ces facilités aient été créées avant que la commune n'intègre, seulement en 1970, la région linguistique néerlandaise (lorsque la Constitution exigea que chaque commune fasse partie d'une région linguistique). Avant cela, il s'agissait d'une "commune en l'air", selon l'expression du Ministre Terwagne, à l'époque de l'instauration des lois linguistiques en 1963.

Mais il se fait que beaucoup de francophones considèrent ces facilités comme un droit permanent, ces facilités étant d'ailleurs "bétonnées dans la Constitution. La situation se complique du fait que Wezembeek-Oppem est voisine de la Région de Bruxelles-Capitale, où le français et le néerlandais sont deux langues officielles, mais où le pourcentage de néerlandophones a considérablement diminué au cours du siècle dernier. Du fait de son développement, l'ancien village flamand de Wezembeek-Oppem est devenu aujourd'hui une banlieue satellite de la Région de Bruxelles-Capitale, qui compte une majorité de francophones.

Environnement[modifier | modifier le code]

En 1995, un verger didactique a été aménagé, sur un terrain communal, par les élèves des écoles communales néerlandophones et francophones. Il est entouré d'une haie vive composée de plus de 25 essences indigènes différentes et accueille chaque année des centaines d'enfants venus découvrir la nature.

Depuis 2007, la commune de Wezembeek-Oppem est le théâtre d'une opération de sauvegarde de l'hirondelle de fenêtre. L'association "Le Verger" et la section locale de l'organisation flamande Natuurpunt ont placé des nids artificiels à l'intention de ces oiseaux dont il ne restait plus que quelques couples nicheurs. Le manque de boue dans les quartiers urbanisés les empêchent souvent de construire un nid. Grâce au soutien financier de la commune, à l'aide technique d'Econet et à la mobilisation de nombreux habitants qui ont accepté un nid sous leur corniche, cette opération connaît un succès croissant. Alors qu'il ne restait que 6 couples nicheurs en 2005, ce nombre est passé à 21 en 2009.

Depuis 2009, une partie des pelouses des parcs communaux est gérée de manière entièrement écologique : herbes et fleurs des prés peuvent y pousser librement (l'entretien est limité à une ou deux fauches par an).

Mouvements de jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Unité Scoute de la 71ème Saint-Joseph : Basée dans l'enceinte de l'école Saint-Georges, à la frontière entre Kraainem et Wezembeek-Oppem (au nord de la commune), elle compte plus de 250 membres âgés de 6 à 18 ans[7].
  • Unité Guide de la 40ème Saint-Joseph : Basée dans l'enceinte de la Fermette, en plein centre de la commune de Wezembeek-Oppem, elle compte plus de 150 membres âgés de 6 à 18 ans[8].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. On peut encore le lire sur les frontons de la Maison Communale Wesembeek-Ophem, selon l'ancienne orthographe flamande
  2. Karim Fadoul, Vers la fin du plan Anciaux, in La Dernière Heure, 04/01/2008, article en ligne
  3. Avions : le plan Anciaux à la poubelle samedi, agence Belga in Le Soir, 29/01/2009, article en ligne
  4. L'Avenir du lundi 23 décembre 2013
  5. Histoire des discriminations linguistiques ou pour motifs linguistiques, contre les francophones de la périphérie bruxelloise (de 120 000 à 150 000 citoyens belges).
  6. pour trois établissements primaires francophones : une école communale (La Fermette), et deux établissements paroissiaux (l'école Notre-Dame de la Trinité et l'institut Saint-Georges).
  7. Site internet de la 71ème
  8. Site internet de la 40ème

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]