Porte Saint-Martin
| Porte Saint-Martin | ||
La porte Saint-Martin vue du Sud |
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| Présentation | ||
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| Période ou style | Architecture classique (style Louis XIV) |
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| Type | arc de triomphe porte de ville |
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| Architecte | Pierre Bullet | |
| Dimensions | hauteur : 18 m | |
| Destination initiale | arc de triomphe porte de ville |
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| Protection | ||
| Géographie | ||
| Pays | ||
| Localité | Paris | |
| Coordonnées | ||
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Monument de Paris situé à l'emplacement d'une porte de Paris de l'ancienne enceinte de Charles V fraîchement détruite, la porte Saint-Martin fut érigée en 1674 sur ordre de Louis XIV, en l'honneur de ses victoires sur le Rhin et en Franche-Comté par l'architecte Pierre Bullet (Pierre Bullet était l'élève de François Blondel, architecte de la porte Saint-Denis voisine).
Sommaire |
Localisation [modifier]
L'édifice se trouve au croisement de l'axe Saint-Martin (rue Saint-Martin et rue du Faubourg-Saint-Martin) dans le 10e arrondissement et des Grands Boulevards (boulevard Saint-Denis et boulevard Saint-Martin).
Ce site est desservi par la station de métro Strasbourg - Saint-Denis. Il était auparavant desservi par la station éponyme Saint-Martin aujourd'hui fermée car trop proche de la précédente.
Description [modifier]
Il s'agit d'un arc de triomphe de 18 mètres de haut, construit en pierre calcaire à vermiculures, l'attique est en marbre.
Les écoinçons sont occupés par quatre allégories en bas-reliefs :
- au nord :
- la Prise du Limbourg en 1675, par Pierre Ier Legros : une femme assise près d'un lion couché ;
- la Défaite des Allemands, par Gaspard Marsy : Louis XIV en Mars, portant l'écu de la France et repoussant l'aigle germanique pour protéger une femme et un vieillard ;
- au sud :
- la Rupture de la Triple Alliance, par Étienne le Hongre : Louis XIV en Hercule à demi nu, portant sa perruque et tenant sa massue tandis qu'il foule aux pieds Achéloos ou Géryon ;
- la prise de Besançon, par Martin van den Bogaert : Louis XIV surmonté d'une Renommée, debout devant un palmier et un olivier et recevant les clefs d'une femme portant le genou à terre.
Portes successives [modifier]
Le monument actuel n'est que le quatrième à porter le nom de « porte Saint-Martin », après trois portes fortifiées datant de la période médiévale et s'échelonnant le long de la rue Saint-Martin.
La première porte Saint-Martin, surnommée l'« archet Saint-Merri », se trouvait juste avant le débouché de la rue Saint-Martin sur l'actuelle place Edmond-Michelet, à hauteur des nos 88 et 90 de la rue ()[1].
La deuxième porte, du début du XIIIe siècle, défendu par deux grosses tours, se trouvait juste au nord du croisement entre la rue Saint-Martin (à la hauteur des nos 197-199) et la rue du Grenier-Saint-Lazare ()[2].
La troisième porte Saint-Martin, du XIVe siècle, défendu par toute une bastide, se trouvait 60 mètres au sud de l'actuel arc-de-triomphe, au croisement de la rue Saint-Martin (des nos 355-357 au no 328 de la rue) avec la rue Blondel et la rue Sainte-Apolline () ; la bastide a été détruite en 1673[3].
La porte Saint-Martin fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862[4]. Des travaux de restauration ont été entrepris en 1988.
Annexes [modifier]
Notes et références [modifier]
- Gagneux et Prouvost 2004, p. 20.
- Gagneux et Prouvost 2004, p. 36.
- Gagneux et Prouvost 2004, p. 107.
- Notice no PA00086513, base Mérimée, ministère français de la Culture
Bibliographie [modifier]
- Renaud Gagneux et Denis Prouvost, Sur les traces des enceintes de Paris : promenade au long des murs disparus, Paris, éditions Parigramme, 2004, 246 p. (ISBN 2-84096-322-1).
Liens externes [modifier]
- (fr) Fiche insecula.