Papangue

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Le (ou la) papangue (Circus maillardi) est aussi appelé Busard de Maillard (nom Cinfo) ou Busard de la Réunion.

C'est le dernier rapace et le seul prédateur autochtone que l'on puisse trouver à la Réunion.
Le papangue est sur la liste rouge des espèces menacées[1] par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) éditée en septembre 2008.


Sommaire

Position systématique [modifier]

Autrefois sous-espèce du busard des roseaux (Circus aeruginosus), les formes vivant à Madagascar, aux Comores et à la Réunion ont été considérées comme formant une espèce différente (Circus maillardi). Aujourd'hui, on considère que les busards réunionnais constituent une espèce endémique de la Réunion (Circus maillardi), ceux de Madagascar et des Comores appartenant à une autre espèce (Circus macrosceles)

Étymologie [modifier]

Son nom vernaculaire est d'origine malgache. Il dériverait de papangoet.

Il tire son nom spécifique de Maillard, l'auteur qui distingua cet oiseau des busards européens.

Noms vernaculaires [modifier]

  • créole réunionnais papangue ou papang.
  • français de la Réunion papangue mais aussi pieds-jaune.

Description [modifier]

Cet oiseau mesure 50 à 53 cm de longueur (femelle plus grande que le mâle) pour une envergure de 110 à 150 cm (le plus grand oiseau de La Réunion) et une masse de 650 à 1500 g.

Le mâle est noir avec de grandes taches blanches et la femelle est brune.

Répartition [modifier]

Le papangue aime vivre dans les champs de canne, entre 500 m et 1 500 m d'altitude. On le retrouve aussi sur les hautes plaines à l'est et au sud de l'île. Il est rare dans les cirques de Cilaos et Mafate, sans doute en raison des persécutions dont il est encore l'objet.

Alimentation [modifier]

Il se nourrit de rats, souris, jeunes tenrecs qu'il va talonner au sol et de tec-tecs, cardinaux et moineaux qu'il attrape au vol.

Les busards pratiquent les échanges de nourriture en vol, appelés passes par les admirateurs des oiseaux chasseurs. Le mâle lâche sa prise comme par mégarde avant même que sa compagne n'arrive jusqu'à lui. Cette dernière arrive à se saisir de la minuscule proie au prix d'une extraordinaire accélération puis d'une virevolte quelque cinq ou six mètres au-dessous du point de lâché. Il fouille tres souvent dans les poubelles.

Relations avec l'Homme [modifier]

Seul oiseau prédateur de l'île, le papangue n'est pas aimé des Réunionnais qui pensent qu'il pourrait voler des poules dans les poulaillers : fait impossible vu son poids. Mais bien qu'il doive encore essuyer quelques coups de fusil, l'animal est protégé depuis 1989.

Actuellement la population de cette espèce est d'environ 200 couples.

Informations complémentaires [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. IGN Magazine N°54 page 10

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