Onésicrite

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Alexandre le Grand reçoit la visite de la reine des Amazones, l'une des légendes nées d'Onésicrite.

Onésicrite est un historien et un philosophe cynique de la fin du IVe siècle av. J.-C. Disciple de Diogène et contemporain des conquêtes d'Alexandre le Grand, il est l'auteur d'un ouvrage perdu, l'Alexandropédie (l'éducation d'Alexandre), où il fait l'éloge d'un roi civilisateur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Égine ou à Astypalée, il est l'un des quelques grecs (non macédoniens), avec Eumène de Cardia, Néarque et Médios de Larissa, à avoir obtenu de hautes fonctions honorifiques, même s'il ne porte semble-t-il pas le titre de Compagnon (hétère).

À la fois courtisan, navigateur, historien et philosophe, il est déjà assez âgé quand il prend part, d'abord comme interprète, à l'expédition d'Alexandre. Il est surtout connu pour avoir été le premier pilote de la flotte de Néarque chargée d'ouvrir une route maritime entre l'Indus et l'Euphrate en 325 av. J.-C. À Suse, il reçoit d'Alexandre en récompense de ses mérites une couronne d'or, tout comme Héphaistion, Léonnatos ou Néarque.

L’Alexandropédie[modifier | modifier le code]

Les sept livres de l'Education d'Alexandre ont été composés après la mort d'Alexandre et sans doute publiés dans les années 320-310. Onésicrite y raconte les événements des années 334 à 323 ; mais il ne se contente pas d'exposer les exploits du Conquérant, il s'intéresse aussi à décrire les mœurs et la géographie des contrées conquises tout en livrant une part de mythe et de merveilleux.

On doit à l'Alexandropédie des témoignages importants, cités par des auteurs plus tardifs, sur le périple en Inde, notamment au sujet des gymnosophistes. Strabon raconte en effet qu'Onésicrite a demandé à un brahmane de lui enseigner sa doctrine ascétique. Il décrit aussi les peuples de Mousicanos et de Cathaïe (Pendjab actuel) dont les coutumes sont eugénistes[1].

Onésicrite est par l'intermédiaire de Clitarque à l'origine du mythe de la rencontre entre Alexandre et la reine des Amazones. Clitarque aurait en effet consulté l'Alexandropédie dans la dernière phase de la rédaction de son Histoire d'Alexandre, confortant une version mythique et panégyrique de la conquête. Strabon voit en lui « le fantaisiste en chef d’Alexandre ». Diogène Laërce le compare à Xénophon, tout en le jugeant inférieur[2]. Pour autant la part historique de l'Alexandropédie ne serait être dévaluée.

Notes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Pédech, Historiens compagnons d'Alexandre : Callisthène, Onésicrite, Néarque, Ptolémée, Aristobule, Collection d'Études Anciennes, 1984.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]