Philotas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Philotas (homonymie).

Philotas (en grec ancien Φιλώτας / Philôtas) est l'un des plus proches compagnons d'Alexandre le Grand et l'un de ses officiers. Il meurt en octobre -330 avant notre ère.

Il est le fils aîné de Parménion, l'un des principaux généraux d'Alexandre, et le frère d'Hector et Nicanor. Philotas, lors de l'expédition en Asie, porte le titre d'Hipparque et dirige la cavalerie lourde macédonienne des Compagnons (hétairoi) (environ 1 500 à 1 800 cavaliers) en particulier à la bataille de Gaugamèles (331).

Philotas et son père n'approuvent pas la poursuite de l'expédition vers les provinces de l'empire perse aussi éloignées que l'Arie et la Drangiane (frontières de l'Iran et de l'Afghanistan actuel).

Connu pour arborer une certaine arrogance et une certaine défiance vis-à-vis du le roi, Philotas est impliqué à l'automne 330 avant Jesus-Christ, dans un complot contre la vie du roi alors sans enfant et donc sans héritier patrilinéaire.
Il est confondu pour n'avoir pas révélé au souverain le danger qui le menaçait alors qu'un tiers l'en avait expressément diligenté.
En effet, Dymnus l'un des auteurs du complot, adepte de pédérastie, confie à Nicomaque un jeune prostitué dont il est épris, ses intentions en lui faisant jurer par serment devant les dieux à l'intérieur d'un temple, de ne rien dire. Nicomaque parjure néanmoins son serment et révèle tout à son frère Cébalinus.
Cébalinus somme alors Philotas à plusieurs reprises d'en avertir le roi.
Ce qu'il ne fera pas en lui assurant que le roi ne lui avait pas laissé le temps de lui en parler. Plus tard Philotas affirme qu'il n'avait donné aucun crédit à ces informations dont la source provenait d'un débauché et qu'il ne voulait pas accuser à la légère les amis du roi d'un crime aussi grave, Nicomaque et Cébalinus n'étant par ailleurs que des enfants.

Selon l'usage macédonien c'est le peuple en temps de paix et l'armée en temps de guerre qui juge les crimes capitaux.
Sur les accusations du roi faisant état de faits de lèse-majesté antérieurs, de Cratère particulièrement virulent dans cette affaire et de Côènus son beau-frère, mari de sa soeur il est soumis à la torture au cours de laquelle il fait des aveux.
Le lendemain ses déclarations sont lues devant l'assemblée.

L'assemblée militaire des Macédoniens le condamne finalement à être lapidé comme le veut la coutume macédonienne, de même que les autres conjurés dénoncés par Nicomaque[1].
Il le sera à Phrada-Prophtasia (ouest de l'Afghanistan).
La crainte des effets de la loi macédonienne qui condamne les parents (au sens large) de quiconque a conspiré contre le roi à périr avec le coupable provoque la panique chez tous les parents de Philotas. Alexandre fait alors publier qu'il exempte les parents des coupables de la loi qui ordonne leur supplice.
Un peu plus tard, son père Parménion est assassiné sur ordre d'Alexandre.

Notes et références[modifier | modifier le code]