Antipater (général)

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Le royaume de Macédoine en 336 av. J.-C.

Antipater, en grec ancien Ἀντίπατρος / Antipatros (397319 av. J.-C.), est l'un des plus grands généraux de Philippe II, puis de son fils Alexandre le Grand. Il est régent de Macédoine durant la conquête de l'empire perse, au titre de « stratège d'Europe ». Après la mort d'Alexandre, il conserve la régence et prend part aux guerres des diadoques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière sous Philippe II[modifier | modifier le code]

Les origines d'Antipater sont méconnues. On ignore pratiquement tout de sa carrière avant 342, date à laquelle Philippe II le charge de gouverner la Macédoine pendant qu'il mène campagne contre des tribus thraces. Durant cette régence, Antipater se distingue en envoyant des troupes en Eubée contre Athènes qui essaye de soulever les cités contre la domination macédonienne. À l'automne 342, il représente Philippe à la Ligue Amphictyonique de Delphes, une organisation religieuse dont la Macédoine fait partie depuis 346. À partir de 340, en l'absence de Philippe parti assiéger Byzance, la régence échoit au jeune Alexandre. À la suite de la victoire de Philippe à la bataille de Chéronée, Antipater est envoyé en ambassade à Athènes afin de conclure un traité de paix et de rendre les dépouilles des Athéniens morts au combat. Après l'assassinat de Philippe en 336, il aide le jeune Alexandre à accéder au trône ; il apparait alors à cette époque comme étant proche d'Alexandre et d'Olympias.

Antipater est, avec Parménion, le général le plus expérimenté. Il conseille vainement à Alexandre de ne pas commencer l'expédition asiatique avant qu'il n'ait un héritier. En 334, il est désigné « stratège d'Europe », à charge pour lui d'assurer la régence de la Macédoine et de préserver la ligue de Corinthe tout en réprimant d'éventuels mouvements de rébellion en Grèce.

Régent de Macédoine[modifier | modifier le code]

Antipater dispose sous le règne d'Alexandre de pouvoirs très étendus. Il mène une politique avisée et montre son attachement à une monarchie traditionnelle et « patriarcale » dans laquelle la noblesse peut s'exprimer librement au sein du Conseil royal. Pendant qu'Alexandre conquiert l'Asie, Antipater apparaît de fait comme le souverain aux yeux des Macédoniens. Il utilise la ligue de Corinthe afin de maintenir les Grecs dans la dépendance tout en s'appuyant, comme Philippe II, sur des régimes oligarchiques ou tyranniques soutenus par des garnisons macédoniennes. Antipater participe indirectement à la conquête en envoyant par exemple des renforts durant l'hiver 334-333 pendant le séjour d'Alexandre à Gordion. Antipater est rapidement aux prises avec les cités grecques qui profitent de l'absence d'Alexandre pour se soulever, Memnon de Rhodes ayant auparavant pris contact avec le roi de Sparte, Agis III, et les cités les plus hostiles aux Macédoniens. Il doit également faire face en Égée à la flotte perse commandée par Memnon de Rhodes qui, heureusement pour Antipater, meurt durant le siège de Mytilène au début 333. Le reste de la flotte perse est dispersé après la victoire d'Alexandre à Issos.

En 332, Antipater doit faire face à la révolte de tribus thrace emmenées par Memnon de Thrace, stratège macédonien envoyé pour contenir une révolte, prend le parti des populations insurgées. Puis au printemps 331, au moment où Alexandre quitte l'Égypte, Antipater est menacé par les ambitions d'Agis. Celui-ci, qui vient de mener campagne en Crète, entend soumettre tout le Péloponnèse et assiège Megalopolis avec le soutien de contingents achéens, élidiens et arcadiens. Antipater reçoit une part du trésor de Suse ; ce qui lui permet de recruter de nombreux mercenaires et de lever une armée deux fois plus nombreuse que son adversaire. Il conclut une trêve avec les tribus thraces et mène en personne l'offensive dans le Péloponnèse. Il défait l'armée spartiate à bataille de Megalopolis durant laquelle Agis trouve la mort. Sparte négocie la paix directement avec Alexandre qui lui impose le paiement de 120 talents et surtout son entrée dans la ligue de Corinthe. Après la mort d'Agis, la Grèce entre sous la férule d'Antipater dans une période de paix jusqu'en 322.

Au fil de la conquête de l'Asie, Antipater manifeste de plus en plus sa réticence envers la politique orientalisante d'Alexandre, le préjugé envers les « Barbares d'Asie » étant encore tenace en Grèce comme en Macédoine. En outre, il ne conçoit pas qu'un roi puisse recevoir des honneurs divins. En 324, Alexandre a en effet annoncé aux Grecs qu'ils doivent désormais l'honorer d'un culte public en tant que « Dieu Invaincu » (Théos Anikètos). Enfin, Antipater n'admet pas la nouvelle politique impériale d'Alexandre en Grèce. Il considère que le roi s'immisce dans les affaires intérieures des cités en leur ordonnant le retour des bannis et le rétablissement dans leurs biens[1]. Antipater est chargé de faire appliquer ces édits royaux tandis que son hostilité à l'égard de cette politique remonte jusqu'à Alexandre par le biais d'Olympias.

Les relations entre Antipater et Olympias, qui a envoyé à son fils plusieurs lettres dénonçant la déloyauté du régent, se sont en effet gravement détériorées depuis le départ d'Alexandre[2]. À tel point qu'Olympias est contrainte en 331 de s'exiler en Épire dont elle exerce la régence. D'après Plutarque, Alexandre redouterait l'ambition et le double-jeu d'Antipater, « blanc à l'extérieur, pourpre à l'intérieur »[3] ; pour autant selon Arrien, Alexandre n'aurait pas douté de la loyauté du régent[4]. Encouragé par la reine-mère, Alexandre décide dans un premier temps, à la fin du printemps 324, d'appeler Antipater à Babylone pour lui demander des comptes. Mais le régent refuse et envoie son fils Cassandre (accompagné de Iolas) plaider sa cause. En vain, puisqu'Alexandre charge le fidèle Cratère de retourner en Macédoine avec un contingent de vétérans avec secrètement pour mission de destituer Antipater, par la force si nécessaire. Mais la mort d'Alexandre en juin 323 modifie ce plan.

Antipater et la guerre lamiaque[modifier | modifier le code]

La mort d'Alexandre apparaît être une bonne nouvelle pour Antipater. Celui-ci est en effet confirmé dans ses fonctions de « stratège d'Europe » au sein d'un triumvirat formé avec Perdiccas, chiliarque de l'empire, et Cratère, tuteur des rois. D'ailleurs une rumeur, propagée par Olympias et reprise par la Vulgate d'Alexandre[5], l'accuse de l'avoir fait empoisonner par l'intermédiaire de ses fils Cassandre et Iolas, échanson du roi[6]. Il est d'ailleurs possible que la publication d'une partie des Éphémérides royales par Antipater[7], qui relatent les banquets dionysiaques durant les derniers jours du roi, servent à le disculper[8].

C'est à ce moment qu'Antipater doit faire face à une nouvelle coalition en Grèce qui mène à la guerre lamiaque (323/322). Dès la mort d'Alexandre, les Athéniens se soulèvent contre la domination macédonienne. Hypéride suscite une alliance avec principalement des Étoliens, des Thessaliens, des Locriens et des Phocidiens. Fort d'un contingent de mercenaires payés avec le trésor pris à Harpale, le stratège Léosthène défait les Macédoniens en Béotie. Antipater doit abandonner les Thermopyles et décide, vu l'infériorité numérique de son armée, de s'enfermer dans Lamia en attendant les renforts venus d'Asie (fin 323). Il envoie une ambassade conduite par Hécatée (tyran de Cardia) auprès de Léonnatos afin que celui-ci, qui est censé mener campagne en Cappadoce au profit d'Eumène de Cardia, passe en Macédoine[9]. Lysimaque ne peut quant à lui venir en aide à Antipater car il est occupé à soumettre les tribus thraces.

La supériorité de la flotte athénienne, considérablement renforcée depuis l'administration de Lycurge, cesse avec l'arrivée en Égée d'une puissante escadre phénicienne et chypriote. Cleithos, l'amiral macédonien, défait la flotte athénienne dans l'Hellespont permettant la traversée des troupes de Léonnatos. Celui-ci trouve la mort aux pieds des remparts de Lamia mais l'arrivée de son armée permet à Antipater d'évacuer la cité. Au printemps 322, la flotte athénienne est détruite au large d'Amorgos. Cette grave défaite, qui marque la fin de la puissance navale athénienne, permet de libérer la mer Égée et d'amener en Grèce les renforts de Cratère. À la tête d'un contingent de 50 000 fantassins et 5 000 cavaliers vétérans, celui-ci rejoint Antipater, à l'été 322, qui pour sceller cette alliance offre à Cratère d'épouser sa fille Phila. L'apport de ces troupes est décisif. En août 322, les alliés grecs sont écrasés à la bataille de Crannon en Thessalie. À la suite de cette victoire complète, Antipater impose à Athènes une paix drastique. La démocratie est abolie pour être remplacée par un régime oligarchique. Hypéride est torturé et exécuté, Démosthène contraint au suicide. Antipater et Cratère comptent envahir l'Étolie mais l'arrivée en Macédoine d'Antigone qui leur fait part des ambitions royales de Perdiccas les incite à abandonner ce projet.

La coalition contre Perdiccas[modifier | modifier le code]

Perdiccas désire en effet capter à son profit le prestige de la dynastie argéade afin de conforter sa prétention au trône de Macédoine. Dans un premier temps, Antipater a voulu conclure une alliance en lui offrant d'épouser sa fille Nikaia, ce que Perdiccas a accepté. Nikaia arrive en Asie Mineure où se trouve Perdiccas avant l'automne 322. Mais d'un autre côté, Olympias veut porter tort à Antipater et cherche à se débarrasser de Philippe III. Pour cela, elle recherche l’alliance de Perdiccas en lui proposant d'épouser la propre sœur d'Alexandre, Cléopâtre, veuve d'Alexandre d’Épire, et de marcher sur la Macédoine afin d'y ramener la dépouille d'Alexandre. Perdiccas finit donc par renoncer à Nikaia pour accepter l'union avec Cléopatre au début de l'année 321. C’est une union bien plus prestigieuse, car elle fait de lui l’oncle du jeune Alexandre IV[10]. Mais il s'aliène dangereusement Antipater qui met sur pied une coalition contre lui.

Cette première coalition des diadoques réunit principalement Antipater, Cratère, Ptolémée et Antigone contre Perdiccas. Au printemps 321, Antigone débarque ses troupes à Éphèse tandis qu'Antipater et Cratère traversent sans difficulté l'Hellespont, les troupes de Perdiccas désertant en masse. Le chiliarque, alors stationné en Cilicie avec les rois, décide de marcher contre Ptolémée, tandis qu'Eumène de Cardia est chargé de défendre l’Asie Mineure contre Antipater et ses alliés. Perdiccas trouve la mort en Égypte, tandis qu'Eumène défait Cratère en Asie Mineure au printemps 321, les Macédoniens ralliés par Eumène après la mort de Cratère s'échappant rapidement auprès d'Antipater. À l'automne 321, Eumène manque de livrer bataille à Antipater en Lydie mais Cléopâtre parvient à le convaincre de quitter Sardes et d'éviter le combat avec le prestigieux régent.

Régent de l'empire[modifier | modifier le code]

La mort de Perdiccas entraîne une nouvelle répartition des postes. Au conseil de Triparadisos en Syrie, Antipater, qui est présent pour la première fois en Asie, reçoit les pleins pouvoirs avec le titre d'épimélète (protecteur) des rois[11]. Il devient à la fois régent de l'empire et tuteur des rois, même si cette charge est d'abord prévue pour échoir à Antigone. Néanmoins, l'autorité d'Antipater apparaît être brièvement contestée. Il doit subir à Triparadisos une mutinerie fomentée par Eurydice. L'armée réclame en effet auprès d'Antipater les gratifications promises par Alexandre. Eurydice accuse Antipater en public mais l'intervention des troupes d'Antigone permet au régent de reprendre le contrôle de la situation.

Antipater confie immédiatement de vastes pouvoirs à Antigone qui reçoit, en plus d'un maintien dans ses satrapies, le titre de « stratège d'Asie », à charge pour lui de vaincre Eumène de Cardia. Antigone bénéficie dès lors de pouvoirs équivalents à ceux confiés à Antipater sous le règne d'Alexandre. Antipater lui adjoint cependant comme second son propre fils Cassandre, désigné chiliarque de la cavalerie (et non chiliarque de l'empire comme dit parfois). Mais la mésentente entre Antigone et Cassandre éclate peu après. Désavoué par son père qui n'est pas encore rentré en Europe, Cassandre parvient cependant à le convaincre de ne pas se séparer des rois et à les emmener avec lui en Macédoine. Ce geste de défiance envers Antigone, à qui a été auparavant confié la garde des rois, est compensé par le mariage entre Phila, veuve de Cratère, avec le fils d'Antigone, Démétrios. Désormais les deux anciens généraux de Philippe II se partagent l’autorité impériale : Antipater en Europe et Antigone en Asie. Il cherche aussi à s'allier les bonnes grâces de Ptolémée en lui offrant la main de sa fille Eurydice en 321. La décision de ramener les rois en Macédoine a été lourde de conséquences. Ils quittent le « centre » de l'empire et commencent à être marginalisés. L'Asie est désormais livrée aux ambitions d'Antigone.

La régence impériale d'Antipater est marquée en Grèce par la reprise du conflit contre les Étoliens qui, profitant du départ d'Antipater et de Cratère pour l'Asie, ont envahi la Thessalie. Celle-ci est reconquise par Polyperchon, son second depuis 324, aidé par une invasion d'Acarnaniens, sans doute suscitée par les Macédoniens. La cité d'Athènes retrouve une certaine prospérité sous le gouvernement de Phocion. Mais le ressentiment contre les Macédoniens, dont une garnison tient le fort de Munychie, reste fort. Aussi Démade, considéré comme un ami de la Macédoine, est envoyé auprès d'Antipater afin d'obtenir le départ des troupes occupantes. Mais Démade, accusé d'avoir auparavant trahi au profit de Perdiccas, est exécuté par Cassandre après avoir vu son fils égorgé.

Au début 319, la menace que représente désormais Antigone en Asie l'oblige à infléchir sa politique, et peut-être déjà à préparer un recours à Eumène de Cardia. En effet celui-ci, réfugié dans la forteresse de Nora en Cappadoce, a proposé des négociations de paix à Antipater par l'intermédiaire de Hiéronymos de Cardia, le futur historien des diadoques. Cette ambassade, accueillie avec les honneurs par le régent, démontre qu'un rapprochement a eu lieu entre Antipater et Eumène au détriment d'Antigone[12].

Antipater meurt peu après, à l'été 319, à l'âge de 78 ans. Avec lui disparaît le dernier des compagnons de Philippe, contemporain de Parménion. Certes, Antipater n'a pas directement participé à l'expédition d'Alexandre, mais il l'a rendue possible en maintenant la Grèce sous la tutelle macédonienne et en y appliquant les décisions royales, malgré quelques réticences envers la politique orientale d'Alexandre et la haine croissante d'Olympias. Sa succession, confié à Polyperchon, ainé des généraux macédoniens, relance le conflit entre les diadoques.

La succession d'Antipater[modifier | modifier le code]

Sentant sa fin proche, Antipater a pris soin de préparer sa succession par la voie d'un testament. Polyperchon, l’aîné des généraux d’Alexandre, est désigné épimélète des rois, à charge pour lui de maintenir la Macédoine hors du giron d'Antigone et de Ptolémée. Son fils aîné Cassandre est quant à lui confirmé dans ses fonctions de chiliarque équestre. Le choix d’Antipater, qui conduit à l’éviction de son propre fils, peut s’expliquer par la crainte qu’inspire désormais Antigone. Peut-être Antipater souhaite-il respecter la tradition macédonienne en confiant la régence, charge non héréditaire, à un stratège expérimenté et respecté des Macédoniens. La désignation de Polyperchon libère en tout cas Antigone de toute tutelle ; car seul Antipater a exercé sur lui une relative autorité.

Cette nouvelle organisation place Cassandre sous la subordination de Polyperchon, si bien qu’il refuse de se soumettre et revendique pour lui-même l'héritage paternel. En Macédoine, des factions s'organisent autour de chacun des protagonistes : Olympias prend le parti de Polyperchon, par haine des Antipatrides, tandis que Cassandre obtient le soutien d'Antigone. Quant à Polyperchon, il rallie à sa cause Eumène de Cardia qu'il désigne « stratège d'Asie » au nom des rois, à charge pour lui de combattre Antigone.

Descendance[modifier | modifier le code]

Antipater a eu dix enfants de plusieurs épouses dont le nom ne nous est pas parvenu :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cet ordre a été donné aux Grecs durant les Jeux olympiques. Alexandre tente un geste politique au moment où Harpale intrigue en Grèce. Athènes doit notamment restituer Samos à ses habitants exilés.
  2. Sur cette correspondance voir Arrien, Anabase, VII, 12, 6-7 ; Plutarque, Vie d'Alexandre, 39, 7.
  3. Plutarque, Des vertus morales, 180 e.
  4. Arrien, Anabase, VII, 12, 7.
  5. Diodore de Sicile, Bibliothèque Historique, XVII, 118, 1-2 ; Quinte-Curce, Histoire d'Alexandre, X, 10, 14-18 ; Justin, Abrégé des Histoires Philippiques, XII, 13. Clitarque aurait en effet repris à son compte cette rumeur.
  6. Cette rumeur est contestée par Arrien, Anabase, VII, 27, 1-2 ; Plutarque, Vie d'Alexandre, 77, 1-3. Plutarque (Vie d'Alexandre, 81) écrit, sans y croire, que la rumeur accuse Aristote, dont le neveu Callisthène a été exécuté, de s'être procuré le poison.
  7. Il s'agit de chroniques relatant les faits et gestes du roi rédigées par le chancelier Eumène de Cardia.
  8. Selon la thèse de Paul Goukowsky, Essai sur les origines du mythe d’Alexandre, I, Nancy, 1978, p.94.
  9. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, XVIII, 14, 4 ; Plutarque, Vie d'Eumène, 3, 6. Si Antipater a choisi délibérément le tyran de Cardia pour négocier avec Léonnatos cela pourrait signifier qu’il entend déstabiliser Eumène, lui même ennemi politique d'Hécatée, pour mieux convaincre l’armée macédonienne de rejoindre la Grèce.
  10. Sous la pression de ses soldats, Perdiccas doit par la suite accepter le mariage d'Eurydice avec Philippe III ce qui provoque la colère d'Olympias qui enjoint alors à Cléopâtre de refuser ce mariage.
  11. Ce terme peut se traduire aussi par « gouverneur [ du royaume ] » ; à ne pas confondre avec le titre de prostatès (tuteur) confié à Cratère.
  12. Justin, Abrégé des Histoires Philippiques, XIV, 2, 4, écrit par ailleurs qu'Antipater envoie à Nora une armée pour soutenir Eumène. Mais cela reste peu probable : l’abréviateur est le seul à mentionner un tel revirement ; ce passage contient en outre plusieurs erreurs manifestes.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Goukowsky, Alexandre et la conquête de l'Orient dans Le monde grec et l'Orient, II, PUF, 1975 ;
  • Édouard Will, Histoire politique du monde hellénistique 323-30 av. J.-C., Paris, Seuil, coll. « Points Histoire »,‎ 2003 (ISBN 202060387X).

Voir aussi[modifier | modifier le code]