Nathalie Obadia

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Nathalie Obadia est une galeriste française spécialisée dans l'art contemporain. Elle est membre du bureau du Comité professionnel des galeries d’art dont elle a assuré la vice-présidence pendant trois ans (2005-2008).

Située à Paris[1] et à Bruxelles[2], la Galerie Nathalie Obadia est une galerie d’art qui représente des artistes contemporains d’envergure internationale, à l’instar de Joana Vasconcelos et de Martin Barré.

L'espace d'exposition de la galerie Nathalie Obadia à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nathalie Obadia est immergée dès son plus jeune âge dans le monde des arts. Grâce aux droits d'auteurs du père, inspecteur d'académie et rédacteur de livres de grammaire à succès, la famille, qui vit à Lens puis à Nantes, s'achète des toiles de Roy Lichtenstein, Andy Warhol ou encore Tom Wesselmann, et vient régulièrement à Paris, Amsterdam ou Aix-la-Chapelle pour voir des expositions et visiter des galeries d'art. La jeune fille étudie à l'IEP de Paris et trouve son premier travail chez le galeriste Daniel Templon en 1988, avec qui elle travaille à la Fiac[3].

Elle ouvre sa galerie en 1993[4], rue de Normandie dans le Marais, et s'engage à y montrer une nouvelle génération d’artistes français aux premiers rangs desquels figurent Carole Benzaken (prix Marcel-Duchamp 2004) et Pascal Pinaud. En 1995, la galerie déménage rue du Grenier-Saint-Lazare[5] et renouvelle sa programmation en s’associant à des artistes plus confirmés tels que Shirley Jaffe, Albert Oehlen et Roland Flexner.

Dès la fin des années 1990, la Galerie Nathalie Obadia monte les premières expositions personnelles en France d’artistes reconnus aujourd’hui sur la scène internationale, notamment avec Lorna Simpson ou Fiona Rae, et, en devenant la première galerie en Europe de Jorge Queiroz, Rosson Crow, ou Chloe Piene, affirme avec conviction ses choix et intuitions artistiques sur le marché de l’art mondial. En 2003, elle s’agrandit et s’installe à côté du Centre Pompidou[6]. Parallèlement, la Galerie Nathalie Obadia s’attache à redécouvrir le travail de Martin Barré, peintre abstrait minimaliste français –décédé en 1993[7], et devient rapidement une étape incontournable dans le circuit international des galeries qui comptent.

Grâce à son implication et au travail fourni pour faire connaître une nouvelle génération d’artistes auprès de la critique[8], nombre d’entre eux sont exposés dans des institutions culturelles prestigieuses et internationales parmi lesquels figurent la Portugaise Joana Vasconcelos au château de Versailles, l’Indienne Rina Banerjee au musée Guimet, à Paris, l’Américaine Jessica Stockholder au musée d’Art Contemporain de St Étienne, ou l’Égyptien Youssef Nabil à la Maison européenne de la photographie, à Paris.

En ouvrant une antenne à Bruxelles en octobre 2008, Nathalie Obadia se positionne parmi les premières galeries françaises à tracer un axe d'art contemporain entre les deux villes européennes. Située dans un immeuble contemporain, la Galerie Nathalie Obadia, Bruxelles offre de nouvelles conditions d’expositions à des artistes comme la cinéaste Agnès Varda[9], Manuel Ocampo ou Frank Nitsche, et organise des collaborations inédites avec des artistes historiques, comme avec Ben en 2010, et Andres Serrano en 2012.

En 2012, le collectif chinois MadeIn Company et les artistes iraniens Rokni Haerizadeh et Ramin Haerizadeh ont rejoint la Galerie Nathalie Obadia. La même année, la Galerie Nathalie Obadia accompagne Joana Vasconcelos dans son exposition au château de Versailles.

Distinction[modifier | modifier le code]

Participations aux foires[modifier | modifier le code]

La galerie Nathalie Obadia participe à de nombreuses foires internationales :

Artistes représentés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après Le Figaro du 21 octobre 2009, « Les 21 galeries qui comptent à Paris »
  2. D'après Le Vif/L'Express du 2 avril 2010, « Accélérateurs de talents »
  3. Anne Fulda, « Nathalie Obadia, la guerrière de l'art », Le Figaro, vendredi 25 octobre 2013, page 36.
  4. D'après Les Échos du 18 octobre 2007, « Nathalie Obadia, la tueuse-née »
  5. D'après Le Figaro du 21 octobre 2009
  6. D'après Le Monde du 30 septembre 2003, « Déménagement artistique »
  7. D'après Le Figaro du 7 juillet 2006, « Martin Barré, l'ancêtre du contemporain »
  8. D'après Beaux Arts magazine d'avril 2008, « Les coups de cœur de Gilles Fuchs »
  9. D'après Point de vue de la semaine du 16 juin 2010, « Agnès Varda, la joconde de la rue Daguerre »
  10. D'après Le Figaro du 27 février 2009, « Nathalie Obadia, une lionne des affaires et un officier des Arts et des Lettres »

Liens[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]