Ben (Benjamin Vautier)

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Ben

Description de cette image, également commentée ci-après

Ben en 1995.

Nom de naissance Benjamin Vautier
Naissance 18 juillet 1935 (1935-07-18) (77 ans)
Naples, Drapeau d'Italie Italie
Nationalité Suisse, puis française
Activité(s) performances, installations et peintures
Mouvement artistique Fluxus, Lettrisme
Œuvres réputées Citations écrites sur des objets divers
Influencé par Yves Klein

Ben, pseudonyme de Benjamin Vautier, est un artiste français d'origine suisse, né le 18 juillet 1935 à Naples en Italie. Il vit et travaille à Nice.

Membre du groupe Fluxus et proche du lettrisme, Ben est un artiste connu pour ses performances, installations et peintures. Il devient connu du grand public à partir des années 1960, à travers notamment ses « écritures » déclinées sous divers supports et diverses formes.

Sommaire

Biographie [modifier]

Ben est né à Naples. Il vit une partie de son enfance à Smyrne, à Alexandrie, à Lausanne et arrive à Nice à quatorze ans. En 1955, il rencontre Robert Malaval, avec qui il ouvre une boîte de nuit qu’ils appellent « Le Grac ». Il se marie avec Jacqueline Robert et il a deux enfants, Éva Cunégonde et François Malabar[1]. En 1958, il ouvre à Nice une petite boutique de disques d’occasion, « Laboratoire 32 », dont il décore la façade d’une accumulation d’objets hétéroclites. Pendant des années 1959-1960 son magasin devient un lieu de rencontre pour tous les jeunes « qui font du nouveau ». En 1965, il crée une galerie sur la mezzanine du magasin, qu’il nomme « Ben doute de tout »[2].

Dans sa boutique, ou plutôt sur le trottoir, se retrouvent les principaux membres de ce qui sera appelé l'École de Nice : César, Arman, Martial Raysse, Marcel Alocco, Sosno, etc. Ben est proche d’Yves Klein et des Nouveaux Réalistes. Pour lui, « l’art doit être nouveau et apporter un choc[réf. nécessaire] ».

En 1958, Ben cherche à faire du nouveau. C’est Klein qui l’incite à utiliser les mots dans la peinture pour dire quelque chose, « pour y mettre (sa) recherche de la vérité ». À ce moment-là Ben est encore un admirateur d’Isidore Isou[3].

En 1962, il va à Londres où il rencontre George Maciunas, qui l’invite à rejoindre le groupe Fluxus. Ben, en devient un des membres les plus actifs. Il réalise des happenings, des actions, des performances et il publie de nombreux textes.

En 1966, Filliou et George Brecht ouvrent « la Cédille qui sourit » à Villefranche-sur-Saône où Ben réalise sa première exposition.

Au début des années 1980, au retour de Berlin, il rencontre de jeunes artistes (Robert Combas, Di Rosa, François Boisrond, Rémi Blanchard, etc), dont il baptise le mouvement « Figuration Libre »[4]

Il écrit régulièrement dans de très nombreuses publications autoéditées, dans ses news-letters et sur son site web. Il y donne pêle-mêle, son avis sur le monde de l’art, l’actualité politique ou culturelle, sa vie, etc.

Ben publie aussi plusieurs recueils poétiques, dans l’esprit de la Beat Generation. Il participe également à la rédaction de La Clef, atlas ethnolinguistique notamment rédigé par des membres et sympathisants du parti nationaliste Occitan. Ben soutient l’Occitanie Libre et le concept d’un peuple basque libre. Il est contre le « génocide » linguistique, contre la suppression des groupes linguistiques par les puissances dominantes. Il pense que son art peut promouvoir ces idées, et que l’art peut proposer des transformations radicales de la perception de la beauté ou de « l’époque dans laquelle nous vivons »[5].

Il vit et travaille depuis de nombreuses années sur les hauteurs de Saint-Pancrace, colline niçoise où sa maison, chef-d’œuvre personnel, se fait remarquer dans le voisinage. Ben décore sa façade avec n’importe quoi.

Il définit lui-même son art comme un « un art d'appropriation », déclarant[réf. nécessaire] :

« Je cherche systématiquement à signer tout ce qui ne l'a pas été. Je crois que l'art est dans l'intention et qu'il suffit de signer. Je signe donc : les trous, les boîtes mystères, les coups de pied, Dieu, les poules, etc. Je vais être très jaloux de Manzoni qui signe la merde et qui me volera l'idée des sculptures vivantes. »

En février 2010, il décide de soutenir la candidature d'André Aschieri alors tête de liste Europe Écologie pour le département des Alpes-Maritimes sur la liste de Laurence Vichnievsky à l'occasion des élections régionales en région Provence-Alpes-Côte d'Azur[6].

En 2013, ouverture de la fondation du doute à Blois. La Fondation du doute est un lieu singulier. Ben Vautier l’imagine empli de la liberté des lieux en mouvement, animé de ce flux qu’il porte avec lui depuis cinquante ans. La Fondation du doute n'est ni un musée, ni un centre d'art mais un lieu original où règne l'esprit Fluxus.

L'œuvre [modifier]

Le mot, la pensée, le slogan et l'écriture sont à la base de son œuvre. L'écriture Ben est devenue sa marque de fabrique et de reconnaissance.

Les activités annexes [modifier]

  • Il est choisi pour créer les graphismes accompagnant les stations du nouveau tramway de Nice, mis en service en novembre 2007. Il souhaite que soit créé à Nice un Festival des musiques occitanes.
  • Il dessine aussi le nouveau maillot du Rugby Nice Côte d'Azur.
  • Depuis de nombreuses années, Ben fait la couverture d’agendas, de cahier de textes et d’autres fournitures scolaires - sous la forme d’« une écriture manuscrite blanche sur fond noir ».
  • En 2004 et 2005, il a dessiné quelques-uns des timbres-poste semi-permanents français (« Ceci est une invitation », « Un grand merci »).

Ouvrages de Ben [modifier]

Art :

  • Je peux tout me permettre
  • Pas d'art sans vérité, 1990
  • Ben, ma vie et mes conneries, 2000
  • Je cherche la vérité..., avec MAMAC Nice, Flammarion, 2001
  • Poésies, prose et ruminations, 2002
  • J'emmerde l'art, Z'Éditions, 2002
  • Fluxus, Z'Éditions, 2003
  • Frédéric Altmann, avec Jacques Simonelli et Georges Vercheval, 2003
  • En ce temps-là, Ben vint et dit..., par Aurélie Barnier, collection Opus Délits, Critères Éditions, 2009
  • Ben. Strip-tease intégral, avec Jon Hendricks et Hans Ulrich Obrist, 2010
  • Ben Par Ben, par Sylvie Boulloud, 2010
  • Et après ça ? par Ben Vautier, coédition Point de vues et musée de Louviers, 2011

Ethnisme :

  • Manuscrit pour La première internationale ethniste, 1986
  • L'Ethnisme de A à Z : pour un nouvel ordre mondial, Z'Éditions, 1991
  • Mes démangeaisons Le mot et le reste, 2007

Expositions [modifier]

Engagements politiques [modifier]

Ben s'est engagé pour un Tibet libre[8], il composa en particulier une œuvre pour illustrer un double CD intitulé « Tibet libre » produit au profit de l'association Solidarité Tibet[9].

Lors des présidentielles 2007, il soutient François Bayrou, au nom d'une passion commune pour les cultures et langues régionales « parce que je pense qu'au niveau de la régionalisation, de la décentralisation et de l'Europe, le programme de Bayrou est celui que je préfère ». Ben soutient la liste MoDem aux municipales de Nice et s'en explique sur son blog. En février 2010, il décide de soutenir la candidature d'André Aschieri alors tête de liste Europe Écologie pour le département des Alpes-Maritimes sur la liste de Laurence Vichnievsky à l'occasion des élections régionales en région Provence-Alpes-Côte d'Azur[6]. En mars 2012 Il réitère son soutien à François Bayrou, sur son site et sa news-letter : « je vote BAYROU OU BLANC ».

Notes et références [modifier]

  1. rétrospective ben,somogy-editions d’art, mac lyon p. 401,402
  2. rétrospective ben,somogy-editions d’art, mac lyon p.206, 401, 402
  3. rétrospective ben,somogy-editions d’art, mac lyon, p.219,238,239,253,255,256
  4. Thierry Laurent, La Figuration libre, 1999
  5. rétrospective ben,somogy-editions d’art, mac lyon, p.355
  6. a et b www.nicerendezvous.com
  7. Musée d'art moderne de Nice (MAMAC)
  8. Quand l’artiste Ben discutait avec les Identitaires, Novopress, 9 mars 2010
  9. 60 artistes mobilisés pour une cause universelle

Voir aussi [modifier]

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Liens externes [modifier]