Ben (Benjamin Vautier)

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Benjamin Vautier

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Naissance 18 juillet 1935 (79 ans)
Naples (Italie)
Nationalité Suisse et française
Profession Artiste Fluxus
Artiste Performeur
Art Conceptuel (proche de)
Mouvement Lettriste (apparenté au)
Autres activités
Porteur du projet "La Fondation du Doute" à l'initiative de la Ville de Blois, Département du Loir-et-Cher.
Communauté d'Agglomération de Blois, Agglopolys.
La Région Centre et le Mécénat privé.
Distinctions
Famille
Petit fils de Louis Benjamin Vautier (1828-1898), artiste peintre suisse.

Compléments

L'œuvre "LE MAGASIN DE BEN" avec un autre ensemble d'œuvres, fait partie depuis 1974 des Collections du Musée National d’Art Moderne Centre d’Art et Culture Georges Pompidou Paris.

Ben, pseudonyme de Benjamin Vautier, né le 18 juillet 1935 à Naples en Italie, est un artiste français d'origine suisse.

Il acquiert la notoriété auprès du public dès la fin des années 1960, à travers notamment ses « écritures » déclinées sous divers supports et diverses formes. Faisant partie de l'avant-garde artistique post-moderne, Ben est l'un des principaux fondateurs du groupe Fluxus et proche du lettrisme. Il est un artiste reconnu pour ses performances, installations et écritures.

Biographie[modifier | modifier le code]

- Sont ainsi entrés dans son œuvre des univers aussi éloignés du champ artistique que l’ethnisme, l’ego ou la vérité. Ben bénéficie d’une incroyable popularité grâce à ses « écritures » qui allient impertinence et justesse de propos. - Ben, de son vrai nom Benjamin Vautier, est un artiste français d’origine suisse, né le 18 juillet 1935, à Naples (Italie), de mère irlandaise et occitane, et de père suisse francophone. Il est le petit-fils de Marc Louis Benjamin Vautier, peintre suisse du XIXe siècle. Il vit ses cinq premières années à Naples. Après la déclaration de la seconde guerre mondiale, en 1939, Ben et sa mère multiplient les voyages : Suisse, Turquie, Égypte, Italie..., pour s’installer enfin à Nice en 1949. Il étudie à l’école du Parc Impérial et à la pension du collège Stanislas. Sa mère lui trouve un travail à la librairie Le Nain bleu en tant que garçon de course, puis lui achète une librairie-papeterie. À la fin des années 1950, il la vend pour ouvrir une petite boutique, dont il transforme la façade en accumulant quantité d’objets et dans laquelle il vend des disques d’occasion. Rapidement, sa boutique devient un lieu de rencontres et d’expositions où se retrouvent les principaux membres de ce qui deviendra l’École de Nice : César, Arman, Martial Raysse, etc. Proche d’Yves Klein et séduit par le Nouveau Réalisme, il est convaincu que « l’art doit être nouveau et apporter un choc ». En 1955, il découvre la forme de la banane et réalise une série de dessins. Cette série marque le commencement de ses recherches graphiques. En 1959, il commence ses “sculptures vivantes” : il signe des gens dans la rue, ses amis, et même sa famille. En 1965, il signe sa propre fille, Eva Cunégonde, alors âgée de trois mois. Au début des années 1960, plusieurs artistes tentent de s’approprier le monde en tant qu’œuvre d’art. Ben va signer tout ce qu’il trouve: « les trous, les boîtes mystères, les coups de pied, Dieu, les poules, etc. », reliant l’art et la vie, expliquant que tout est art et que tout est possible en art. Il rejoint le mouvement Fluxus en octobre 1962, à la suite d’une rencontre avec Georges Maciunas à Londres. Entre 1960 et 1963, il développe la notion d’appropriation, du tout est art et du tout possible en art. Il débute alors sa série des “Tas”, entassant de la terre et des déchets sur des terrains, et les signant. En 1965, dans son magasin, il crée une galerie de trois mètres sur trois dans la mezzanine : « Ben doute de tout. » Il y expose Martial Raysse, Albert Chubac, Daniel Biga, Marcel Alocco, Bernar Venet, Serge Maccaferri, Serge III, Sarkis, Robert Filliou, Christian Boltanski, etc. En 1972, il participe, à la demande d’Harald Szeemann, à la Documenta V, où il retrouve entre autres Robert Filliou, Marcel Broodthaers, Giuseppe Chiari, Josef Beuys. En 1977, l'exposition collective "A propos de Nice" inaugurant le Centre Georges Pompidou est une sorte de reconnaissance parisienne aux recherches effectuées et mûries hors capitale, par l'École de Nice. Dans la préface du catalogue, Pontus Hulten écrivait : « L'art contemporain n'aurait pas eu la même histoire sans les activités et les rencontres qui eurent lieu dans la région niçoise ». Il confie la préparation de l'évènement à Ben. Au début des années 1980, au retour d’une année passée à Berlin à la DAAD, grâce à une bourse, il rencontre de jeunes artistes : Salomé, Luciano Castelli, Helmut Middendorf et les membres de la Violent Painting allemande. À son retour à Nice, il organise avec Marc Sanchez une exposition-échange entre ce qu’il nomme la Figuration libre française et les jeunes peintres allemands. Sont alors exposés dans sa maison à Saint Pancrace Robert Combas et Hervé Di Rosa, et à La galerie de la Marine, à Nice, François Boisrond et Rémi Blanchard, entre autres. Très impliqué dans la scène contemporaine, il soutient depuis toujours de jeunes artistes et donne son point de vue sur toute l’actualité, qu’elle soit culturelle, politique, anthropologique ou artistique, dans ses newsletters régulières et prolixes. Il vit et travaille depuis 1975 sur les hauteurs de Saint-Pancrace, colline niçoise. Les œuvres de Ben sont présentes dans les plus grandes collections privées et publiques du monde, notamment le MoMA de New York, le Walker Art Center de Minneapolis, l’Art Gallery of New South Wales de Sydney, le Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig de Vienne, le MUHKA d’Anvers, le Stedelijk Museum d’Amsterdam, le musée de Solothurn, le musée national d’Art moderne de Paris, le musée d’Art moderne et d’Art contemporain de Nice, le M.A.C. de Marseille, le M.A.C. de Lyon.

- Marié avec Annie Baricalla depuis 1964 , il a deux enfants, Éva Cunégonde et François Malabar.

Influences[modifier | modifier le code]

Marcel Duchamp, John Cage, Georges Maciunas, Dada, Isidore Isou,

Les Concepts[modifier | modifier le code]

Réalisé 1965

Ben est un artiste précurseur. Toute la complexité de l’œuvre de Ben se fait sentir dans la difficulté de catégoriser son œuvre. Comme le dit Jon Hendricks, dans son « Propos sur Ben » du catalogue de la Rétrospective de l’artiste ayant eu lieu en 2010 au Mac de Lyon : « Cela fait maintenant plusieurs mois que j’organise les images et les textes de l’œuvre artistique de Ben. J’ouvre des dossiers, je mets ceci ici, autre chose ailleurs. Mon bureau est un fouillis de Ben. {…} L’écriture Dieu est-elle une écriture ? C’est certain, mais c’est aussi un concept – « Si Dieu est partout, il est aussi dans cette peinture ». Mais voilà que Ben est allé jeter Dieu dans l’océan – un « geste ». Tel est le dilemme. Oui, l’œuvre Dieu entre dans les trois catégories – c’est bien clair, mais alors comment la présenter ? Dieu devrait-il se trouver dans les trois catégories à la fois ? Ou seulement dans une – le concept ? » 2* S’inscrivant dans le contexte post-duchampien, posant la question « Que faire après Duchamp ? », Ben choisit pour atelier le monde entier. De 1963 à 1967, Ben écrit dix films conceptuels. Le premier était une déclaration-affiche collée sur les murs de Nice et de Cannes au moment du Festival de Cannes. - Les écritures Sa première peinture de mots semble être « Il faut manger. Il faut dormir. » de 1953, simple affirmation de la vie. Cette simplicité véhicule cependant un concept fort : Ben produit un art de l’idée, bien avant le début de l’Art Conceptuel tel qu’il est défini dans la plupart des livres spécialisés. Ben cherchait à l’époque de nouvelles formes artistiques, pour parler de l’art et du monde de l’art. Il a ensuite développé à travers ses écritures des thèmes nombreux et variés (l’ego, le doute, la mort, le sexe, le nouveau, l’argent…). Les phrases que Ben écrit peuvent être des vérités, des commentaires (sur le monde, l’actualité), des scénarios, des invectives (au public, au monde de l’art), des constatations… Apparaissant brusquement dans le champ visuel du spectateur, elles arrachent un sourire, et donnent souvent matière à penser.

La signature[modifier | modifier le code]

Réalisé 1960

Il commence à signer en 1958 : des tableaux, des gens, des photos. Ben se dit alors que si l’art n’est qu’une question de signature, alors pourquoi ne pas faire un tableau avec juste sa propre signature. Travaillant sur les concepts du moi, de l’ego et de l’identité de l’artiste, Ben, « semble dire qu’étant donné que, pour le public, l’art est synonyme de la signature de l’artiste, plus elle est visible, plus c’est cette œuvre que le public voudra. {…} En même temps, Ben parle de l’ego/moi et de l’importance de l’autoréférence en art, de l’exploration du moi et de l’ego – à la fois subjectivement et en tant que sujet. » 2* Son manifeste « Moi Ben je signe » en 1960 montre la radicalité de sa démarche. - Les gestes / Actions Terre à terre, les gestes de Ben se rapprochent des « events » de George Brecht. Ils sont appelées également « actions ». Ses premiers gestes datent de 1960, théorisés dans le cadre de ce qu’il appelle des « appropriations ». D’abord peu documentés, ils sont ensuite photographiés et titrés, sur un support le plus souvent noir, avec une description succincte. Ces gestes donnent à voir de petites actions a priori banales, quotidiennes, peu spectaculaires, que Ben met en avant, dans un esprit Fluxus. - Les performances « La vie ne s’arrête jamais » est une des phrases de Ben. Rejouant les codes des happenings et performances développés aux États-Unis dans les années 1950 (Black Mountain College, Allan Kaprow), Ben mêle vie et art à partir des années 1960 pour produire des performances appelées « Vomir », «  Hurler », ou « Dire la vérité », qu’il réalise près de son magasin rue Tonduti de l’Escarène ou dans les rues de Nice, prévenant ou non le public.

Communiquer[modifier | modifier le code]

1959 Signer le corps humain

L’artiste en tant que communicateur - Les tracts Pour informer sur ses performances et happenings, sur les évènements relatifs à ses débats, Ben distribue des tracts à partir de 1955 sur la voie publique. Partant d’une envie de communiquer sur ce qu’il fait, et d’attirer un public, les tracts sont également le lieu d’un discours / d’une attitude/position sur l’art. - Les revues Les revues qu’il a publiées tout au long de sa carrière visent le même but. La Revue « Tout », dont le bureau est installé en 1965 sur le trottoir du Magasin est constituée de remarques, placées dans diverses rubriques tels que les J’aime et J’attaque . - Les newsletters Ben tient un billet d’information depuis 1958 qu’il a d’abord diffusé en ronéo, puis par la poste, ensuite par fax et enfin sous le titre de « Newsletter » par mail. Ces billets constituent une œuvre d’art à part entière, toujours actuelle. L’artiste y parle de tout : de l’actualité à Nice, en France et ailleurs, du monde de la culture et de l’art, des gens qu’il rencontre… - Le Mail Art Partant d’un besoin important de communiquer avec les autres, Ben décide dans les années 1960 d’écrire aux institutions, à d’autres artistes, à ses amis, des cartes postales. Dans ces courriers, se mêlent théorie, poésie, appropriations et mégalomanie. Ben a ainsi participé à toute une mouvance appelée Mail Art, où l’action artistique consistait à tenir une correspondance, pratique donnant lieu à des échanges dans lesquels la liberté totale de création est proclamée. Voulant échapper à toute forme de sacralisation et d’institutionnalisation dans un désir d’exister en dehors du marché de l’art, le mail art est à l’époque de son essor, dans les années 1960-1970, un acte gratuit. Dans tous les cas le côté ludique du Mail-Art est bien perceptible: clin d’œil coloré aux artistes correspondants, utilisation de tampons et de timbres personnels “hors normes“, surprise pour le destinataire final de découvrir une “lettre“ extraordinaire. Ben a réactivé sa démarche du Mail Art récemment, déclarant dans sa Newsletter du 20/01/2008 intitulée « La vie continue » : « J’ai l’impression qu’en Art, le “Mail-Art” récupère un second souffle. Ces milliers de petites idées qui circulaient grâce à la poste, les lettres de Boltanski et Ray Johnson contiennent autant de créativité qu’une sculpture de Lavier. »(Regarder Archive 1972 N°26 - Projet pour cartes postales Documenta) - Le site internet Créé en 1996, le site est une extension naturelle de son œuvre, contribuant toujours plus à rapprocher l’art de la vie. - Les débats de Ben : Les débats font partie intégrante de l’œuvre de Ben. Il en organise depuis ses débuts, et continue à en organiser. Des débats intitulés les « pour ou contre » débutent en 1974 dans la propre maison de Ben à Saint-Pancrace, rebaptisée « Chez Malabar et Cunégonde » Les débats ont été organisés dans différents lieux, dans Nice jusqu’en 2011, au cours de vernissages, et de manifestations artistiques. Au tout début, c’est dans son Magasin, renommé Le laboratoire 32 (ensuite devenu Galerie Ben Doute De Tout en 1965) que les débats ont lieu. Au fil des années, il s’installe successivement dans des endroits qu’il renomme également, comme la Fenêtre en 1973, la Différence en 1981, le Centre du monde en 1999, l’Espace à débattre en 2011.

La photo[modifier | modifier le code]

Il utilise le médium photo d’abord comme trace, comme documents pour ses gestes, ses performances, ses actions, puis comme élément dans des installations, souvent en association avec des écritures.

Ben Philosophe[modifier | modifier le code]

Dire de Ben qu’il est philosophe paraît facile, il n’empêche : il semble bien répondre à la définition primordiale du philosophe, celui qui chérie la vérité et se met en quête d’une certaine forme de sagesse. La sagesse que Ben recherche est celle de la vérité, du dire (et écrire) vrai. En multipliant les phrases, en accumulant les mots et les objets, c’est par l’épuisement du monde qu’il recherche une vérité platonicienne : tentant de trouver le Tout suffisant à combler ses angoisses.

Ben Poète[modifier | modifier le code]

Se détournant de la vague lettriste et des poésies phonétiques de l’époque, Ben va s’intéresser à partir de 1960 à la poésie d’Allen Ginsberg, celle de la Beat Generation. Il a publié plusieurs recueils de poésie dont : Poèsies, Éditions Génération Je tourne en rond Éditions PAP Poésie, Prose et Ruminations, Z’éditions (1997) Suicide d’artiste, L’esprit du temps (2009) Les litanies, Éditions Evidence Mes démangeaisons, Éditions Le mot et le reste …etc

Ben et Fluxus[modifier | modifier le code]

Ben en 1963 1er Festval Fluxus à Nice


Il rejoint le mouvement Fluxus en octobre 1962, après sa rencontre à Londres au Festival of Misfits avec Georges Maciunas, qui lui parle des happenings silencieux de John Cage et du geste de boire un verre d’eau de George Brecht. Ce festival est le lieu d’une explosion radicale de l’avant-garde européenne et américaine. Ben s’y expose dans une chambre fermée pendant 15 jours. S’y trouvent également Robert Filliou, Daniel Spoerri, Emmett Williams, Addi Lopcke et Robin Page, qui sont tous devenus par la suite des membres importants de Fluxus. A son retour de Londres, Ben commence à rassembler certains artistes autour de lui et en 1963 il invite Georges Maciunas à venir à Nice, où il a préparé une série d’évènements Fluxus. Le 25 juin, il se rend au marché aux puces et signe tous les objets qui y sont achetés : « Ben sous Duchamp ». Un festival Fluxus est organisé à Nice entre le 27 juillet et le 4 août 1963 dans lequel Ben signe la ville de Nice et la mort, déclarant que toute personne décédée pendant la durée du festival serait considérée comme une œuvre d’art de Ben. Anarchique mais contrôlé, provocateur mais réussi, ce festival marque le début de la relation Ben / Fluxus. Il organise par la suite de nombreux concerts Fluxus à Nice au Théâtre de l’Artistique et dans la rue ainsi qu’à Paris, invite par Jean Jacques Lebel au Centre Américain. Il se rend en 1964 à New-York sur invitation de Georges Maciunas pour participer à du théâtre de rue au cours d’un festival. Au début de sa collaboration avec Fluxus, il envoie trois bobines de films à Georges Maciunas, compilant son œuvre cinématographique. Quelques-uns de ces films sont choisis pour être inclus dans la Fluxfilm Anthology, comme « La traversée du port de Nice à la nage tout habillé » ou « Soulever et tenir une commode ». Ben diffuse alors les idées et l’esprit Fluxus en France et devient le défenseur d’un art d’attitude, repensant les limites – ou les non-limites – de l’art.

Ben théoricien[modifier | modifier le code]

Œuvre de Ben 1961

- Le nouveau La théorie du nouveau de Ben est une théorie qu’il a alimentée et discutée depuis le début de sa carrière démontrant qu’en art ce n’est pas le beau ou le laid qui comptent mais d’apporter du nouveau. En 1959, il énonce que tout est nouveau et que tout est possible en art. Cette constante recherche du nouveau marque toute sa carrière, de façon presque obsessionnelle. - L’ego Un de ses thèmes de réflexion favori, car comme il le dit, il l’a juste en face de lui et même en lui. Sa théorie de l’ego rejoint sa théorie générale de l’art qui est que toute vie est survie et que l’ego est une forme de survie. Cultiver son ego, avec humour, lui permet ainsi de survivre. - Les ethnies Selon Ben, le monde devrait être pluri-culturel. En 1962, il rencontre François Fontan et découvre sa théorie sur les ethnies : une vision multiculturelle du monde dans laquelle chaque peuple possède sa contemporanéité et sa créativité. Il participe à la rédaction de La Clef, atlas ethnolinguistique notamment rédigé par des membres et sympathisants du parti nationaliste Occitan. Ben soutient l’Occitanie Libre. Il est contre le « génocide » linguistique, contre la suppression des groupes linguistiques par les puissances dominantes. Un engagement qu’il entretient également sur son site internet depuis 1996. En 2013, la CIA (Central Intelligence Agency) a demandé à Ben l’autorisation d’utiliser la carte mondiale des ethnies qu’il a créé et théorisée. - La vérité La recherche de la vérité est un autre aspect fondamental chez Ben. Ben n’a pas peur de dire les choses, il ne mâche pas ses mots. Et traduit souvent en plusieurs langues ses phrases, pour toucher un plus grand nombre de personnes. Son écriture un peu naïve lui permet de bouleverser nos certitudes avec une grande simplicité. Il commence d’ailleurs souvent ses phrases par « En vérité ».

Œuvres principales[modifier | modifier le code]


Le magasin[modifier | modifier le code]

Le magasin en 1965


En 1958, il ouvre à Nice une petite boutique de disques d’occasion, « Laboratoire 32 », (alias Le Magasin) dont il décore la façade d’une accumulation d’objets hétéroclites. En 1965, il crée une galerie sur la mezzanine du magasin, qu’il nomme « Ben doute de tout ». Jusqu'en 1973 son magasin devient un lieu de rencontre pour tous les jeunes « qui font du nouveau ». En 1974 le magasin sera restitué comme à l'origine par l'acquisition avec un ensemble d'autres œuvres par le futur Musée National d’art moderne Centre Pompidou. «  En vérité du temps du Magasin, j’étais heureux debout dans la rue à vendre des disques d’occasion et à regarder passer les filles ».

La maison[modifier | modifier le code]

La maison 1972 → 2012


Il vit et travaille depuis de nombreuses années sur les hauteurs de Saint-Pancrace, colline niçoise où sa maison, acquise en 1972, est depuis le fruit d’une accumulation impressionnante d’objets. Œuvre en elle-même, la maison est à la fois lieu de vie, lieu de création et parfois lieu de débats et de rencontres.


La Fondation du doute[modifier | modifier le code]

Porté par Ben depuis 2013


Portée par l'artiste Ben, la Fondation du doute à Blois (France) n'est ni un musée, ni un centre d'art mais un lieu original où règne l'esprit Fluxus.




Commandes publiques[modifier | modifier le code]

Réalisé 1993

"Il faut se méfier des mots"[modifier | modifier le code]

Créée à Paris en 1993 sur un mur d’immeuble de la place Fréhel dans le 20e arrondissement, l'œuvre se compose de deux travailleurs en fac-similé mettant en place un immense tableau noir sur lequel est inscrit « Il faut se méfier des mots ».

"Le Mur des mots"[modifier | modifier le code]

Réalisé 1995

Il s’agit d’une commande publique de la Ville de Blois et du Ministère de la Culture et de la Communication passée à Benjamin Vautier et inaugurée en 1995 L’artiste y a rassemblé ses principaux tableaux-écritures des années 1960 aux années 1990, reproduits sur près de 300 plaques émaillées fixées sur une des façades. Sur ce mur de 30 mètres de long et 12 mètres de haut, Ben multiplie les sentences sur l’art, la vie, les choses.

"Le Hall de la Cogitation"[modifier | modifier le code]

Réalisé 1999

Il s’agit d’une installation réalisée en 1999, dans le hall de la faculté de médecine de Nice, composée de 60 citations sur films adhésifs sur plaques de marbre.



"Le tramway de Nice"[modifier | modifier le code]

Réalisé 2008

En 2008, l’artiste répond à une commande de la municipalité afin de réaliser la calligraphie des noms de stations et de placer certaines de ses écritures en blanc sur noir, dans chacun des 42 abris voyageurs du parcours.



Notes et références[modifier | modifier le code]

Musées et Collections publiques[modifier | modifier le code]

Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou Paris (France) - Museum of Modern Art New York USA - Musée d'art moderne de la ville de Paris (France) - Musée d'art contemporain de Lyon M.A.C. Lyon (France) - Musée d'art moderne et d'art contemporain de Nice MAMAC (France) - Musée d'art contemporain de Marseille (France) - Musée d'art contemporain du Val-de-Marne (MAC/VAL) Vitry-sur-Seine (France) - Musée d'art moderne de Céret (France) - Musée d'art et d'industrie de Saint-Étienne (France) - Musée Picasso (Antibes) (France) - Musée national des Douanes Bordeaux (France) - Maison européenne de la photographie Paris (France) - Fondation Cartier pour l'art contemporain Paris (France) - Musée de l'Objet. Installation permanente "Le Mur des Mots" Blois (France) - La Fondation du Doute Blois (France) - Musée Stedelijk Museum Amsterdam (Pays-Bas) - Musée Staatliches Museum, Schwerin (Allemagne) - Musée Magritte, Bruxelles (Belgique) - Musée d'art et d'histoire de Genève (Suisse) - Musée d'Art Contemporain MuKHA Anvers (Belgique) - Musée Ludwig Cologne (Allemagne) - Musée Kunstmuseum Liechtenstein Vaduz (Lichteinstein) - Musée Kunstmuseum Lucèrne (Suisse) - Musée Für Konkrete Kunst Ingolstadt (Allemagne) - Musée d'Art Moderne Kampa Pragues (République Tchèque) - Musée Walker Art Center Minneapolis USA - Musée Vostell Malpartida Caceres (Espagne) - Fondation MUDIMA Milano (Italie) - FRAC Région Rhône-Alpes - FRAC Région PACA - FRAC Région Nord-Pas-de-Calais - FRAC Région Languedoc-Roussillon - FNAC Paris (France) - Faculté de Médecine Nice (France)

Liens externes[modifier | modifier le code]