Micmacs à tire-larigot

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Micmacs à tire-larigot

Réalisation Jean-Pierre Jeunet
Scénario Jean-Pierre Jeunet
Guillaume Laurant
Sociétés de production Epithète Films
Tapioca Films
Warner Bros.
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Sortie 2009
Durée 105 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Micmacs à tire-larigot est une comédie française, réalisée par Jean-Pierre Jeunet.

Le film est sorti dans les salles de cinéma françaises le 28 octobre 2009.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 1979, au cœur du Sahara marocain, une explosion se produit alors que des soldats français sont en plein travail de déminage. Le téléphone sonne dans un pavillon d'une banlieue française. Bazil, âgé de neuf ans, voit sa mère pleurer au téléphone : son père vient de mourir.

Trente années plus tard, Bazil reçoit une balle dans la tête. Mais il survit bien que le projectile soit toujours logé dans son crâne. Il perd son travail et se retrouve à la rue. Il est alors recueilli par une bande de chiffonniers : Remington, un homme noir qui ne parle qu'avec des expressions désuètes ; Calculette, qui peut tout évaluer et calculer en un clin d'œil ; Fracasse, qui a battu le record de l'homme-canon ; Placard, qui a survécu à la guillotine ; la môme Caoutchouc, une contorsionniste ; Petit-Pierre, qui bricole des automates et des mécanismes de toute sorte, et enfin Tambouille, la cuisinière qui a adopté toute cette tribu.

Bazil tombe un jour, par hasard, devant les bureaux de deux compagnies. L'une a fabriqué la mine qui a tué son père, l'autre a fabriqué la balle qui lui est entrée dans le crâne. Il se souvient du logo des deux armes qui ont provoqué tout ce qui lui est arrivé. Avec l'aide de ses amis, Bazil va tenter de faire payer à ces deux grandes entreprises le mal qu'elles lui ont fait en les faisant s'accuser mutuellement.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Thèmes abordés[modifier | modifier le code]

Micmacs à tire-larigot est une comédie satirique sur le monde des marchands d'armes. Le film fait apparaître Nicolas Sarkozy (en photo avec François Marconi) et Omar Bongo (« Oumar Bunga »). Jean-Pierre Jeunet apporte un regard nouveau et original sur le thème du trafic d'armes par rapport aux nombreux films qui le traitent de façon grave, comme le film Lord of War par exemple. En effet, la responsabilité des fabricants d'armes sur les victimes de guerre est présentée sous l'angle de l'absurde et de la fantaisie. Un univers déjà développé dans les précédentes réalisations de Jean-Pierre Jeunet, notamment Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain ou Delicatessen, cette fois-ci employé pour interpeller le spectateur par le rire sur le lien entre les fabricants d'armes et le développement des conflits militaires dans le monde. Le réalisateur avait déjà traité le thème de la guerre et de ses funestes conséquences dans le film Un long dimanche de fiançailles.

Le film attire également l'attention du spectateur sur la précarité et la solitude qu'elle engendre, en montrant que la misère n'épargne personne et que le plus malheureux des hasards peut entraîner tout un chacun dans la rue du jour au lendemain. Cette évocation permet de mieux mettre en valeur le thème fédérateur de l'œuvre : la solidarité, qui permet ainsi au héros du film de triompher des tourments de la précarité et finalement de ceux dont les armes ont causé toute sa souffrance.

Autour du film[modifier | modifier le code]

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La rencontre entre Nicolas Thibault de Fenouillet et l’émissaire africain a lieu aux Galeries Lafayette Haussmann.
  • Le rôle tenu par Dany Boon devait initialement être interprété par Jamel Debbouze, mais le comédien-humoriste s'est retiré du projet suite à un différent avec Jean-Pierre Jeunet[1].
  • Dominique Bettenfeld avait déjà tourné sous la direction de Jean-Pierre Jeunet dans Delicatessen (1991), La Cité des enfants perdus (1995), Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (2001), Un long dimanche de fiançailles (2004).
  • Le réalisateur retrouve également son acteur fétiche, Dominique Pinon.
  • De nouveau, le cinéaste a collaboré avec le scénariste Guillaume Laurant, avec qui il a coécrit Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain et Un long dimanche de fiançailles, et avec la chef décoratrice Aline Bonetto avec qui il a travaillé sur Delicatessen, La Cité des enfants perdus, Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain et Un long dimanche de fiançailles.
  • Le réalisateur a utilisé le procédé de la mise en abyme. On aperçoit en effet, dans plusieurs séquences du film, des affiches de ce dernier qui correspondent à la scène qui est en train de se dérouler : la balle qui transperce le DVD du film, quelques secondes après, Bazil s'effondre devant une autre affiche. La voiture conduite par des hommes de main de François Marconi et Nicolas Thibault de Fenouillet rentre dans une autre affiche représentant le pont derrière eux. Le trois roues (une Tempo Hanseat) de Bazil passe dans une grande rue avec l'affiche du film sur un immeuble. Enfin avant d'être conduits à Tire-larigot, ils passent devant une affiche avec leurs motos sur laquelle ils roulent.
  • Clin d'œil à Delicatessen lorsque Dany Boon, sur le toit de l'immeuble, introduit son écouteur dans les différentes cheminées : en effet, l'une d'elles mène dans un appartement où on aperçoit de dos Louison (Dominique Pinon) jouer de la scie musicale et Julie Clapet du violoncelle. À la base, Jean-Pierre Jeunet voulait mettre en scène Amélie Poulain (Audrey Tautou) enceinte, et Nino Quincampoix (Mathieu Kassovitz) vautré devant un match de foot à la télé, une bière à la main ; Audrey Tautou n'était malheureusement pas disponible pour ce clin d'œil.
  • Dans la première partie, le rôle de Bazil enfant est joué par le fils de Dany Boon, Noé (Noé Boon au générique).
  • Le bâtiment de La Vigilante de l'armement est dans la réalité celui de l'École nationale supérieure de techniques avancées.
  • On voit par deux fois le personnage interprété par André Dussollier (Nicolas Thibault De Fenouillet) accompagné par Nicolas Sarkozy sur une photo où ils se serrent la main. La deuxième fois la vitre du cadre de la photo se fissure sous le coup des vibrations causées par l'explosion de munitions.
  • Au début du film, au vidéo-club, Bazil regarde Le Grand Sommeil.
  • Pendant le tournage de la séquence du mime déguisé en diable, un incendie s'est spontanément déclaré à l'entrée d'un établissement présent dans le cadre. L'événement est visible dans le making-of du film : Tire-Larigot : au four et au moulin.
  • Le personnage Petit Pierre fait référence à une personne ayant réellement existé : Petit Pierre était un garçon de ferme, handicapé, sourd et muet, qui a fabriqué pendant toute sa vie un manège. Il s'agit d'une sorte de maquette géante et animée, faite à base de récupération et d'une multitude de systèmes ingénieux. Il est visible à la Fabuloserie, à Dicy.
  • Thierry Roland et Jean-Michel Larqué apparaissent dans la séquence du match de football[2]

Box-office[modifier | modifier le code]

Film Box-Office France[3] Box-Office Etranger[4] Total
Micmacs à tire-larigot 1 258 804 entrées 944 401 entrées 2 203 205 entrées

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]