Homme-canon

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Stephanie Smith, femme-canon au Royal Melbourne Show, en 2005

L’homme-canon est un spectacle de cirque ou un tour de foire, qui consiste à éjecter un homme dûment botté et casqué d'un canon un peu spécial. Il s'agit en partie d'une illusion puisque l'artiste n'est pas propulsé comme un boulet par de la poudre à canon, mais par un ressort ou un jet d' air comprimé[1]. Dans un spectacle de cirque, on utilise en effet de la poudre noire pour produire l’effet visuel ou sonore et faire travailler l'imagination du public, mais en aucun cas pour la propulsion proprement dite.

L'homme-canon atterrit ordinairement sur un filet horizontal ou un matelas pneumatique, dont l'emplacement est déterminé par la mécanique newtonienne ou plus sûrement par un essai avec un objet inerte de même poids que l'artiste. Pour les spectacles en plein air, une piscine peut donner un effet appréciable, surtout en été.

Le premier homme-canon était d'ailleurs une femme, Rossa Matilda Richter alias Zazel, qui en 1877 (elle avait alors 14 ans) se produisit au Royal Aquarium de Londres. Elle fut propulsée par un canon à ressort inventé par le Canadien William Leonard Hunt (alias « le Grand Farini »). Par la suite elle voyagea en tournée avec le Cirque Barnum, mais sa carrière, après quelques incidents d'atterrissage, s'interrompit avant 1879[2].

Le plus récent record de portée, avec 56,64 m, est détenu par David « Cannonball » Smith Sr[3]. Cet exploit fut accompli le 29 mai 1998, à Kennywood, aux États-Unis. Un calcul montre que l'artiste a parcouru les airs à une vitesse d'environ 110 km/h.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cecil Adams, « The Straight Dope: How do "human cannonballs" survive? », Chicago Reader,‎ 21 juin 1991 (consulté le 16 juin 2007)
  2. Mlle Richter eut un premier accident au Westminster Aquarium même, puis quelques années plus tard à Portsmouth, où le filet de réception était détérioré. Une pétition finit par demander qu'on mette un terme à ces exhibitions ; cf. « - », Truth, A Weekly Journal, no 5,‎ 22 mai 1879
  3. Elliot Spagat, « One flew over the Mexican border... in the name of art », Independent News and Media Limited,‎ 29 août 2005 (consulté le 16 juin 2007)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]