Zacharie fils de Barachie fils de Iddo

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Zacharie

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Zacharie par Michel-Ange, chapelle Sixtine
(1508-1512)

זְכַרְיָה

Activité principale
Onzième des douze petits prophètes
Autres activités

Compléments

Contemporain du roi Darius Ier et du prophète Aggée

Zacharie, dont le nom זְכַרְיָה en hébreu signifie « Yah s'est souvenu[1] », est le onzième des douze petits prophètes de la Bible. On lui attribue traditionnellement le Livre de Zacharie, mais il n'en est certainement pas le seul auteur.

Présentation[modifier | modifier le code]

D'après le Livre de Zacharie, il a prophétisé sous le règne de Darius 1er, roi de Perse, vers 520 av. J.-C., et il est le deuxième prophète ayant exercé son ministère depuis l’exil, après Aggée dont il fut un contemporain. Son livre prophétise la venue d'un Messie et la conversion de nombreux peuples.

Le Livre de Zacharie est classé parmi les Neviim dans la tradition juive et parmi les livres de l'Ancien Testament par les chrétiens. Zacharie est fêté par les chrétiens le 6 septembre en Occident et le 8 février en Orient[2].

Zacharie est également mentionné dans le Livre d'Esdras[3] et le Livre de Néhémie[4], où il est évoqué à la suite de son contemporain le prophète Aggée, avec lequel il participe à la construction du Second Temple de Jérusalem. Dans le livre de Néhémie, il apparaît dans une liste de prêtres.

Tradition[modifier | modifier le code]

Les mots « fils de Barachie » (Berekhyah) n’apparaissent pas lorsque Zacharie est mentionné dans les livres d'Esdras et de Néhémie. Certains[5] avancent que ces mots ont été insérés dans le livre de Zacharie pour favoriser l'identification de notre prophète avec un autre Zacharie, Zacharie fils de Barachie, un « témoin » évoqué dans le Livre d'Isaïe[6]. D'autres[7] pensent au contraire que les mots « fils de Barachie » ont été retirés des livres d'Esdras et de Néhémie, pour ne mentionner que les principaux ancêtres.

D'après le livre de Zacharie[8], la première prophétie de Zacharie fut prononcée deux mois après celle d’Aggée, pendant la deuxième année du règne de Darius 1er, roi de Perse, c'est-à-dire vers -521/-520. Une autre prophétie du livre[9] est datée de la quatrième année de règne de Darius, donc vers -519/-518. La seconde partie du livre (chap. 9 à 14) ne comporte pas de date ; Zacharie ne l’écrivit sans doute que vers -480.

Une tradition juive[10] suggère une identification de sa mort avec celle de Zacharie Ben Joiada, qui finit lapidé sur ordre du roi Joas. Cette tradition pourrait venir du fait qu'il existait un mémorial de Zacharie aussi bien dans le temple, où l'on montrait aux pèlerins des pierres rougeâtres évoquant l'assassinat de Zacharie Ben Joiada, que dans la vallée du Cédron, où une « tombe de Zacharie »[11], parfois identifiée à celle du Fils de Iddo, subsiste à ce jour. Cette tradition a été appliquée à Zacharie père de Jean le Baptiste.

Cette tombe de Zacharie est à distinguer du site byzantin récemment découvert (début 2011) à Hirbet Midras[12], correspondant à la tombe de Zacharie Ben Joiada.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Arnaud Sérandour dans Thomas Römer (éd.), Jean-Daniel Macchi (éd.) et Christophe Nihan (éd.), Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides, 2009, p=539
  2. Nominis : Zacharie, le prophète
  3. Esdras 5,1 et Esdras 6,14
  4. Néhémie 12,16
  5. Par exemple S. AMSLER, Commentaire de l'Ancien Testament, XIc. Aggée, Zacharie 1-8, Genève, 1988, p. 47.
  6. Ésaïe 8,2
  7. Bible annotée Neuchâtel, Introduction à Zacharie, http://www.lueur.org/textes/ba-zacharie.html
  8. Zacharie 1,1
  9. Zacharie 7,1
  10. voir le targoum de Lm. 2, 20
  11. Éléments sur la page Lieux de station de la liturgie de Jérusalem
  12. Par ailleurs site d’une communauté juive de l’ère romaine, dans le centre d'Israël -- Libération.fr : communiqué du département israélien des Antiquités du 2 février 2011 (consulté le 3 février 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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