Marina Abramović

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Marina Abramović

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Marina Abramović, Viennale, 2012

Naissance 30 novembre 1946
Belgrade, Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie République fédérative socialiste de Yougoslavie
Activités Plasticienne
Mouvement artistique Art corporel

Œuvres réputées

Rhythm Series (1973–1974)
Works with Ulay (1976–1988)
Balkan Baroque (1997)
The Artist is Present (2010)

Marina Abramović (Марина Абрамовић ; née le 30 novembre 1946 à Belgrade) est une artiste serbe[1] qui étudie et repousse les frontières du potentiel physique et mental à travers ses performances. Faisant partie du courant artistique de l'Art corporel, elle s'est lacérée, flagellée, a congelé son corps sur des blocs de glace, pris des produits psychoactifs et de contrôle musculaire qui lui ont causé des pertes de connaissance.

Elle est l'objet du documentaire Marina Abramović: The Artist Is Present de Matthew Akers et Jeff Dupre sorti en 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

  • 1946 : Naissance à Belgrade.
  • 1965-1970 : Élève à l'Académie des Beaux-Arts de Belgrade,
  • 1973 : Premières performances avec des objets dangereux et des médicaments afin de se mettre à l'épreuve.
  • 1975 : Participe à la Biennale de Paris. Début de la collaboration avec Ulay, et recherches sur les cultures archaïques et principes dualistes lors de multiples voyages.
  • 1980 : écriture avec Ulay de Relation Work and detour.
  • 1982 : Participe à la Documenta 7 à Cassel.
  • 1985 : Participe à la Biennale de São Paulo, Brésil.
  • 1988 : Fin du travail avec Ulay après avoir fait une ultime collaboration, The Great Wall Walk, en Chine.
  • 1992 : Documenta 9 à Cassel.
  • 1989 : Tentative, à l'aide d'installations diverses composées de bois, cristaux, et de pierre, de passer de l'état de conscience individuelle à l'état de conscience collective.
  • 1992-1995 : Enseigne à l'École supérieure des Beaux-Arts de Hambourg.
  • 1997 : Lion d'or de la meilleure installation à la Biennale de Venise.
  • 1997-2004 : Enseigne à l'École supérieure des Beaux-Arts de Brunswick.

En parallèle de sa carrière artistique, Marina Abramovic se consacre aussi à l'enseignement. De 1973 à 1975, elle donne des cours à l'Académie des Beaux-Arts de Novi Sad. En 1990/91, elle est professeur invitée à l'école des Beaux-Arts de Berlin et à l'Académie des Beaux-Arts de Paris. En 1992, elle a une chaire à l'Académie des Beaux-Arts de Hambourg.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Marina Abramović, Seven Easy Pieces, New York, 2005

Marina Abramović fait partie du courant artistique de l'Art corporel, elle s'est mise, à diverses reprises, en danger. Durant l'exécution d'une de ses œuvres, elle s'est même trouvée presque morte d'asphyxie sous un rideau de flammes.

Cependant, le but de cette artiste n'est pas le sensationnel. Ses œuvres sont des séries d'identification à des expériences et de redéfinition des limites : du contrôle de son propre corps, du rapport à un interprète, de l'art et par prolongation, des codes qui régissent la société. On peut donc dire que son projet artistique a l'ambitieux et profond dessein de rendre les personnes plus libres.

Plusieurs de ses œuvres des 30 dernières années ont été brutales et perturbantes. Certaines d'entre elles ont atteint leur accomplissement final seulement quand un membre de l'assistance est intervenu. En cherchant le point auquel l'assistance atteint les limites de sa résistance à la douleur ou plutôt au témoignage de la douleur, l'artiste crée un point de rupture, accentuant radicalement le propre sens du moment du spectateur. Elle a dit : « Je suis intéressée par l'art qui dérange et qui pousse la représentation du danger. Et puis, l'observation de public doit être dans l'ici et maintenant. Garder l'attention sur le danger ; c'est se mettre au centre de l'instant présent. »

Marina Abramović a été soutenue à Belgrade. Ses premières œuvres présentaient une rébellion contre son éducation stricte et aussi contre la culture répressive de la Yougoslavie d'après-guerre de Tito. Comme tout son travail, ses œuvres étaient en quelque sorte des rituels de purification conçus pour sa propre libération.

The Artist is Present, MoMA, mai 2010

En 1975, l'artiste rencontre Ulay, un artiste qui a partagé et sa vie personnelle et sa vie artistique mouvementée. Pendant les douze années de leur vie commune, ils ont collaboré, produisant des œuvres et voyageant. Leurs œuvres ont exploré les rapports de pouvoir et de dépendance dans la relation triangulaire avec le public.

Dans une œuvre de 1977, leurs bouches sont collées l'une à l'autre et des microphones sont attachés avec du ruban adhésif près de leurs gorges. Marina et Ulay ont respiré tour à tour l'air des poumons de l'un l'autre, jusqu'au point où ils n'échangeaient plus que de l'anhydride carbonique, et cela presque jusqu'au point de suffocation. Dans une autre œuvre de 1980, ils ont tendu un arc chargé d'une flèche dirigé sur le cœur de Marina, seul le poids de leurs corps maintenant la tension. Des microphones enregistraient les rapides accélérations de leurs battements de cœur.

Entre 1981 et 1987, Marina et Ulay ont effectué une série d'actions autour du monde intitulée Nightsea Croissing. Ils s'y sont installés comme des tableaux vivants dans les musées. Leur dernier travail ensemble (La grande promenade de mur de 1988) a nécessité que chacun marche 2 000 kilomètres le long de la Grande Muraille, démarrant aux extrémités opposées et se réunissant au milieu. À l'origine de ce projet, cette marche l'un vers l'autre symbolisait les retrouvailles d'un couple amoureux. Mais 8 ans plus tard (le temps nécessaire pour obtenir les autorisations du gouvernement chinois) et leur relation s'acheminant vers une rupture, leur retrouvaille au milieu du mur a donné lieu à une longue accolade, avant qu'ils ne s'éloignent l'un de l'autre définitivement.

Marina Abramović s'est décrite comme la « grand-mère de l'Art performance ». De cette génération d'artistes du début des années 1970 qui a choisi la performance comme moyen d'expression, Marina Abramović est probablement un des plus actif étendards - et celui qui l'a été avec le plus de succès. En 1997, elle a montré une installation et une performance à la Biennale de Venise et a reçu la récompense du lion d'or du meilleur pavillon.

En 2011, elle cocrée la pièce de théâtre autobiographique The Life and Death of Marina Abramovic sous la direction de Bob Wilson au Manchester International Festival. En 2013, elle participe à la création du Boléro de Ravel pour l’Opéra de Paris aux côtés de Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet, et en signe la scénographie[2]. En 2013, elle collabore avec la chanteuse Lady Gaga pour une expérience sensorielle visant à renforcer la sensibilité physique et mentale de l'artiste[3]. Dans une interview publiée en juin 2014, elle déclarait à ce sujet « Lady Gaga a 43 millions d’admirateurs. Aucun artiste visuel ou plasticien n’a une telle audience. C’est une autre manière de propager l’art »[4]. Elle inspire également le chanteur Jay-Z, et apparait à ses cotés dans la performance artistique vidéo Picasso Baby.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.artnet.com/artists/marina-abramovic Artnet.com
  2. Marina Abramović enflamme le Boléro par Philippe Noisette dans Paris Match du 4 mai 2013.
  3. http://www.lesoir.be/295902/article/styles/air-du-temps/2013-08-08/lady-gaga-nue-pour-marina-abramovic Lady Gaga nue pour Marina Abramovic, article par Anne-Sophie Leurquin, le 8 août 2013 sur lesoir.be
  4. « Marina Abramović – Guerrière de l’art contemporain », sur workmag.me, LE MAGAZINE ECONOMIQUE FEMININ,‎ 16/06/2014 (consulté le 22 décembre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • L'Art du XXe siècle, éd. Taschen, 2007