Maison de Iturbide

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Maison de Iturbide
Casa de Iturbide

Description de l'image  Escudo de Armas de la Casa Götzen-Iturbide.svg.
Type Maison impériale
Pays Mexique
Lignée Dynastie créée
Titres Empereur du Mexique[1]
Prince(sse) mexicain(e)[1]
Prince(sse) impérial(e)[1]
Prince(sse) de Iturbide[1]
Prince de l'Union[1]
Chef actuel Maximilien von Götzen-Iturbide
Fondation 1822
Augustin Ier
Déposition 1823
Ethnicité Mexicain, Basque
Branches Habsbourg-Iturbide

La maison de Iturbide est une dynastie impériale mexicaine qui a accédé au trône à travers l'empereur Augustin Ier en 1822-1823. Ses héritiers ayant été adoptés par l'empereur Maximilien Ier, membre de la Maison de Habsbourg-Lorraine, cette dynastie a par la suite pris le nom de Maison de Habsbourg-Iturbide en [2],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , Agustín de Iturbide présente le plan d’Iguala, il entend bâtir une monarchie mexicaine indépendante qui serait confiée à Ferdinand VII ou à un autre prince européen, l’Église catholique conservant ses privilèges, les créoles et les Espagnols, que leurs adversaires désignent du nom de gachupines, bénéficiant d'une complète égalité civile et politique. Une junte doit assurer l'exercice du pouvoir jusqu'à l'arrivée d'un roi et organiser l'élection d'un Congrès chargé de préparer une Constitution. Il n'y aura pas de confiscations de biens, ce qui écarte, pour les propriétaires créoles, le spectre d'une réforme agraire. À la tête de l'armée des Trois Garanties, Agustín de Iturbide rallie toujours plus de partisans. Il a conquis tout le Mexique septentrional dès la fin du printemps. En août, il entre à Puebla et le drapeau espagnol ne flotte plus alors que sur Mexico, Acapulco et Vera Cruz où le nouveau vice-roi envoyé d’Espagne, Juan O'Donojù, qui a débarqué en juillet, se retrouve assiégé et se voit obligé de composer avec Iturbide en signant le 24 août le traité de Córdoba[4],[5],[6].

Le , Iturbide fait son entrée dans Mexico à la tête de l'armée des Trois Garanties. Les dernières forces espagnoles loyalistes cesseront le combat en octobre. Iturbide qui a nommé le une junte de gouvernement et un conseil de cinq régents dont il s'est attribué la présidence a organisé des élections en vue de la réunion d'un Congrès. Réuni le , celui-ci compte une majorité de créoles conservateurs a priori favorables à Ferdinand VII mais celui-ci a fait savoir qu'il n'entendait ni devenir roi au Mexique, ni reconnaître l'indépendance. Certains de ses partisans se rallient donc à l'idée d'une République centraliste et se joignent aux libéraux contre Iturbide, avec les encouragements d'une partie de la franc-maçonnerie qui connaît alors un développement rapide, ses membres se partagent en fait alors entre libéraux et conservateurs. Le Mexique jouit désormais d'une indépendance de fait qui ne sera reconnue par l'Espagne qu'en 1836. Le Congrès propose de réduire les effectifs de l'armée et de priver de commandement militaire tout membre du conseil exécutif, ce qui encourage Iturbide à agir. Le 18 mai, des soldats et une foule nombreuse lui demandent de se proclamer empereur du Mexique sous le nom d'Augustin Ier. Il y consent et, le lendemain, par 70 voix contre 15 le Congrès entérine ce choix, même si plus de la moitié des députés s'abstiennent. La couronne est déclarée héréditaire, une cérémonie du sacre est organisée et, en août, l'ordre de Guadalupe est institué. Le 21 juillet 1822, il fut couronné Augustin Ier, empereur constitutionnel du Mexique.

Titulature des membres de la famille impériale[modifier | modifier le code]

  • La monarchie mexicaine en plus d'être modérée et constitutionnelle, est aussi héréditaire.
  • Par conséquent, la nation appelle à la succession de la couronne par décès de l'actuel empereur, son fils aîné, don Agustín Jerónimo de Iturbide. La Constitution de l'Empire fixera l'ordre de succession à la couronne.
  • Le prince héritier sera appelé prince impérial et aura le traitement d'« Altesse impériale ».
  • Les fils ou les filles légitimes de l'empereur seront princes du Mexique et auront le traitement d'« altesse ».
  • Don José Joaquín de Itúrbide y Arreguí, père de l'empereur, est titré de prince de l'Union avec traitement d'« altesse ». Il est également accordé le titre de princesse d'Iturbide avec traitement d'« altesse » à doña María Nicolasa de Itúrbide y Arámburu, sœur de l'empereur.
  • La Nation mexicaine adopte pour forme de gouvernement la monarchie modérée et héréditaire sous un prince catholique.
  • Le souverain prendra le titre d'empereur du Mexique.
  • La couronne impériale sera offerte à S.A.I. le prince Maximilien de Habsbourg, archiduc d'Autriche, pour lui et ses descendants
  • Dans le cas où, par des circonstances imprévisibles, l'archiduc Maximilien de Habsbourg ne prendrait pas possession du trône qui lui est offert, la Nation mexicaine s'en remet à la bienveillance de S.M. Napoléon III, empereur des Français, pour qu'il désigne un autre prince catholique à qui la couronne sera offerte.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Ana María Huarte et Agustín de Iturbide ont 10 enfants.

Agustín de Iturbide y Green (1863-1925)
Le fils adoptif de l'empereur Maximilien Ier et de l'impératrice Carlota.
Salvador Agustín Francisco de Paula de Iturbide y de Marzán (1849-1895)
Le fils adoptif de l'empereur Maximilien Ier et de l'impératrice Carlota.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (es) ESTUDIOS GENEALÓGICOS, D. Ricardo Ortega y Pérez Gallardo, IMPR. EDUARDO DUBLAN, México, 1902
  2. (es) Archivo General de la Nación
  3. (es) Maison impériale du Mexique
  4. Biblioteca Digital UANL, Nuevo León, México, 1933 (es)
  5. Instituto Nacional de Estudios Históricos de México, San Ángel, México, D.F (INEHRM) (es)
  6. Gobernates de México, Panorama Editorial, 1985 (es)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Lucas Alamán, Historia de México desde los primeros movimientos que prepararon su independencia en 1808 hasta la época presente, México D.F., Fondo de Cultura Económica,‎ 1985
  • (es) Carmen Blázquez Domínguez, Veracruz, una historia compartida, Gobierno del Estado de Veracruz, Instituto Veracruzano de Cultura,‎ 1988, 369 p. (ISBN 968-6173-60-9)
  • (es) Francisco Bulnes, La guerra de Independencia, México, Distrito Federal, 1910.,‎ 1910
  • (es) Carlos María de Bustamante, Cuadro histórico de la Revolución mexicana, México D.F., INEHRM,‎ 1843 (réimpr. 1985)
  • (es) Luis Garfias Magana, Guerrilleros de México: Personajes famosos y sus hazanas, desde la Independencia hasta le Revolución mexicana, México D.F., Panorama,‎ 1980, 138 p.
  • Alexander Von Humboldt, Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne, Paris,‎ 1811
  • (es) Luis Pazos, Historia sinóptica de México de los Olmecas a Salinas, México D.F., Diana,‎ 1993, 165 p. (ISBN 968-13-2560-5)
  • (es) Guillermo Prieto, Memorias de mis tiempos, Editorial Pátria,‎ 1828 (réimpr. 1906)
  • Vicente Rivas Palacio (coord.), Julio Zárate, México a través de los siglos, vol. III : La guerra de independencia (1808 - 1821), México D.F., Cumbre,‎ 1880 (réimpr. 1970)
  • Vicente Rivas Palacio (coord.), Juan de Dios Arias, Enrique de Olavarría y Ferrari, México a través de los siglos, vol. IV : México independiente (1821 - 1855), México D.F., Cumbre,‎ 1880 (réimpr. 1970)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]