Juan Nepomuceno Almonte
| Juan Nepomuceno Almonte | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre de la Maison Impériale du Mexique | |
| 10 avril 1864 – 15 mai 1867 | |
| Monarque | Maximilien Ier |
| Prédécesseur | Fonction créée |
| Successeur | Fonction disparue |
| Président de la Régence du Mexique | |
| 11 juillet 1863 – 28 mai 1864 | |
| Prédécesseur | Agustín de Iturbide |
| Successeur | Fonction disparue |
| Président du Suprême Pouvoir Exécutif du Mexique | |
| 25 juin 1863 – 11 juillet 1863 | |
| Prédécesseur | José Pedro Antonio Vélez |
| Successeur | Fonction disparue |
| Chef Suprême de la Nation Mexicain | |
| 21 avril 1862 – 12 janvier 1863 | |
| Prédécesseur | Fonction créée |
| Successeur | Fonction disparue |
| Ministre de la Guerre et de la Marine du Mexique | |
| 19 juillet 1839 – 20 septembre 1841 | |
| Président | Anastasio Bustamante |
| Biographie | |
| Date de naissance | 15 mai 1803 |
| Lieu de naissance | Michoacán, (Mexique) |
| Date de décès | 21 mars 1869 |
| Lieu de décès | Paris, France |
| Nationalité | Mexicain |
| Parti politique | Conservateur |
| Profession | Avocat |
| Liste des chefs d'État du Mexique | |
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Juan Nepomuceno Almonte, né le 15 mai 1803 à Necupétaro (Michoacán) au Mexique et mort le 21 mars 1869 à Paris, était un militaire et premier ministre du Second Empire mexicain. Fils naturel de José María Morelos, héros de l'indépendance du Mexique, et d'une indigène, Brigida Almonte, il accompagne son père dans ses campagnes et au cours de ses missions diplomatiques avec les représentants des États-Unis[1],[2],[3],[4].
Sommaire |
Bibliographie[modifier]
Juan N. Almonte étudie à La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, où il apprend l'anglais et travaille chez un commerçant. Il doit revenir au Mexique à la mort de son père, fusillé le 22 décembre 1815 à San Cristóbal Ecatepec. Après la signature du plan de Iguala, en 1821, il rejoint les insurgés au Texas jusqu'à l'exécution, en juillet 1824, de Agustín de Iturbide, qui avait été proclamé empereur du Mexique. De retour au Mexique, il part immédiatement pour Londres où il est chargé d'assister l'ambassadeur José Mariano Michelena qui doit signer un accord commercial avec l'Angleterre, le premier traité du nouvel État indépendant.
Élu au congrès mexicain en 1830, il édite aussi un journal dans lequel il accuse le président Anastasio Bustamante d'accepter l'ingérence de pays étrangers dans les affaires nationales. Menacé d'être arrêté, il se réfugie à La Nouvelle-Orléans puis se réconcilie avec Bustamante qui le nomme en 1831 secrétaire de la légation extraordinaire mexicaine, sorte d'ambassadeur itinérant en Amérique du Sud. Trois ans plus tard, il participe à la commission chargée de négocier le partage de la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Le vice-président Valentín Gómez Farías le charge alors d'une mission d'inspection au Texas, puis le nomme aide de camp du général Santa Anna. Il accompagne ce dernier en opération militaire et participe au siège de Fort Alamo. Les deux hommes seront retenus prisonniers pendant deux mois avant d'être envoyés à Washington D.C. où ils réussissent à s'entretenir avec le président américain Andrew Jackson. Libéré en 1837, il est envoyé en Europe où il dirige la légation mexicaine à Londres et à Bruxelles. De retour à Mexico deux ans plus tard, il est nommé secrétaire à la Guerre et à la Marine, et épouse en 1840 Dolores Quesada, avec lequel il aura une fille prénommée Guadalupe. Entre 1841 et 1845, il est ministre plénipotentiaire à Washington. Mais l'annexion du Texas par les États-Unis, en 1845, l'amène à retourner au Mexique. Il fait une escale à Cuba, où s'est exilé Santa Anna, et le persuade de revenir. Alors que la Guerre américano-mexicaine s'achève, Almonte est nommé secrétaire à la Guerre. Avec quelques officiers, il tente de renverser en février 1847 le président Gómez Farías. L'opération échoue et Almonte est enfermé à la prison de Santiago Tlaltelolco.
Une fois libéré, il devient sénateur d'Oaxaca puis représentant du Mexique aux États-Unis. En 1856, il repart pour l'Europe où il représente son pays en Angleterre, en France et en Espagne. Il fréquente alors les milieux favorables à une intervention étrangère au Mexique pour y établir une monarchie, envisageant un moment d'accéder lui-même au trône du futur royaume. Proche des conservateurs et opposé aux libéraux mexicains, il s'engage d'abord, en 1859, à rembourser la dette mexicaine à l'Espagne en échange d'un soutien contre ses adversaires politiques, puis approuve en 1861 l'expédition du Mexique décidée par les puissances européennes contre le régime du président Benito Juárez. Accompagnant les troupes françaises, il se proclame président du Mexique par intérim en mars 1862 avant d'appuyer le projet français visant à établir l'archiduc Maximilien empereur du Mexique, lequel le nommera représentant personnel auprès de Napoléon III, où il plaide en faveur du maintien des troupes françaises au Mexique.
Notes et références[modifier]
- (es) Biblioteca Digital UANL, Nuevo León, México, 1933.
- (es) Instituto Nacional de Estudios Históricos de México, San Ángel, México, D.F (INEHRM)
- (es) Gobernates de México, Panorama Editorial, 1985.
- (es) Cancilleres del México Independiente sur Abctlaxcala.com
Bibliographie[modifier]
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Voir aussi[modifier]
Liens externes[modifier]
- (es) Site de la Présidence du Mexique Liste des Gouvernants du Mexique
- (es) Monografías Biographie des Présidents du Mexique
- (es) Gobernantes de México Liste des Gouvernants du Mexique
- (es) Bicentenario 2010 Galerie des Gouvernants
- (en) Virtual American Biographies Biographies des Présidents du Mexique
- Personnalité du XIXe siècle
- Personnalité politique mexicaine
- Personnalité de la Guerre américano-mexicaine
- Diplomate mexicain
- Histoire du Mexique
- Naissance en 1803
- Décès en 1869
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- Régent du Mexique
- Président de la Régence du Mexique