Ana María de Huarte y Muñiz

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Ana Maria de Huarte y Muniz
Image illustrative de l'article Ana María de Huarte y Muñiz
Titre
Régente du Mexique
1823 – 1824
Monarque Agustín Jerónimo
Impératrice du Mexique
1822 – 1823
Prédécesseur Aucun
Successeur Charlotte de Belgique
Biographie
Dynastie Maison d’Iturbide
Date de naissance
Lieu de naissance Valladolid, Michoacán, (Mexique)
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Pennsylvanie, (États-Unis)
Conjoint Augustin Ier
Enfant(s) Agustín Jerónimo et 9 autres enfants

Ana María de Huarte y Muñiz
Impératrice du Mexique
Régente du Mexique

Ana María Josefa Ramona de Huarte y Muñiz, dite Ana Huarte de Iturbide, née le à Valladolid au Mexique et décédée le à Philadelphie aux États-Unis, fut l'épouse de l'empereur Augustin Ier du Mexique de 1805 à 1861 et impératrice du Mexique de 1822 à 1823[1],[2].

Descendance[modifier | modifier le code]

Ana María Huarte et Agustín de Iturbide ont 10 enfants.

Agustín de Iturbide y Green (1863-1925)
Le fils adoptif de l'empereur Maximilien Ier et de l'impératrice Carlota.
Salvador Agustín Francisco de Paula de Iturbide y de Marzán (1849-1895)
Le fils adoptif de l'empereur Maximilien Ier et de l'impératrice Carlota.

Impératrice du Mexique[modifier | modifier le code]

En 1821, Agustín de Iturbide devient régent du Mexique après que fut proclamée l'indépendance mexicaine. En 1822, il est question de donner un souverain au Mexique, à ce moment-la, le roi d'Espagne Ferdinand VII se porte candidat pour le trône du Mexique. Mais Iturbide parvient à se faire proclamer empereur du Mexique avant Ferdinand VII, sous le nom d'Augustin Ier du Mexique. Son épouse Ana Maria de Huarte devient donc impératrice et elle est couronnée au côté de son époux à Mexico en 1822.

La Régence[modifier | modifier le code]

Fin du règne de l'empereur Augustin Ier[modifier | modifier le code]

En 1823, l'empire est glorieux, cependant l'empereur est victime de plusieurs attentats dont le coupable est le général Vicente Guerrero. Puis après de règne, l'empereur est victime d'un nouvel attentat et risque de mourir. Il abdique en faveur de son fils Agustín Jerónimoâgé de seulement 10 ans. Une réunion est organisée au palais impérial par les députés mexicains afin de savoir que faire du petit Jéronimo.

Début de la régence[modifier | modifier le code]

En 1823, les députés votent pour une régence. Soudain l'impératrice Ana Maria de Huarte surgit et proclame son fils empereur du Mexique sous le nom d'Augustin II. L'impératrice et proclamée régente de l'empire mexicain jusqu'à la majorité de l'empereur Augustin II. Mais la régente se laisse influencer par le Guerrero qui est le responsable de la tentative de meurtre contre son époux. Guerrero est fait ministre des finances puis ministre de l'intérieur et enfin premier ministre. Guerrero devient l'ennemi de peuple qui commence peu à peu à détester la régente.

Chute de l'empire et fin de la régence[modifier | modifier le code]

En 1824, les députés mexicains se retournent contre la régente et contre son ministre Guerrero devenu son protégé. Guerrero grâce à l'aide de l'armée impériale attaque l'assemblée mexicaine, la régente ne tolère pas cela et prévient Guerrero que s'il est arrêté elle ne pourra plus le protéger. Guerrero se retourne à son tour contre la régente et l'oblige à renoncer à tous ses titres. Guerrero se proclame comme nouveau régent de l'empereur Augustin II, mais les députés protègent l'ancienne régente puis mettent fin au règne de Guerrero. Mais celui-ci fait un nouveau coup d'état, abolit l'empire et chasse la régente et son fils. Guerrero est de nouveau arrêté en 1829 et exécuté en 1831.

Le temps de l'exil[modifier | modifier le code]

Embarquement pour les États-Unis d'Amérique[modifier | modifier le code]

Après avoir quitté le Mexique, l'ex-impératrice et son fils se réfugient aux États-Unis où ils sont accueillis par le président lui-même. Le président permet à Agustín Jerónimo de commencer une carrière militaire. Quant à Ana Maria, elle commence à s'ennuyer et souhaite partir pour l'Europe. En tant qu'ex-impératrice, elle serait mieux respectée par les monarchies européennes qu'avec une république comme les États-Unis.

L'exil en France, en Espagne, en Italie, en Angleterre[modifier | modifier le code]

En 1826, Ana Maria quitte les États-Unis mais son fils, lui, souhaite y rester. C'est donc seule qu'elle est accueillie en France par le roi Charles X, mais en 1830 lorsque la révolution française contre Charles X éclate, elle se réfugie en Espagne à la cour du roi Ferdinand VII. Mais en 1848 lorsque la révolution espagnole éclate, elle quitte l'Espagne pour l'Italie. Elle se réfugie chez le pape, mais une révolution éclate également en Italie et elle part pour l'Angleterre en 1855. Elle est accueillie par la célèbre reine Victoria, mais elle quitte l'Angleterre car elle ne voulait point rivaliser avec la fabuleuse reine.

Le retour aux États-Unis et tentative de restauration[modifier | modifier le code]

En 1859, elle revient aux États-Unis, s'installe en Pennsylvanie et retrouve son fils qu'elle n'avait pas vu depuis 33 ans. Grâce à l'armée qui lui a été fournie par les Américains, Agustin Jeronimo parvient à attaquer le Nord du Mexique et à le conquérir. Il se proclame donc empereur titulaire du Nord mexicain, il le restera de 1859 jusqu'en 1860 après que les troupes mexicaines eurent reprit le Nord.

Fin de vie et hommage[modifier | modifier le code]

Les funérailles de l'ex-impératrice Ana-Maria.

En 1861, Ana Maria âgée de 75 ans, s'éteint en Pennsylvanie aux côtés de son fils. Comme héritage, elle lui laisse une immense fortune mais celui-ci meurt l'année suivante en 1862 sans descendance. La lignée directe des Iturbide s'éteint donc en 1862. En 1865, le nouvel empereur du Mexique Maximilien Ier rend hommage à l'ancienne impératrice lors d'une grande cérémonie organisée par son épouse l'impératrice Charlotte.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Burton Kirkwood (trad. de l'allemand), History of Mexico., Westport, CT, Greenwood Publishing Group, Incorporated,‎ , 1e éd., poche (ISBN 978-1-4039-6258-4), p. 107
  2. (en) Burton Kirkwood (trad. de l'allemand), History of Mexico., Westport, CT, Greenwood Publishing Group, Incorporated,‎ , 1e éd., poche (ISBN 978-1-4039-6258-4), p. 100

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Lucas Alamán, Historia de México desde los primeros movimientos que prepararon su independencia en 1808 hasta la época presente, México D.F., Fondo de Cultura Económica,‎
  • (es) Carmen Blázquez Domínguez, Veracruz, una historia compartida, Gobierno del Estado de Veracruz, Instituto Veracruzano de Cultura,‎ , 369 p. (ISBN 968-6173-60-9)
  • (es) Francisco Bulnes, La guerra de Independencia, México, Distrito Federal, 1910.,‎
  • (es) Carlos María de Bustamante, Cuadro histórico de la Revolución mexicana, México D.F., INEHRM,‎ (réimpr. 1985)
  • (es) Luis Garfias Magana, Guerrilleros de México: Personajes famosos y sus hazanas, desde la Independencia hasta le Revolución mexicana, México D.F., Panorama,‎ , 138 p.
  • Alexander Von Humboldt, Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne, Paris,‎
  • (es) Luis Pazos, Historia sinóptica de México de los Olmecas a Salinas, México D.F., Diana,‎ , 165 p. (ISBN 968-13-2560-5)
  • (es) Guillermo Prieto, Memorias de mis tiempos, Editorial Pátria,‎ (réimpr. 1906)
  • Vicente Rivas Palacio (coord.) et Julio Zárate, México a través de los siglos, vol. III : La guerra de independencia (1808 - 1821), México D.F., Cumbre,‎ (réimpr. 1970)
  • Vicente Rivas Palacio (coord.), Juan de Dios Arias et Enrique de Olavarría y Ferrari, México a través de los siglos, vol. IV : México independiente (1821 - 1855), México D.F., Cumbre,‎ (réimpr. 1970)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]