Maghnia

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Maghnia
Image illustrative de l'article Maghnia
Noms
Nom algérien مغنية
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Oranie
Wilaya Tlemcen
Daïra Maghnia
Président de l'APC Mounir Hebali (FLN)
2012-2017
Code postal 13001
Code ONS 1327
Démographie
Population 114 634 hab. (2008[1])
Densité 390 hab./km2
Géographie
Coordonnées 34° 51′ 42″ N 1° 43′ 50″ O / 34.861708, -1.730547 ()34° 51′ 42″ Nord 1° 43′ 50″ Ouest / 34.861708, -1.730547 ()  
Altitude Min. 310 m – Max. 680 m
Superficie 294 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Tlemcen
Localisation de la commune dans la wilaya de Tlemcen

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Maghnia

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Maghnia

Maghnia (anciennement Marnia pendant la colonisation française) est une commune de la wilaya de Tlemcen en Algérie.

Ce lieu était occupé par les Romains et on l'appelait alors Numerus Syrorum.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Maghnia est situé au nord-ouest de la wilaya de Tlemcen.

La ville de Maghnia est située 580 km à l'ouest d'Alger, 39 km de Tlemcen, à 137 km au sud-ouest d'Oran, à 30 km au sud de la ville portuaire de Ghazaouet et à 20 km à l'est d'Oujda (Maroc). On y trouve deux postes frontaliers, Akid Abbas et Akid Lotfi.

Communes limitrophes de Maghnia
Souani Djebala, Hammam Boughrara Hammam Boughrara
(Maroc) Maghnia Bouhlou
(Maroc) Beni Boussaid Sidi Medjahed

Transports[modifier | modifier le code]

Route : Maghnia est la dernière localité algérienne desservie par l'autoroute Est-Ouest à l'extrémité ouest du pays. la RN7 permet de rejoindre Tlemcen à l'est et Oujda au sud-ouest, la RN35 pour aller à Aïn Témouchent au nord-est et la RN99 au nord vers Ghazaouet.

Rail : Train régional quotidien en direction d'Oran à 4h45, de Tlemcen à 6h18[2] et de Ghazaouet à 17h53[3].

Localités de la commune[modifier | modifier le code]

En 1984, la commune de Maghnia est constituée à partir des localités suivantes[4] :

  • Maghnia
  • Bekhata
  • Bettaïn (beni ouassine)
  • Messamda
  • Akkid Abbès (zoudje fako)
  • Akkid Lotfi
  • Chebikia
  • El Guessas
  • Ouled Charef
  • M'Khalif
  • Ouled Dhiri
  • Djeraba
  • Ouled Kaddour Kbar Oua Sghar
  • Telalsa
  • Zerigua (meghara)
  • Ouled Mellouk El Attamna
  • Ouled Moussa
  • Ouled Ziane

Histoire[modifier | modifier le code]

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Préhistoire[modifier | modifier le code]

Dès l’âge de la préhistoire, le site de Maghnia fut occupé par des groupes humains importants comme en témoignent quantités de quartzites, de basaltes, de grès, de silex taillés et ouvrés, recueillis sur le territoire de Maghnia et dans ses environs immédiats « oued Mouilah »[réf. nécessaire].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Ce fut un établissement phénicien d’abord, puis un poste romain, appelé, d’après les bornes milliaires « NUMERUS SYRORUM » ou simplement « SYRORUM » ou « SYR ». Les Romains y établirent un camp militaire, entouré d’un fossé large et profond, flanqué de tours carrées et où l’on entrait par 4 portes. Le nom de numerus Syrorum désigne au départ l'unité auxiliaire de l'armée romaine qui avait sa garnison dans le camp. Il s'agissait d'une unité recrutée initialement en Syrie[5]. Cette unité avait été auparavant cantonnée en Dacie[6]. Le camp était le camp le plus occidental du dispositif militaire développé en Maurétanie Césarienne à l'époque sévérienne, la nova praetentura.

Un grand nombre d’inscriptions tumulaires votives ou de bornes milliaires, découvertes plus tard et une épaisse couche de cendres, de charbons, de débris retrouvées dans tous les environs, à une profondeur à peu près uniforme, ont prouvé l’existence de ce poste romain, qui a dû être détruit par un incendie. Plus tard, quand la domination romaine eut complètement disparu, les remparts de l’ancien castellum subsistèrent ; de là, le nom de « SOUR » (rempart) donné parfois par les autochtones à Maghnia et sans rapport avec le SYR des Romains. Un important marché de nomades se tient régulièrement auprès de l’ancien camp romain. En effet, par sa situation géographique, au centre d’un long et étroit couloir entre Tlemcen et Fès et facilement accessible, d’autre part, aux montagnards du sud et aux habitants du littoral, Maghnia ne pouvait manquer d’être un lieu important d’échanges.

Période des dynasties musulmanes arabo-berbères[modifier | modifier le code]

C’était le lieu tout indiqué pour les rencontres des tribus dont les campements s’élevaient sur tout le territoire environnant. Les plaines étaient généralement habitées par des nomades souvent arabisés après l'islamisation, qui consacraient à l’élevage des moutons, des chevaux, des chameaux et à la culture des céréales, le peu de temps que leur laissaient les guerres intestines et le pillage. Les Berbères, qui vivaient dans les montagnes, formaient environ un cinquième de la population totale. En certains endroits, ils ont pris les habitudes nomades des Arabes, et presque partout, à l’imitation de ceux-ci, ils se faisaient une guerre acharnée. Mais ils étaient plus industrieux, cultivaient le sol avec plus de soin, élevaient du gros bétail, plantaient des arbres comme en témoignent les immenses orangeraies de Zegzel dans les Beni-Snassen.

C’était à Maghnia que les adeptes des deux types d’économie présentaient leurs produits. Sous la domination arabe lui fut donné le nom de Lalla-Maghnia. Ce nom est celui d’une sainte musulmane toujours vénérée dans la région y compris par une grande partie des membres des tribus marocaines des Angad. Elle a été inhumée près de Maghnia. En ce lieu se trouve encore aujourd’hui la Kouba, dans laquelle, elle ne cesse, dit-on, de faire des miracles. Ce mausolée n’offre aucune particularité artistique, mais la Kouba indigène est élevée vers la fin du XVIIIe siècle.

Époque de la colonisation française[modifier | modifier le code]

En 1836 au moment où la première expédition française entrait à Tlemcen, les ruines du camp militaire romain de Lalla-Maghnia furent signalées aux officiers français. Ce ne fut que 7 ans après, au mois de novembre 1843, qu’elles furent exploitées par le général Bedeau accompagné du commandant. C’était au moment où l’émir Abd El-Kader venait de se réfugier au Maroc.

Lors de la colonisation, la ville est nommée Marnia et fait partie du département d'Oran puis à partir de 1957 du département de Tlemcen. Après l'indépendance, elle prend le nom de Maghnia[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

Maghnia est la deuxième commune la plus peuplée de la wilaya de Tlemcen après Tlemcen[8], selon le recensement général de la population et de l'habitat de 2008, la population de la commune de Maghnia est évaluée à 114 634 habitants contre 39 294 en 1977:

Évolution démographique
1977 1987 1998 2008
39 294 62 137 95 904 114 634
(Source : recensement [9])


Vie quotidienne à Maghnia[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Maghnia dispose de différents clubs de sports comme le football, le karate do qui existe depuis la colonisation de l'Algérie sous le nom de SSEPM, le handball, l'athlétisme, la boxe, le volley-ball et l'Haltérophilie. Les Clubs de l'IRB Maghnia, de l'AS Maghnia et de Entente Sportive Jeunesse Maghnia E.S.J.M , représentent la ville dans de nombreuses compétitions.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Waciny Laredj écrivain est né à Sidi-Boudjenan Amin Zaoui écrivain est né à M'sirda

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]