Maghnia

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Maghnia

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Administration
Nom algérien مغنية
Pays Drapeau d'Algérie Algérie
Région Oranie
Wilaya Tlemcen
Daïra Maghnia
Code ONS 1327
Culture et démographie
Population 114 634 hab. (2008[1])
Densité 390 hab./km2
Géographie
Coordonnées 34° 51′ 17″ N 1° 43′ 29″ W / 34.854616, -1.72475734° 51′ 17″ N 1° 43′ 29″ W / 34.854616, -1.724757
Superficie 294 km2
Voir la carte administrative
Maghnia
Voir la carte topographique
Maghnia
DZ-13-27 - Maghnia - Wilaya Tlemcen.svg
Localisation de la commune dans la wilaya de Tlemcen

Maghnia (anciennement Marnia pendant la colonisation française) est une commune de la wilaya de Tlemcen en Algérie.

Ce lieu était occupé par les Romains et on l'appelait alors Numerus Syrorum.

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Situation

Le territoire de la commune de Maghnia est situé au nord-ouest de la wilaya de Tlemcen.

La ville de Maghnia est située à 26 km à l'ouest de Tlemcen, à 160 km au sud-ouest d'Oran, à environ 60 km a sud du littoral et à 27 km à l'est d'Oujda (Maroc). On y trouve deux postes frontaliers: Akid Abbas et Akid Lotfi. Ce sont les lieux d'entrée du Maroc vers l'Algérie.

Communes limitrophes de Maghnia
Souani Djebala, Hammam Boughrara Hammam Boughrara
(Maroc) Maghnia Bouhlou
(Maroc) Beni Boussaid Sidi Medjahed

[modifier] Localités de la commune

En 1984, la commune de Maghnia est constituée à partir des localités suivantes[2] :

  • Maghnia
  • Bekhata
  • Bettaïn
  • Messamda
  • Akkid Abbès
  • Akkid Lotfi
  • Chebikia
  • El Guessas
  • Ouled Charef
  • M'Khalif
  • Ouled Dhiri
  • Djeraba
  • Ouled Kaddour Kbar Oua Sghar
  • Telalsa
  • Zerigua
  • Ouled Mellouk El Attamna
  • Ouled Moussa
  • Ouled Ziane

[modifier] Histoire

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[modifier] Préhistoire

Dès l’âge de la préhistoire, le site de Maghnia fut occupé par des groupes humains importants comme en témoignent quantités de quartzites[Quoi ?], de basaltes, de grès, de silex taillés et ouvrés, recueillis sur le territoire de Maghnia et dans ses environs immédiats « oued Mouilah »[réf. nécessaire].

[modifier] Antiquité

Ce fut un établissement phénicien d’abord, puis un poste romain, appelé, d’après les bornes milliaires « NUMERUS SYRORUM » ou simplement « SYRORUM » ou « SYR ». Les Romains y établirent un camp militaire, entouré d’un fossé large et profond, flanqué de tours carrées et où l’on entrait par 4 portes. Le nom de numerus Syrorum désigne au départ l'unité auxiliaire de l'armée romaine qui avait sa garnison dans le camp. Il s'agissait d'une unité recrutée initialement en Syrie[3]. Cette unité avait été auparavant cantonnée en Dacie[4]. Le camp était le camp le plus occidental du dispositif militaire développé en Maurétanie Césarienne à l'époque sévérienne, la nova praetentura.

Un grand nombre d’inscriptions tumulaires votives ou de bornes milliaires, découvertes plus tard et une épaisse couche de cendres, de charbons, de débris retrouvées dans tous les environs, à une profondeur à peu près uniforme, ont prouvé l’existence de ce poste romain, qui a dû être détruit par un incendie. Plus tard, quand la domination romaine eut complètement disparu, les remparts de l’ancien castellum subsistèrent ; de là, le nom de « SOUR » (rempart) donné parfois par les autochtones à Maghnia et sans rapport avec le SYR des Romains. Un important marché de nomades se tient régulièrement auprès de l’ancien camp romain. En effet, par sa situation géographique, au centre d’un long et étroit couloir entre Tlemcen et Fès et facilement accessible, d’autre part, aux montagnards du sud et aux habitants du littoral, Maghnia ne pouvait manquer d’être un lieu important d’échanges.

[modifier] Période des dynasties musulmanes arabo-berbères

C’était le lieu tout indiqué pour les rencontres des tribus dont les campements s’élevaient sur tout le territoire environnant. Les plaines étaient généralement habitées par des nomades souvent arabisés après l'islamisation, qui consacraient à l’élevage des moutons, des chevaux, des chameaux et à la culture des céréales, le peu de temps que leur laissaient les guerres intestines et le pillage. Les Berbères, qui vivaient dans les montagnes, formaient environ un cinquième de la population totale. En certains endroits, ils ont pris les habitudes nomades des Arabes, et presque partout, à l’imitation de ceux-ci, ils se faisaient une guerre acharnée. Mais ils étaient plus industrieux, cultivaient le sol avec plus de soin, élevaient du gros bétail, plantaient des arbres comme en témoignent les immenses orangeraies de Zegzel dans les Beni-Snassen.

C’était à Maghnia que les adeptes des deux types d’économie présentaient leurs produits. Sous la domination arabe lui fut donné le nom de Lalla-Maghnia. Ce nom est celui d’une sainte musulmane toujours vénérée dans la région y compris par une grande partie des membres des tribus marocaines des Angad. Elle a été inhumée près de Maghnia. En ce lieu se trouve encore aujourd’hui la Kouba, dans laquelle, elle ne cesse, dit-on, de faire des miracles. Ce mausolée n’offre aucune particularité artistique, mais la Kouba indigène est élevée vers la fin du XVIIIe siècle.

[modifier] Époque de la colonisation française

En 1836 au moment où la première expédition française entrait à Tlemcen, les ruines du camp militaire romain de Lalla-Maghnia furent signalées aux officiers français. Ce ne fut que 7 ans après, au mois de novembre 1843, qu’elles furent exploitées par le général Bedeau accompagné du commandant. C’était au moment où l’émir Abd El-Kader venait de se réfugier au Maroc.

Lors de la colonisation, la ville est nommée Marnia et fait partie du département de Tlemcen. Après l'indépendance, elle prend le nom de Maghnia[5].

[modifier] Vie quotidienne à Maghnia

[modifier] Sport

Maghnia dispose de différents clubs de sports comme le football, le karate do qui existe depuis la colonisation de l'Algérie sous le nom de SSEPM, le handball, l'athlétisme, la boxe, le volley-ball et l'Haltérophilie. Les Clubs de l'IRB Maghnia et de l'AS Maghnia représentent la ville dans de nombreuses compétitions.

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Roger Carcassonne, résistant français, y est né le 12 janvier 1911.
  • Ahmed Ben Bella, premier président de la République algérienne, y est né le 25 décembre 1916.
  • Mohamed Ben Ahmed Abdelghani[Pourquoi ?], ancien premier ministre algérien.
  • Mehdi Charef, réalisateur, y est né le 24 octobre 1952.
  • Amar Bellahcene[Pourquoi ?], membre d'El Djahidia[Quoi ?] et écrivain (a publié « L'Intelligentsia Algérienne »), décédé dans les années 1990[Quand ?] et enterré au cimétière Hadja Maghnia.
  • Mohamed Khemisti[Pourquoi ?], désigné ministre des affaires étrangères algérien le 28 septembre 1962, assasiné le 11 avril 1963 à sa sortie du siège de l'Assemblée Nationale.
  • Sofi[Qui ?][Pourquoi ?] ancien ministre de la justice[Où ?]

[modifier] Références

  1. [PDF]Recensement 2008 de la population algérienne, wilaya de Tlemcen, sur le site de l'ONS.
  2. [PDF] Décret n°84-365 fixant la composition, la consistance et les limites territoriales des communes (wilaya de Tlemcen), Journal officiel de la République algérienne, 19 décembre 1984, p. 1498 et p. 1499
  3. Jérôme Carcopino « Le limes de Numidie et sa garde Syrienne », Syria, 6-2, 1925, p. 118-149Lire en ligne.
  4. M. Speidel, « Numerus Syrorum Malvensium. The Transfer of a Dacian Army Unit to Mauretania and its Implications », Dacia 17, 1973, p. 169-177.
  5. Atlas de l'Algérie 1830-1960, [Archives & Culture], 2011, 80 p. (ISBN 978-2-35077-157-1) [présentation en ligne] 

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

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