Méthylènedioxypyrovalérone

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Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec la MDMA ni avec la PV (pyrovalérone).
MDPV
3,4-Méthylènedioxypyrovalerone
3,4-Méthylènedioxypyrovalerone
3,4-Méthylènedioxypyrovalerone
Identification
Nom IUPAC (RS)-1-(Benzo[d][1,3]dioxol-5-yl)-2-(pyrrolidin-1-yl)pentan-1-one
No CAS 687603-66-3 (racémique)
PubChem 20111961
SMILES
InChI
Apparence poudre blanche
Propriétés chimiques
Formule brute C16H21NO3  [Isomères]
Masse molaire[1] 275,3428 ± 0,0154 g/mol
C 69,79 %, H 7,69 %, N 5,09 %, O 17,43 %,
275.343 g/mol (freebase)
Propriétés physiques
fusion 209,3 °C
ébullition 476 °C
Données pharmacocinétiques
Métabolisme Principalement rénal
Considérations thérapeutiques
Classe thérapeutique Drogue Illicite
Caractère psychotrope
Catégorie Stimulant
Mode de consommation
  • Inhalation: prisé ou fumé
  • Ingestion
  • Injection intraveineuse
Autres dénominations

Peeve, Cloud 9, MDPK, MTV, Magic, Maddie, Black Rob, Super Coke, PV, Sels de bain

Risque de dépendance Élevé
Composés apparentés
Autres composés
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.
Cristaux de MDPV (grossissement 400x).

La méthylènedioxypyrovalérone (MDPV) est un puissant psychostimulant qui agit comme un inhibiteur de la recapture de la dopamine et de la noradrénaline, ce qui augmente leurs niveaux. Il a un effet négligeable sur les neurones sérotoninergiques.

Il a été pour la première fois développé dans les années 1960 par une équipe de Boehringer-Ingelheim[2]. C'était depuis resté un composé inconnu jusqu'à ce qu'il soit popularisé à partir de 2004 sous le nom de "sels de bain" ou vendus comme Nouveaux Produits de Synthèse (research chemicals). Il est lié chimiquement à la pyrovalérone, un médicament stimulant retiré du marché en raison du risque d'abus.

Du fait de son caractère extrêment addictif et de cas d'abus avec des dommages physiques et/ou psychologiques, elle est devenue illégale dans la plupart des pays.

Pharmacologie[modifier | modifier le code]

La MDPV est 50 fois plus puissante que la cocaïne en tant qu'inhibiteur de la recapture de la dopamine, 10 fois plus en tant qu'inhibiteur de la recapture de la noradrénaline, mais 11 fois moins en tant qu'inhibiteur de la recapture de la sérotonine. Il est 1,4 fois plus puissant que l'amphétamine en tant qu'inhibiteur de la recapture de la dopamine, 4 fois moins en tant qu'inhibiteur de la recapture de la noradrénaline et 5 fois moins en tant qu'inhibiteur de la recapture de la sérotonine; c'est donc un « NDRI »[3] (Inhibiteur de la Recapture de La Dopamine et de la Noradrénaline). D'après une étude menée in vitro sur l'homme, 80% d'une dose de MDPV consommée par l'homme reste inchangée, environ 10% est métabolisée en méthylcathécol pyrovalérone et 7% en catéchol pyrovalerone. Ces 2 principaux métabolites résultent de la desméthylénation du groupement méthylènedioxy.

Effets et conséquences[modifier | modifier le code]

La MDPV est un stimulant qui produit des effets similaires aux amphétamines et aux molécules appartenant à la famille des cathinones.

Effets recherchés[modifier | modifier le code]

  • Euphorie
  • Aphrodisiaque
  • Énergie et motivation
  • Stimulation mentale/Augmentation de la concentration
  • Augmentation de la sociabilité
  • Diminution du besoin de sommeil et de nourriture

Effets indésirables[modifier | modifier le code]

De très nombreux effets indésirables apparaissent lors de la consommation répétée de méthylènedioxypyrovalérone, en particulier : insomnie, tachycardie, hypertension, vasoconstriction, attaque de panique, paranoïa et psychose[4]. Il a été rapporté aux urgences des hopitaux que les effets indésirables peuvent être traités par l'administration d'une benzodiazépine comme le lorazépam ou le diazépam pour soulager l'anxiété et le stress, un antihypertenseur comme la clonidine pour faire baisser la tension arterielle et un antipsychotique comme la loxapine pour contrer les épisodes psychotiques.

Description des effets[modifier | modifier le code]

Les effets primaires par n'importe quelle voie d'administration ont une durée de trois à quatre heures, avec des effets résiduels durant de 6 à 8 heures. La MDPV est réputée pour sa monté fulgurante appelé « rush » par les utilisateurs, durant environ 30 minutes quand insufflé ou surtout injecté en intra-veineuse. S'en suit une période nommée « craving » où l'envie de reconsommer compulsivement le produit est alors très forte, même lorsque les effets secondaires sont désagréables. Cela pousse certains individus à faire plusieurs nuits blanches.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. US Patent 3478050 - 1-(3,4-Methylenedioxy Phenyl-2-pyrrolidino-Alkanones
  3. http://scientopia.org/blogs/drugmonkey/2012/10/18/gaining-clarity-on-the-pharmacology-of-the-bath-salt-mdpv/
  4. « Report on MDPV » [PDF], Drugs of Concern, DEA