Méthylone

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Méthylone
Énantiomères R (en haut) et S (en bas) de la méthylone
Énantiomères R (en haut) et S (en bas) de la méthylone
Identification
Nom UICPA (RS)-1-(1,3-benzodioxol-5-yl)-2-(méthylamino)propan-1-one
Synonymes

2-méthylamino-1-(3,4-méthylènedioxyphényl)propan-1-one
méthylènedioxyméthcathinone, bêta-céto-3,4-méthylènedioxyméthamphétamine

No CAS 186028-79-5
PubChem 45789647 99222744
SMILES
InChI
Apparence poudre jaune orangée
Propriétés chimiques
Formule brute C11H13NO3  [Isomères]
Masse molaire[1] 207,2258 ± 0,0108 g/mol
C 63,76 %, H 6,32 %, N 6,76 %, O 23,16 %,
207.23 g/mol
Propriétés physiques
Point d’éclair 165,5 °C
Caractère psychotrope
Catégorie stimulant entactogène
Mode de consommation

ingestion

Autres dénominations

βk-MDMA, MDMC, M1

Risque de dépendance Élevé (psychique)
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

La méthylone (MDMC, βk-MDMA) est un psychotrope psychostimulant qualifié aussi d'entactogène ou empathogène, généralement considéré comme un nouveau produit de synthèse (NPS).

Chimie[modifier | modifier le code]

Chimiquement, il s'agit d'une cétone. On parle parfois de bêta-kéto-amphétamine, pour préciser qu'elle possède la structure générale d'une amphétamine, avec une fonction cétone sur le carbone en bêta par rapport à l'atome d'azote.

Elle correspond à la version béta-cétonique de la MDMA (ecstasy), c'est pourquoi on l'appelle parfois βk-MDMA.

On peut aussi la nommer en considérant le squelette de la méthcathinone (bêta-kéto-méthamphétamine) en précisant la présence du pont méthylènedioxy en préfixe, d'où la dénomination de Méthylène-Dioxy-MéthCathinone (MDMC).

Pharmacologie[modifier | modifier le code]

La méthylone provoque une libération massive de sérotonine et de dopamine dans le cerveau tout en inhibant la recapture de ces neurotransmetteurs. En comparaison avec la MDMA, l'affinité pour les transporteurs de la sérotonine est trois fois moins importante avec la méthylone, alors que son affinité pour la noradrénaline et la dopamine est identique[2].

La méthylone est donc moins puissante, et de plus courte durée d'action, que son homologue non bêta-cétonique.

Effets et conséquences[modifier | modifier le code]

La méthylone n'étant pas un produit très répandu, peu de recherches ont été effectuées. On ne connaît alors que peu sa toxicité et sa pharmacologie.

Effets recherchés[modifier | modifier le code]

  • désinhibition;
  • sensations d'énergie et de forme (meilleures performances physiques) ;
  • coupe-faim (anorexigène) ;
  • sensations de bien-être, d'euphorie ;
  • sensation d'empathie d'où sa qualification d'empathogène ou d'entactogène ;
  • exacerbation des sens (notamment tactile et sensibilité à la musique).

Il arrive que l'expérience soit désagréable, on parle alors de bad trip. [réf. nécessaire]

Législation[modifier | modifier le code]

En France, la méthylone est classée comme stupéfiant[3].

En 2005, certains smartshops néerlandais en vendaient sous le nom d'Explosion. Il s'agissait d'une solution de méthylone conditionnée dans de petits flacons, vendu comme un désodorisant pour l'air factice[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. Fumiko Nagai, « The effects of non-medically used psychoactive drugs on monoamine neurotransmission in rat brain », European Journal of Pharmacology,‎ 2007 (lire en ligne)
  3. « NPS interdits en France », sur pplh.fr

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]