Mégare

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mégare (homonymie).

Mégare (en grec ancien τὰ Μέγαρα / tà Mégara) est une ville de la banlieue d'Athènes en Grèce. Située à l'extrémité est de l'isthme de Corinthe, à mi-chemin entre Corinthe et Athènes, elle était connue à l'origine sous le nom de Nisée (Νίσαια / Nísaia), d'après le roi éponyme légendaire Nisos.

En 2001, sa population était de 23 000 habitants.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Selon la tradition, la cité est peuplée par les Doriens après que ceux-ci ont été écartés d'Athènes par le sacrifice du roi Codros. Point de passage terrestre entre la Grèce centrale et le Péloponnèse, la cité acquiert rapidement de l'importance. Ses deux ports, l'un sur le golfe Saronique et l'autre sur le golfe de Corinthe, en font un centre commercial de première importance.

Entre 730 et 550 av. J.-C., elle connaît une activité coloniale considérable : elle fonde Astacos, Chalcédoine et Byzance sur le Bosphore ; Héraclée du Pont en Bithynie ; Megara Hyblaea en Sicile. Vers 600 av. J.-C., elle tombe sous la domination du tyran Théagène ; la tyrannie fut suivie de luttes politiques dont l'écho se trouve peut-être dans les poèmes de Théognis. Elle perd ses territoires à l'ouest au profit de Corinthe, et Salamine au profit d'Athènes (570 av. J.-C.).

Peu avant 500 av. J.-C., elle rejoint la ligue du Péloponnèse et prend une part active aux guerres médiques. À la fin de ces guerres, les Mégariens, pris dans des litiges frontaliers avec Corinthe, quittent leurs alliés péloponnésiens et se placent sous la protection d'Athènes (460 av. J.-C.[1]. Celle-ci envoie alors des troupes occuper le port du golfe de Corinthe. L'autre est relié à Mégare par des Longs Murs, élevés en 459 av. J.-C.

Après la défaite des Athéniens, battus par les Béotiens à Coronée en 447 av. J.-C., les Mégariens se révoltent et massacrent la garnison[2]. En réponse, les Athéniens promulguent un décret les excluant de tous les ports et mouillages de l'empire athénien ; ce « décret mégarien » est l'une des causes de la guerre du Péloponnèse. Mégare souffre beaucoup de cette guerre mais n'est pas prise par Athènes, grâce à l'arrivée rapide du général spartiate Brasidas avec des troupes de secours (423 av. J.-C.). Celui-ci impose alors un régime oligarchique.

Au IVe siècle av. J.-C., Mégare reste en dehors des opérations de guerre, bien qu'elle s'allie à Athènes contre Philippe II de Macédoine. La cité est prise en 307 av. J.-C. par Démétrios Poliorcète.

En 265 av. J.-C. des mercenaires celtiques se révoltent à Mégare.

En 243 av. J.-C.[3], elle adhère à la Ligue achéenne, à l'instigation d'Aratos[4]. Lors de la guerre démétriaque, elle tombe sous domination macédonienne. À la mort de Démétrios II de Macédoine, en 229 av. J.-C., Mégare rejoint à nouveau la Ligue achéenne. Quand Cléomène III de Sparte prend Corinthe, en 225 av. J.-C., Mégare se trouve coupée de ses alliés ; avec le consentement d'Aratos, elle rejoint alors la Confédération béotienne, au sein de l'alliance macédonienne. Vers -206, Mégare retrouve les Achéens. Furieux, les Béotiens assiègent la ville, mais les troupes achéennes menées par Philopoemen les contraignent cependant à abandonner le terrain[5].

Enfin, en 146 av. J.-C., pendant la guerre d'Achaïe, Mégare est prise par le général romain Metellus[6].

Mégare est la patrie du poète Théognis et des philosophes Euclide, Philon et Stilpon. Elle est aussi un ancien évêché.

Jérôme de Stridon rapporte dans l'une de ses lettres le proverbe suivant sur les Mégariens : « Ils bâtissent comme s'ils devaient vivre éternellement, et ils vivent comme s'ils devaient mourir le lendemain[7]. »

Moyen Age[modifier | modifier le code]

Périodes moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Article connexe : Vyzas FC.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse [détail des éditions] [lire en ligne] (I, 103).
  2. Ibid. (I, 114).
  3. M.M. Austin, “The” Hellenistic World from Alexander to the Roman Conquest : A Selection of Ancient Sources in Translation, Cambridge University Press,‎ 1981 (ISBN 9780521296663, résumé)
  4. Polybe, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne] (II, 3, 43, 5)
  5. Ibid. (XX, 7).
  6. Ibid., XXXVIII, III.
  7. Sur la viduité, III.