Brasidas

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Brasidas (en grec ancien Βρασίδας / Brasídas), mort en 422 av. J.-C., est le plus prestigieux des généraux spartiates des premières années de la guerre du Péloponnèse (Ve siècle av. J.-C.). Brillant Stratège et tacticien militaire hors pair, courageux et n"hésitant pas à mettre sa vie en danger, il était aussi intelligent, rusé, doux avec ses hommes, diplomate et très populaire. Platon en fit un nouvel Achille[1]

Biographie[modifier | modifier le code]

Brasidas débute sa carrière par un coup d'éclat alors qu'il n'est encore que pentécontère, c'est-à-dire chef de compagnie : en 431 av. J.-C., il sauve la ville laconienne de Méthônè, assiégée par les Athéniens, en protégeant le rempart après avoir traversé à la course l'armée athénienne à la tête de ses cent hoplites[2]. En récompense, il est désigné éphore éponyme en l'année suivante.

Bouclier en bronze dit "de Brasidas" , qu'il aurait perdu dans la mer suite à sa blessure lors de la bataille de Pylos (425 avant JC). les Atheniens l'auraient retrouvé et dédicacé à leur éclatante victoire et dédicacée par une inscription sur le bouclier " des Lacedémoniens aux Atheniens, lors de la bataille de Pylos . Les Spartiates étaient censés ne jamais se séparer de leur bouclier, donnant tout sa valeur symbolique à ce trophée pris à l'ennemi de légende.

En 425 av. J.-C., voulant déloger les Athéniens de Pylos, et voyant que ses collègues hésitent à débarquer du fait de la difficulté du terrain, il les pousse à l'attaque et fait lui-même échouer sa trière. Les Athéniens l'empêchent de poser le pied sur la rive, mais seules de sévères blessures le contraignent à abandonner son bouclier, qui sera utilisé par l'ennemi pour dresser un trophée[3].

En 424, il est nommé commandant (arkhôn) en Chalcidique et en Thrace, avec la mission d'attaquer les intérêts athéniens dans la région. Il s'empare de plusieurs villes importantes alliées à Athènes, parmi lesquelles Amphipolis et Toroné, et fait preuve d'un grand courage personnel : il monte à l'assaut des remparts sur une échelle à Toroné[4], se place à l'arrière-garde lors de la retraite en pays lynceste[5] et attaque en tête à Amphipolis[6]. Les Athéniens blâment et exilent l'historien et stratège Thucydide, qui se trouve à Thasos avec sa flotte, parce qu'il a échoué à sauver Amphipolis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 1- Platon - Banquet, 221c.
  2. Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse [détail des éditions] [lire en ligne], II, 25, 2 ; Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne], XII, 43, 2-3.
  3. Thucydide, IV, 11, 4-12, 2 ; Diodore, XII, 62, 1-5.
  4. Thucydide, IV, 103, 3.
  5. Thucydide, IV, 125, 3.
  6. Thucydide, V, 9, 6.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jeannine Boëldieu-Trevet, « Brasidas : la naissance de l'art du commandement », dans Pierre Brulé et Jacques Oulhen, Esclavage, guerre, économie en Grèce ancienne. Hommages à Yvon Garlan, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 1997 (ISBN 2-86847-289-3), p. 147-158.