Acharnes

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Dans la Grèce antique, Acharnes (en grec ancien Ἀχαρναί / Akharnaí, pluriel) est le plus vaste des dèmes d’Attique[1], situé au pied du mont Parnès, à 60 stades au nord d’Athènes[2], en territoire de la tribu Œnéide.

Un policitien du Ve siècle av. J.-C., Phéax, un membre du parti aristocrate, adversaire d’Alcibiade, vient de ce dème. Acharnes est cité par Pindare dans sa Deuxième Néméenne[3] dédiée à Timodème, vainqueur au pancrace originaire de ce dème : « Acharnes de jadis / est dite noble[4]. »

Terre fertile, Acharnes produit des céréales, du vin et de l'huile d’olive. Pendant la guerre du Péloponnèse, le dème fournit 3000 hoplites, soit un dixième de l’armée civique. Il est ravagé en 431 av. J.-C. au cours de l'invasion de l'Attique par les troupes spartiates menées par le roi Archidamos II[5].

Il a été rendu célèbre par la comédie d’Aristophane Les Acharniens (425 av. J.-C., premier prix des Lénéennes), qui met en scène un citoyen épris de paix, Dicéopolis[6] aux prises avec les Acharniens belliqueux, représentés de manière burlesque en charbonniers. On ignore presque tout de la topographie antique d’Acharnes, qui se situe dans l’actuelle municipalité de Ménidi, dans la banlieue Nord-Ouest d’Athènes. En février 2007, des travaux ont néanmoins mis au jour une partie du théâtre antique[7] — spécifiquement des gradins du koilon.

C’est à Acharnes qu’est construit (en 2007-2009) l'important nœud ferroviaire SKA du nouveau réseau régional Proastiakós.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse [détail des éditions] [lire en ligne] (II, 19, 2).
  2. Thucydide (II, 21, 2) : 60 stades valent 1065,60 mètres (un stade attique = 177,60 m., cf. l’index in Thucydide, La Guerre du Péloponnèse, Éd. D. Roussel, Gallimard, 1964, "Folio classique").
  3. v. 16–17
  4. Extrait de la traduction de Jean-Paul Savignac, aux éditions La Différence, 1990.
  5. Voir Thucydide, II, 10–23 et Plutarque, Vies parallèles [détail des éditions] [lire en ligne], (Périclès, XXIII).
  6. « Justinet » dans la traduction de Victor-Henri Debidour
  7. Kathimerini, édition anglophone datée du 17.02.07, consultée le 18.02.07.