Logothérapie

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La logothérapie est une psychothérapie destinée à responsabiliser l'individu sur le sens de sa vie. Elle est considérée comme la "troisième école viennoise de psychothérapie" focalisée sur le besoin de sens[1], alors que la psychanalyse freudienne est centrée sur le principe de plaisir [c'est un peu restrictif (et pas assez objectif) Freud n'a pas centré toute sa bibliographie sur la seule question du principe de plaisir] et que celle d'Alfred Adler se cristallise sur la volonté de puissance individuelle. [idem, si Adler se "cristalise" ça laisse entendre (ce qui irait bien dans l'engaement du texte en l'état....) qu'Adler s'est coincé ou bloqué, dans cette histoire de volonté de puissance et que bien sûr (ben voyons) la logothérapie y serait supérieure.... ce qui donne un présupposé très subjectif.]

Historique[modifier | modifier le code]

Le fondateur de la logothérapie Viktor Frankl utilise l'approche holistique d'un individu pour lui faire prendre conscience du sens de sa vie.

La logothérapie diffère de la psychanalyse sur l’étiologie sexuelle des névroses et sur le problème de la religion. En effet, Frankl dénonce l'esprit de croisade contre les croyances en considérant que la névrose individuelle pourrait être l’expression d’une religion refusée.

La logothérapie postule que tout être humain est doté d'une motivation primaire qui l'oriente vers le sens de sa vie. Aussi, le thérapeute n'est pas là pour indiquer la direction au patient mais de l'aider à reconnaître les valeurs qui l'attirent et à réaliser son entéléchie, c'est-à-dire les meilleures possibilités inscrites dans sa situation concrète.

Frankl estime qu'une des principales causes de névrose est la perte de sens. Il défend la thèse selon laquelle l'inconscient est principalement d'essence spirituelle car "lorsqu'on trouve un sens aux événements de sa vie, la souffrance diminue et la santé mentale s'améliore". Au-delà de l'instinct de plaisir, la nature profonde de l'Homme le conduit vers la réalisation morale. C'est dans son expérience des camps de concentration que Frankl a développé cette interrogation sur le sens.

Viktor Frankl ne considère pas que l’homme soit le jouet de ses propres pulsions. Il s'oppose aussi au béhaviorisme car l'Homme n'est pas complètement déterminé par son contexte social. En tant qu’être humain l’homme peut choisir librement sa perspective, sa position et son attitude face aux conditions intérieures et extérieures de son existence.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français

  • Viktor E. Frankl : Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie, Éditions de l'Homme, 1988, (ISBN 2-7619-0709-4)
  • LUKAS Elisabeth "Quand la vie retrouve un sens" Pierre TEQUI 2000
  • Viktor E. Frankl : "Ce qui ne figure pas dans mes livres", Intereditions, 2014

En anglais

  • BULKA R (1979) The Quest for Ultimate Meaning Philosophical Library, New York
  • CRUMBAUGH J. (1973) Everything to Gain Institute of Logotherapy Press
  • FABRY J, BULKA R & SAHAKIAN W (ed) (1995) Finding Meaning in Life: Logotherapy Aronson
  • FABRY J, (1968) The Pursuit of Meaning Mercier
  • FRANKL Viktor, 1959, Man's Search for Meaning, Hodder & Stoughton
  • FRANKL Viktor, 1965, The Doctor and the Soul, Alfred A. Knopf
  • FRANKL Viktor, 1967, Psychotherapy and Existentialism, Washington Square Press
  • FRANKL Viktor, 1969, The Will to Meaning, World Publishing
  • FRANKL Viktor, 1978, The Unheard Cry for Meaning Simon & Schuster
  • SEIDNER Stanley S. 2009. À Trojan Horse: Logotherapeutic Transcendence and its Secular Implications for Theology" Mater Dei Institute.
  • WONG P et FRY P, 1998, The Human Quest for Meaning LEA

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Viktor E. Frankl, Man's search for meaning, New York, Washington Square, 1959, ISBN 067166736X.