Latins

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Carte des langues en Italie à l'âge du fer : le latin occupe un petit territoire entre l’étrusque, l'ombrien et le falisque.

Le terme Latins désigne les habitants italiques de la région du Latium pendant l'Antiquité romaine, locuteurs d'une langue indo-européenne, le latin.

Origines[modifier | modifier le code]

Les Latins sont initialement une population Proto-villanovienne d'Italie appartenant au groupe linguistique latino-falisque. Présente à partir du XIIe siècle av. J.-C., elle est signalée en Vénétie et dans ce qui sera le Latium.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte du Latium antique : en orange les villes qui ont pu appartenir à la Ligue latine. En vert, deux cités étrusques de la Dodécapole.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au VIIe siècle av. J.-C., une sorte de confédération à la fois religieuse et politique réunit environ trente cités et tribus latines : la ligue latine. Elle a pour but d'organiser une défense mutuelle contre les agressions extérieures. La Ligue est dissoute par Rome en 338 av. J.-C.

Articles détaillés : Ligue latine et Rome antique.

Culture[modifier | modifier le code]

Jusqu'au IXe siècle av. J.-C., il s'agit d'une population au niveau technologique, culturel et social rudimentaire, menant une vie pastorale et vivant dans des villages de huttes. C'est l'influence étrusque et grecque qui feront évoluer la culture latine vers des formes plus élaborées, avec une écriture, des villes, et une économie d'échanges diversifiée.

Article détaillé : Culture latine.

Langue[modifier | modifier le code]

Le Lapis Niger, probablement la plus ancienne inscription latine retrouvée (vers 600 av. J.-C.)
Articles détaillés : Latin, Latin archaïque et Latin classique.

Société[modifier | modifier le code]

Initialement les Latins sont surtout des éleveurs dont le patrimoine familial se mesure par le bétail : les chèvres, mais surtout les bœufs, les moutons, et les cochons. Le sacrifice suouetaurilia prouve le rôle primordial du bétail dans la mentalité romaine qui désigne par ailleurs les biens de valeur du terme de pecunia (« avoir en bétail, fortune qui résulte du bétail »), dérivé de pecus (« le troupeau, le bétail »), terme qui a survécu jusque dans le français moderne « pécuniaire » et « pécule ». Notons que pecus vient de l'indo-européen *peku- (« richesse mobilière personnelle ») et que la monnaie archaïque romaine, encore utilisée à la fin du IVe siècle av. J.-C., porte l'image d'un bœuf et non d'une louve (légende de Romulus et Rémus sur la fondation de Rome) comme l'on s'y attendrait.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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