Léon de Poncins

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Léon de Poncins

Description de l'image  Léon_de_Poncins.jpg.
Nationalité Flag of France.svg Français
Profession Journaliste
Essayiste

Léon de Poncins (vicomte) (né le ? 1897-mort le ? 1976) était un journaliste et essayiste catholique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Descendant d'une famille de parlementaires anoblis en 1696, le vicomte (de Montaigne) de Poncins était un fervent catholique qui connut un certain succès dans les années 1930 (plusieurs de ses ouvrages furent traduits notamment en anglais, en italien et en espagnol). Léon de Poncins explique la plupart des grands bouleversements politiques et révolutionnaires de la modernité par l'action de courants issus de certaines sociétés secrètes porteuses d'une « foi » opposée à celle du christianisme : il vise notamment des mouvements révolutionnaires, juifs, sionistes ou autres, ainsi qu'une « guerre secrète » dirigée par une « foi » de nature diabolique. Ses écrits portent parfois des thèses à caractère anti-maçonnique où l'on reconnait certaines idées de la contre-révolution.

Léon de Poncins collabora également à de nombreux journaux comme Le Jour, Le Figaro, L'Ami du peuple et Le Nouvelliste; il dirigea également la revue Contre-Révolution de 1937 à 1939.

Il fut un ami d'Emmanuel Malynski, avec qui il rédigea La Guerre Occulte[1], et de Jean Vaquié avec qui il écrit dans Lectures françaises et Lecture et Tradition au Éditions de Chiré.

Durant le Concile de Vatican II, suite au vote, le 20 novembre 1964, lors de la troisième session, du schéma provisoire traitant de l’attitude de l’Église envers le judaïsme, Léon de Poncins a rédigé une brochure, Le Problème juif face au Concile, qui fut distribuée aux évêques avant la quatrième et dernière session. L’auteur y constatait « de la part des Pères conciliaires une méconnaissance profonde de ce que constitue l’essence du judaïsme ». Les conseils de Poncins eurent un effet notable dans la rédaction du Nostra Ætate adopté le 28 octobre 1965[2].

Thèses sur l'influence déterminante des société secrètes[modifier | modifier le code]

Dans ses essais conspirationnistes, il dénonce des complots maçonniques (les liens entre la franc-maçonnerie et la Révolution française, la Société des Nations, etc.) et l'influence juive dans les affaires catholiques. De Poncins se montre particulièrement antijudaïque, anti-communiste et anti-progressiste. Jusqu'à sa mort, il dénonce les forces occultes et les organisations qui mènent le monde et corrompent le christianisme. Il est dans la continuité de la Revue internationale des sociétés secrètes et des travaux de Mgr jouin.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Son analyse historique évoque un lobbying concerté des milieux sionistes internationaux durant la Première Guerre mondiale en vue de la création d'un futur état juif en Palestine par le moyen d'une manipulation des alliances et des oppositions diplomatiques entre pays. Des sionistes seraient venus trouver le gouvernement de Grande-Bretagne en 1916, à un moment où l'Allemagne triomphait sur tous les fronts et où les britanniques envisageaient de signer l'armistice que avancé par le Kaiser, en leur proposant de promettre la Palestine (alors sous domination ottomane et où la Grande-Bretagne n'avait aucun droit) comme un foyer de peuplement juif en échange d'une entrée en guerre des États-Unis aux côtés de la Triple-Entente. Poncins cite un ouvrage d'un juif sioniste, Samuel Landman, Great Britain, The Jews and Palestine, publié en mars 1936, dont le texte corroborerait sa thèse[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Tous les titres de Léon de Poncins ont été réédités et sont aux Editions Saint-Remi : Tous les titres de Léon de PONCINS disoponnibles aux ESR


Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Réfléchir et Agir, n°18, automne 2004, Emmanuel Malynski, métaphysicien de la Guerre occulte, par Edouard Rix, p. 48-49.
  2. Vatican II : Du « mythe de la substitution » à la religion noachide, Michel Laurigan, Sel de la terre, n° 46, automne 2003
  3. Leon de Poncins, State Secrets, 1977, pp. 9-17