Œuvre française
| Œuvre française | |
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| Domaine d'activité | Organisation politique |
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| Création | 1968 |
| Personnes-clés | Pierre Sidos |
| Orientation politique | Nationalisme, pétainisme, fascisme, critique du cosmopolitisme |
| Siège | 4 bis, rue Caillaux 75013 Paris |
| Site web | www.oeuvrefrancaise.com |
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L’Œuvre française est une organisation politique groupuscule antisémite et pétainiste[1] appartenant à l'extrême droite radicale française. Elle a été fondée en 1968 par Pierre Sidos.
Sommaire |
Historique[modifier]
Fondation[modifier]
Se présentant comme « à la pointe du combat nationaliste, de l'action antisioniste et antimarxiste au sein de la nation française[2] », l'Œuvre française tient son premier congrès les 10 et 11 octobre 1970[3]. Elle participe habituellement à la fête traditionnelle de Jeanne d'Arc le deuxième dimanche de mai.
Rapprochement avec le mouvement nationaliste révolutionnaire[modifier]
En février 1982, l'Œuvre française se lia avec le Mouvement nationaliste révolutionnaire de Jean-Gilles Malliarakis et le groupe Militant au sein du Regroupement nationaliste, organisation qui sera sans lendemain.
Relations avec le Front national[modifier]
À la fin de 1996, Pierre Sidos a soutenu le Front national et une rencontre à Orange entre Pierre Sidos et Jean-Marie Le Pen lors d'une conférence a parfois été évoquée.
Pierre Sidos ayant déclaré que ceux désirant voter devaient préférer le candidat Jean-Marie Le Pen plutôt qu'un autre mais n'a pas donné de consignes strictes à ses militants ou sympathisants. L'Œuvre française rejette toute démarche électorale assimilée à une « normalisation » idéologique.
En octobre 2010, le FN a décidé de traduire Yvan Benedetti, devant la commission de discipline du parti pour cause de double appartenance au Front national et à l’Œuvre française. Yvan Benedetti a assuré en avoir démissionné en août 2010. De fait, quelques militants ou cadres du FN ont appartenu aux deux organisations mais cette tendance est combattue par la direction du FN. Marine Le Pen, dans une déclaration à l'AFP, a ainsi dénoncé l'entrisme de l'Œuvre française[4] ; cette dénonciation est également reprise par Steeve Briois durant l'entre-deux-tours des élections cantonales de 2011[5].
Accusé par Jean-Marie et Marine Le Pen d'être un ami de Pierre Sidos, Bruno Gollnisch dont Yvan Benedetti est un proche a contesté ce fait même s'il a reconnu l'avoir rencontré à quatre reprises dans des réunions ou conférences publiques[6]. Pierre Sidos a confirmé ne pas être l'ami de Bruno Gollnisch tout en expliquant avoir de l'« estime » pour Gollnisch « au regard de ses qualités familiales, professionnelles, civiques » et sa « considération pour son calme et sa détermination ».
Yvan Benedetti a ensuite participé à la fondation des Jeunesses nationalistes (JN) en octobre 2011, avec Alexandre Gabriac.
À la suite du VIIIe congrès de l'Œuvre française du 4 et 5 février 2012 tenu dans la région lyonnaise, une nouvelle direction a été nommée avec pour président Yvan Benedetti. L'Œuvre française fait partie de l'Union de la droite nationale.
L'Œuvre française soutient la candidature de Carl Lang lors de l'élection présidentielle de 2012.
Rôle du fondateur de l'Œuvre française[modifier]
L'Œuvre française est parfois surnommée par ses détracteurs « l'Église de sidologie », du fait de la forte assimilation entre ce mouvement et la personne de son fondateur[7].
En 1969, l'Œuvre française faillit avoir un candidat à l'élection présidentielle en la personne de son fondateur Pierre Sidos. Cependant, cette candidature fut rejetée par le Conseil constitutionnel aux motifs que « le nombre des présentations valablement émises en faveur de ce dernier est inférieur au minimum exigé par les dispositions de l'article 3-1 de l'ordonnance no 62-1292 du 6 novembre 1962[8] ».
Conformément à l'orientation antisémite du mouvement, ce refus fut considéré par Le Soleil, organe de l'Œuvre française, comme dû à la présence au Conseil constitutionnel de Gaston Palewski et René Cassin, « tous deux d'ascendances juives étrangères[9] ». Pour Joseph Algazy, accepter la candidature du fondateur de l'Œuvre française aurait pu, dans une certaine mesure, être interprété comme un acte de réhabilitation du passé collaborationniste des Sidos durant l'Occupation[10].
Symbolique[modifier]
Emblème[modifier]
L'emblème de l'Œuvre française est la croix celtique, adoptée la première fois en politique par le mouvement Jeune Nation dont Pierre Sidos était un des cofondateurs. Cet emblème apparait sur le drapeau du mouvement, une croix celtique blanche sur un écartelé rouge et bleu.
Uniforme[modifier]
L'Œuvre française dispose d'un uniforme réservé à ses membres, constitué d'une chemise bleue[11] sur lequel est porté l'insigne du mouvement. Par ailleurs, lors de ses activités importantes, l'OE demande aux participants de revêtir une tenue aux couleurs nationales, c'est-à-dire, pour les hommes, une chemise blanche, une cravate rouge, un blazer ou autre veste de couleur bleue et un pantalon gris, et pour les dames et demoiselles, un chemisier blanc, un foulard de teinte rouge, si nécessaire un tricot ou une veste bleue ainsi qu'une jupe grise. Il est aussi demandé aux membres et aux militaires de porter leur insigne et leurs décorations et médailles.
Hymne[modifier]
L’Œuvre française dispose de son propre hymne qu'elle souhaiterait voir remplacer l'actuel hymne français. Intitulé Nous voulons rester Français, il a été composé par Pierre Sidos sur l'air des Dragons de Noailles.
Annexes[modifier]
Notes et références[modifier]
- « Yvan Benedetti se dote d’une petite “force de frappe” en région lyonnaise », Droite(s) extrême(s), 14 octobre 2011.
- Le Soleil, no 73, 6-13 novembre 1968.
- Joseph Algazy, L'extrême droite en France de 1965 à 1974, Éditions L'Harmattan, 1989, p. 75.
- « Marine Le Pen dénonce “une opération d'entrisme” au FN pour lui nuire », Le Point, 23 septembre 2010.
- « Salut nazi, photo de SS... le FN face aux images gênantes de deux candidats », Le Monde, 25 mars 2011.
- Article de Jérôme Bourbon dans Rivarol du 10 juillet 2010.
- Paris - Attaque fasciste dans le XXe arrondissement
- Décision du 17 mai 1969 :
« Considérant toutefois que des vérifications effectuées par le Conseil constitutionnel il résulte que quatre de ces présentations ne peuvent être regardées comme ayant un caractère authentique, qu'une autre avait été faite par une personne n'ayant pas qualité pour présenter valablement un candidat et qu'enfin dix autres émanaient, contrairement aux dispositions de l'article 4, premier alinéa, du décret n° 64-231 du 14 mars 1964 susvisé, de personnalités qui avaient également fait acte de présentation en faveur d'autres candidatures au moyen de lettres parvenues au Conseil constitutionnel antérieurement aux présentations concernant M. Sidos ; qu'ainsi le nombre des présentations valablement émises en faveur de ce dernier est inférieur au minimum exigé par les dispositions de l'article 3-1 de l'ordonnance no 62-1292 du 6 novembre 1962 susvisée ; que, dès lors, sa candidature ne pouvait être retenue. »
- Le Soleil, no 99, 2-15 octobre 1970.
- Joseph Algazy, L'extrême-droite en France de 1965 à 1984, Éditions L'Harmattan, p. 75.
- Les mouvements français favorables au fascisme et au national-socialisme, comme le PPF, le RNP et le parti franciste — dont Pierre Sidos fut sympathisant —, dotaient également leurs partisans d'un uniforme avec chemise bleue.
