Immunosuppression

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L'immunosuppression ou immuno-inhibition est la suppression médicale du système immunitaire. Elle est généralement réalisée pour empêcher le corps de rejeter une greffe d'organe.

Quand un organe est greffé, le système immunitaire du receveur va probablement le reconnaître comme un tissu étranger et l'attaquer. La destruction de l'organe va, si elle n'est pas traitée, conduire au décès du receveur.

Pour empêcher cela, la radiothérapie a été utilisée autrefois, mais maintenant des immunosuppresseurs sont utilisés pour empêcher la réaction du système immunitaire. L'inconvénient d'un système immunitaire ainsi désactivé est que le corps est très vulnérable à des maladies opportunistes, même celles considérés habituellement comme sans danger. De plus, l'usage prolongé d'immunosuppresseurs augmente le risque de cancer.

L'immunosuppression est aussi utilisée pour contrer des maladies auto-immunes, comme la polyarthrite rhumatoïde ou la maladie de Crohn, en empêchant le système immunitaire d'attaquer des parties saines du corps.

La cortisone a été le premier immunosuppresseur identifié. L'azathioprine, plus efficace, a été identifiée en 1959 mais ce n'est qu'avec la découverte de la ciclosporine en 1970 que la chirurgie des greffes a trouvé un immunosuppresseur suffisamment puissant.

Une personne sous immunosuppresseurs ou dont le système immunitaire est faible pour d'autres raisons (e.g. chimiothérapie ou VIH) est qualifiée d'immunocompromise.