Cellule de Langerhans

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Les cellules de Langerhans sont des cellules dendritiques présentatrices d'antigènes que l'on retrouve dans le tissu cutané, entre les kératinocytes des couches basale et épineuse de l'épiderme et plus particulièrement dans la couche épineuse, les ganglions lymphatiques et quelques autres organes (muqueuse malpighienne de la cavité buccale et de la cavité vaginale, muqueuse vésicale), concernées par la réponse immunitaire et qui contiennent des granules de Birbeck. Elles présentent également une indentation nucléaire.

Ce ne sont pas des cellules épidermiques, car provenant de la moelle osseuse et migrent vers l'épiderme où elles s'intercalent entre les kératinocytes sur toute la hauteur de la couche malpighienne. Ce sont des cellules qui comportent une douzaine de dendrites formant un réseau entourant les kératinocytes. Elles jouent un rôle immunologique en contrôlant la présence d'antigènes et sont capables de déplacement.

Il ne faut pas les confondre avec :

En embryologie, elles sont d'origine mésoblastique (elles dérivent des monocytes sanguins).

Histoire[modifier | modifier le code]

Leur nom vient de Paul Langerhans, médecin et biologiste allemand, qui les découvrit et en fit la première description lors de ses études de médecine[1]. Il les considéra au départ comme étant des cellules du système nerveux, à cause de leur aspect dendritique[2].

Fonction[modifier | modifier le code]

Les cellules de Langerhans constituent une des premières défense immunitaire. Elles ont pour rôle de capter les antigènes parvenant à traverser l'épithélium cutané, de les apprêter, puis de migrer vers les tissus lymphoïdes secondaires, pour les présenter aux lymphocytes à l'aide de leur CMH de classe II.

Les antigènes sont reconnus par les cellules de Langerhans à l'aide d'une CLR (C-type Lectin Receptor) particulière appelée langérine[3] Ce récepteur de reconnaissance de motifs moléculaires particulier leur permet des reconnaitre les motifs moléculaires associés aux pathogènes, et d'engendrer leur phagocytose.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Paul Langerhans, « Ueber die Nerven der menschlichen Haut », Archiv für Pathologische Anatomie und Physiologie und für Klinische Medicin, vol. 44, no 2–3,‎ 1868, p. 325–37 (DOI 10.1007/BF01959006)
  2. Langerhans cell histiocytosis (en)
  3. (en) Jenny Valladeau, Colette Dezutter-Dambuyant et Sem Saeland, « Langerin/CD207 Sheds Light on Formation of Birbeck Granules and Their Possible Function in Langerhans Cells », Immunologic Research, vol. 28, no 2,‎ 2003, p. 93–107 (PMID 14610287, DOI 10.1385/IR:28:2:93)