Tonsille

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Amygdale.
1 Langue - 2 amygdales (ou « tonsilles palatines ») - 3 Luette - 4 Palais (ou « voûte palatine »).
Sur ce dessin, on peut voir les tonsilles palatines, la langue, le voile du palais et la luette.

Les tonsilles (du latin, tonsilla : amande), plus connues sous le nom courant d'amygdales (prononcer [amidal]) en ancienne nomenclature, sont les organes lymphatiques de la gorge, en partie visibles au fond de la bouche. Elles jouent un rôle essentiel dans la défense immunitaire car elles sont situées, au niveau du pharynx, à l'entrée des voies respiratoires. En cas d'infection (angine), elles peuvent être douloureuses et présenter une modification de leur aspect ou de leur volume.

il existe 5 séries d'amygdales[modifier | modifier le code]

L'oropharynx comporte plusieurs paires d'amygdales :

  • les amygdales palatines sont les plus volumineuses, elles sont situées de part et d'autre de la luette. Ce sont celles qui sont visibles depuis l'entrée de la bouche et celles dont on parle en général sous le terme amygdales ;
  • les amygdales linguales situées de part et d'autre de la langue, en bas ;
  • les amygdales pharyngiennes ou végétations adénoïdes au fond des fosses nasales ;
  • les amygdales vélopalatines sur la face postérieure du voile du palais ;
  • les amygdales tubaires à l'entrée de la trompe d'Eustache.

L'ensemble du tissu amygdalien du pharynx constitue l'anneau tonsillaire ou anneau de Waldeyer, ou encore le cercle amygdalien de Waldeyer.

Croissance[modifier | modifier le code]

Les amygdales atteignent leur plus gros volume au moment de la puberté puis elles s'atrophient progressivement au cours du vieillissement normal.

Chez l'enfant, leur volume relatif, par rapport au diamètre de la gorge peut être néanmoins important et une amygdalectomie (ou tonsillectomie) peut s'avérer nécessaire si leur inflammation provoque une obstruction des voies respiratoires ou interfère avec la déglutition.

Rôles[modifier | modifier le code]

Rôle immunitaire[modifier | modifier le code]

Le tissu lymphoïde des tonsilles participe de façon importante à la défense immunitaire. En effet, étant placées sur le trajet de l'air inspiré et des aliments ingérés, les tonsilles peuvent prélever un échantillon des diverses substances qui pénètrent dans les systèmes respiratoire ou digestifs et déclencher la synthèse d'anticorps appropriés lors d'une réaction immunitaire. La surface des amygdales est accidentée et marquée de profonds sillons, les cryptes amygdaliennes. Ces derniers sont le siège d'une importante flore bactérienne. Ces cryptes peuvent être plus ou moins profondes selon les individus. Chez les individus présentant des cryptes profondes, on parle alors d'amygdales cryptiques. Les personnes possédant des amygdales cryptiques sont plus à même de développer du caséum dans ces cryptes. Le caséum est un facteur participant à la formation de la mauvaise haleine, pouvant aller jusqu'à nécessiter une amygdalectomie.

Pathologies[modifier | modifier le code]

  • Inflammation : c'est la pathologie la plus courante
  • Cancer : le carcinome épidermoïde de l'amygdale (ou TSCC pour « Tonsillar squamous cell carcinoma  ») semble avoir une étiologique propre (différente de celles d'autres cancers de la bouche), encore mal comprise. C'est un cancer dont l'incidence a fortement augmenté aux Etats-Unis chez les femmes blanches selon une étude faite dans le Connecticut pour la période 1945 à 1994) alors qu'elle est restés assez constante chez les hommes blancs, ce qui peut faire évoquer une étiologie hormonale ou liée à des produits cosmétiques ou simplement être expliqué par des changements dans le tabagisme (de plus en plus plus de femmes fument durant cette période) et par une augmentation des infections à papillomavirus humain par voie orale. La même étude a montré que de 1973 à 1995 (dans le Connecticut toujours) les taux d'incidence étaient nettement plus élevés au sein de la population noire que blanche. Pour les moins de 60 ans, les hommes (et non les femmes) ont connu des augmentations annuelles importantes de l'incidence du SCC de 1973 à 1995 (+2,7% chez les Noirs et +1,9% chez les Blancs). Ces différences ne sont pas constatées pour les autres cancers de la bouche et selon les auteurs ne peuvent être expliquées par les différences de pratique d'amygdalectomie[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Morten Frisch & al. (2000), Changing patterns of tonsillar squamous cell carcinoma in the United States ; Cancer Causes & Control (résumé)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]