Honoré Icard

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Honoré Icard

Description de l'image  Honoré Icard.JPG.
Naissance 1843
Tourtouse
Décès 1917 (à 74 ans)
Saint-Germain-en-Laye
Nationalité France Française
Profession Sculpteur

Honoré Icard, né à Tourtouse (Ariège) en 1843 et mort à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) en avril 1917[1], est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il commence comme apprenti chez un ébéniste-sculpteur à Saint-Girons (Ariège). Il travaille ensuite chez un ornementiste de Clermont-Ferrand, ville où il obtient en 1869 un premier prix de sculpture à l'école des Beaux-Arts. Lors de la guerre de 1870, il est fait prisonnier à Prague. Libéré, il souhaite rejoindre Paris pour achever sa formation et étudie à l'École des arts décoratifs. Il y suit l'enseignement d'Aimé Millet et d'Auguste Dumont. Il travaille à la manufacture de Sèvres de 1892 à 1908.

Il se marie à quarante neuf ans avec la sculptrice Francine Ducrot. Signant Ducrot-Icard, ils travailleront en parallèle sur leurs oeuvres à partir de la toute fin du XIXe siècle.

Installé depuis de nombreuses années à Saint-Germain-en-Laye, il y meurt dans son château en 1917.

À Paris, il aura été un habitué du Salon de peinture et de sculpture, où il participa chaque année, de 1875 (date où il devient membre de la Société des Artistes Français) à 1913. Il y fut membre du jury à plusieurs reprises.

Fils unique, n'ayant pas eu d'enfants, son unique descendance connue à ce jour est une ancienne famille aristocratique[2] ayant bâti une fortune considérable dans l'immobilier et la viticulture au lendemain de la guerre d'Algérie. Expulsée du territoire français par Napoléon III pour "soutien à la République", toutes poursuites improbables de par son rang (noblesse d'Ancien Régime, maison anoblie à nouveau sous l'Empire de Napoléon I), cette famille se distinguera longtemps comme l'une des familles de pieds-noirs les plus riches jusqu'à la fin de l'Algérie française où elle s'était vue exilée. Leur fortune refaite et leurs terres métropolitaines récupérées — expropriées depuis 1869 — ils décident d'acquérir vingt-neuf œuvres en 1978 pour soixante millions de francs dont l'œuvre Le duc de Luynes. Aucun individu lié par le sang à Honoré Icard n'est connu sur la période 1917-1965. En effet les membres de cette famille établis en Normandie et à Paris désormais, portent toujours le même patronyme que l'artiste et possèdent à eux seuls plusieurs dizaines d'œuvres du sculpteur rachetées à des musées de France et d'Europe. L'écrivain Renaud Icard est l'un de ses cousins.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Œuvres (sélection)[modifier | modifier le code]

La descente de croix (1913) en l'Église Saint-Germain de Saint-Germain-en-Laye

Icard ayant légué sa production à l'État, la plupart de ses œuvres sont (ou ont été) conservées dans les réserves de musées. De nombreuses sculptures ont été détruites ou perdues.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'école française au XIXe siècle, Paris, t. III, p. 175-177
  • Guy Meyra, Honoré Icard : sculpteur ariégeois, in Bulletin annuel de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, 1991, Saint-Girons, p. 61-81.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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