Château de Dieppe

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Chateau de Dieppe
Image illustrative de l'article Château de Dieppe
Période ou style Château-Fort
Début construction 1188
Propriétaire actuel Mairie de Dieppe
Destination actuelle Musée
Protection Logo monument historique Classé MH (1862)[1]
Site web collections.musees-haute-normandie.fr/collections/museums/1136
Coordonnées 49° 55′ 29″ N 1° 04′ 13″ E / 49.92473, 1.0702649° 55′ 29″ Nord 1° 04′ 13″ Est / 49.92473, 1.07026  
Pays Drapeau de la France France
Région historique Haute-Normandie
Commune Dieppe

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Chateau de Dieppe

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

(Voir situation sur carte : Seine-Maritime)
Chateau de Dieppe

Le château de Dieppe est un château situé en bord de mer dans la ville normande de Dieppe, désormais transformé en musée.

Les origines[modifier | modifier le code]

Il est construit pour assurer la défense de la ville en surveillant les côtes de la Manche, il est bâti sur le rebord de la falaise ouest environ trente mètres au-dessus du niveau de l'eau.

L'origine exacte du château prête à confusion, il fut certainement construit sur l'emplacement d'un premier château, édifié par Henri II Plantagenêt et Richard Cœur de Lion, puis détruit par Philippe Auguste en 1195.

Ce qui est certain aujourd'hui, c'est que le vestige le plus ancien est le donjon ou tour ouest, dont la construction est située vers 1360, lorsqu'est construite une enceinte fortifiée autour de la ville, menacée par les Flamands et les Anglais.

En 1435, après l'avoir libéré de l'occupation anglaise, Charles Desmarets obtient l'autorisation d'agrandir la place. Trois autres tours sont alors construites pendant qu'une tour carrée, munie d'un pont levis est édifiée pour protéger l'entrée. L'ensemble est relié à la ville.

Dans la première moitié du XVIe siècle, une campagne de renforcement défensif est imposée par les progrès réalisés par l'artillerie. Une barbacane est construite pour protéger la façade sud-est, ainsi qu'une nouvelle tour, détachée au pied du château et reliée au reste des fortifications. À la fin du XVIe siècle, une tour carrée est édifiée au sud tandis que l'enceinte est prolongée dans cette direction. Elle intègre la tour Saint Rémy.

Construit comme une forteresse capable de résister aux assauts et aux sièges, le château évolue au XVIIe siècle. Les progrès de l'armement lui donnent des rôles de résidence et de caserne. On y perce alors de larges et hautes fenêtres, des toitures en poivrières couvrent les terrasses des tours. Le château devient un lieu d'habitation et de réception. La cour en est l'illustration en adoptant une fonction d'apparat. Sur la partie sud-ouest du château, une caserne est édifiée en 1630, à l'emplacement de l'actuelle salle d'exposition temporaire du musée.

Une prison puis un musée[modifier | modifier le code]

La Révolution française trouve son intérêt politique en transformant l'édifice en geôle pour y enfermer les contre-révolutionnaires. En 1829, Dieppe est déclassée comme place de guerre, à l'exception notable du château. En 1906, la Ville rachète l'édifice, il retrouve sa fonction militaire pendant la Première Guerre mondiale.

En 1923, on y transfère le musée municipal, créé en 1897. Le projet initial était de le configurer en un musée des beaux-arts. En 1930, la statue de Jean Vauquelin, réalisée par le sculpteur dieppois Eugène Bénet est installée sur l'esplanade nord, face à la mer.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, lors de la construction du mur de l'Atlantique, le château est à nouveau utilisé comme place-forte : l'ensemble des défenses est alors constitué de murs et de blockhaus, venus renforcer les murailles et les enceintes anciennes du château.

Collections[modifier | modifier le code]

Ivoires[modifier | modifier le code]

Le château est le lieu d'exposition d'une des plus riches collections d'objets et sculptures en ivoire de France. Cette collection est due au fait que pendant des siècles Dieppe fut le principal centre du travail de l'ivoire en France, les artisans travaillant les défenses ramenées d'Afrique par les navires.

Peinture[modifier | modifier le code]

François-Auguste Biard, La Chasse des morses par les Grœnlandais en mer polaire.

(liste non exhaustive)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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