Gazé

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Aporia crataegi

Gazé ou
Piéride de l'aubépine

Description de cette image, également commentée ci-après

Aporia crataegi - mâle
posé sur un plantain

Classification
Règne Animalia
Embranchement Arthropoda
Classe Insecta
Super-ordre Endopterygota
Ordre Lepidoptera
Famille Pieridae
Sous-famille Pierinae
Genre Aporia

Nom binominal

Aporia crataegi
(Linnaeus, 1758)

Description de l'image  Image:Aporia crataegi 4.jpg .

Gazés: 2 mâles ; à droite, femelle (frange marron)

Le Gazé ou la Piéride de l'aubépine, Aporia crataegi, est un insecte lépidoptère de la famille des Pieridae, de la sous-famille des Pierinae et du genre Aporia.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Aporia crataegi (Linnaeus, 1758)

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

Le Gazé se nomme Black-veined White en anglais, Baum-Weißling en allemand, Groot geaderd witje en néerlandais, Pieride del biancospino en italien et Niestrzęp głogowiec en polonais.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

Génétique et évolution de l'espèce[modifier | modifier le code]

Le Gazé était présent dans toute la France métropolitaine depuis le paléolithique [2].

Description[modifier | modifier le code]

C'est un assez grand papillon aux ailes blanches veinées de noir. Avec l'âge, en perdant leurs écailles, ses ailes peuvent devenir translucides, tout en conservent leurs nervures noires. Sur le revers, il existe une suffusion d'écailles noires d'intensité variable. La femelle possède une frange marron sur le bord de ses ailes antérieures.

Chenille[modifier | modifier le code]

Chenille du Gazé
Chrysalide d’Aporia crataegi

Les œufs jaune vif donnent des chenilles qui hivernent en groupe dans un cocon, un nid soyeux[3]. Elles en sortent au printemps. Les chenilles sont velues, avec une tête noire et un dos noir orné de bandes rousses alors que leur ventre est gris[4]. La chrysalide est jaune.

Biologie[modifier | modifier le code]

Période de vol et hibernation[modifier | modifier le code]

Le Gazé vole d'avril-mai à juillet-août, en une seule génération.

Il vole assez loin sans être migrateur confirmé.

Plantes hôtes[modifier | modifier le code]

Ses plantes hôtes sont diverses rosacées dont les aubépines (Crataegus), le prunellier (Prunus spinosa), l'amélanchier, le prunier (Prunus domestica), le poirier, le pommier, le sorbier des oiseleurs, etc.

Écologie et distribution[modifier | modifier le code]

Le Gazé est présent du centre, sud et ouest de l'Europe et de l'Afrique du Nord, jusqu'au Japon.
Il a disparu de Grande-Bretagne depuis 1925, et il est en voie de disparition dans les plaines de France, Belgique et Hollande[5]. Toutefois, dans le sud de la Belgique, il se maintient localement[6].

En France métropolitaine, il est absent de Corse et présent dans tous les autres départements mais devenu très rare et en voie de disparition dans un grand nombre d'entre eux[7],[8].

Biotope[modifier | modifier le code]

Il fréquente les lieux découverts, les broussailles où poussent les aubépines et le prunellier, les vergers où il trouve des plantes hôtes ainsi que les zones fleuries de chardons et autres astéracées (composées).

Protection[modifier | modifier le code]

Le Gazé est protégé en France dans la région Île-de-France.

Selon l'observatoire des papillons, ce papillon autrefois commun en France, semble presque disparu du nord, du nord-est et du Bassin parisien, probablement suite au développement d'une agriculture intensive (pesticides), à l’arrachage des haies et des vergers qui auraient détruit son habitat et en particulier les haies et buissons d'aubépine, plante hôte nourrissant principalement sa chenille qui ne s'est vraiment maintenue que dans les régions bocagères ou d’élevage extensif (Massif central et Alpes)[9]. Autrefois considéré comme nuisible, tellement il abondait dans les vergers, il est aujourd’hui menacé par l’utilisation accrue des pesticides et la destruction du bocage.

Philatélie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Butterflies of Norway
  2. INPN archéologie
  3. Michael Chinery, Insectes de France et d'Europe occidentale, Flammarion, Paris 2005, p. 114
  4. D.J. Carter et B. Hargreaves, Guide des chenilles d'Europe, Delachaux et Niestlé, Paris 2001, ISBN 978-2-603-00639-9 (DL février 2005)
  5. Higgins, Hargreaves, Lhonoré, Guide complet des Papillons d'Europe et d'Afrique du nord, Delachaux et Niestlé, 1991, p. 32
  6. Biodiversité en Wallonie
  7. lepinet
  8. INPN répartition
  9. Observatorie des papillons, avec carte, consultée mi-août 2008

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tom Tolman et Richard Lewington, Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, les Guides du Naturaliste, Delachaux et Niestlé, Paris 1999 - 2009 (ISBN 978-2-603-01649-7)
  • Michael Chinery (trad. Patrice Leraut), Photoguide des papillons d'Europe, Delachaux et Niestlé, coll. « Les photo-guides du naturaliste »,‎ 1998, 676 p.
  • Stéphane Claerebout, Clé de détermination photographique des papillons de jour de Belgique, 2010, Cercles des Naturalistes de Belgique ASBL, éditeur responsable: Léon Woué D/2010/3152/224b ISSN 0773-9419